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Essai Abarth 595C Competizione 2015 : un cabriolet GTI de poche !

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 grise roulant sur une route de montagne capote ouverte vue arrière
Voici l'Abarth 595C Competizione 180 ch BVR, ou la Fiat 500C ultime ! Aussi la plus chère : 28 400 € en prix de base.

Stickers, peinture bicolore, jantes optionnelles, il y a moult manières de rendre une Abarth 595 plus craquante. La meilleure ? S'offrir la version « C » : 2 500 € de plus, mais un toit en toile coulissant qui laisse mieux profiter des aboiements du petit 1.4 turbo, passé de 160 à 180 ch.

Page 1Essai Abarth 595C Competizione 2015 : un cabriolet GTI de poche ! 

Apparues en 2012 chez Abarth, les déclinaisons 595C Turismo et Competizione crachaient 160 ch (contre 140 ch pour l’Abarth 500C de base), et tenaient chacune un rôle défini.

La première cultivait le luxe : sellerie cuir intégral, feux xénons, jantes à effet chromé. La seconde préférait le sport : stickers latéraux, sièges baquets Sabelt en tissu, et échappement Record Monza à quatre sorties amplifiant les vocalises du petit 1.4 Turbo. Pour 2015, c’est cette finition Competizione qui rehausse d’un cran le curseur du dynamisme.

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 grise gros plan sur la jante noire et l'etrier de frein Brembo jaune
Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 vue du moteur 1.4 turbo 180 ch avec couvre-culasse rouge
Autrefois simplement percés, les disques avant passent de 285 à 304 mm de diamètre. Ils sont désormais pincés par des étriers Brembo fixes, à quatre pistons. Quant au petit 1.4 turbo à essence, il glane encore 20 ch et 20 Nm de couple supplémentaires.

A 180 ch, la nouvelle Abarth 595C Competizione développe donc la puissance de la première 500 Tributo Ferrari, une série limitée à 1 700 exemplaires vendue à l’époque plus de 40 000 €. Tant mieux pour les nouveaux clients, tant pis pour les collectionneurs…

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 grise roulant sur une route de montagne capote ouverte vue avant
L'Abarth 595 Competizione est disponible en version classique, ou cabriolet (595C) comme ici pour 2 500 € de plus.


A bord de l’Abarth 595C Competizione

Malgré ses huit ans d’âge, la Fiat 500 continue de dégager un charme irrésistible. Difficile, donc, de lui tenir rigueur de ses défauts originels : l’épais volant ne se règle pas en profondeur, le siège baquet pas en hauteur, alors que la sellerie présente le moelleux d’un tatami.

A l’avant, il est toutefois malvenu de se plaindre, tant les passagers arrière doivent se faire « petits » aux jambes comme aux épaules. Sur cette carrosserie découvrable au moins, leur tête ne rencontre plus le pavillon une fois la capote ouverte.

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015roulant sur une route capote ouvere vue depuis l'habitacle
Il faut 25 secondes au toit en toile pour s'ouvrir totalement. Ici, l'option Cuir Abarth à 400 € entraîne le retour aux sièges classiques, plus moelleux que les baquets Sabelt de série sur la 595 Competizione.

Commandable électriquement, cette toile coulisse le long des arches de toit, à la façon d’une Citroën DS3 Cabrio. Sa première position découvre le petit habitacle jusqu’à la banquette. Sa seconde fait disparaître la lunette arrière, altère la rétrovision, mais rend la 595 encore plus charmante grâce à une capote repliée en chiffonnade au sommet du mini coffre (185 l).

La manœuvre peut s’effectuer jusqu’a 80 km/h. Autant dire au ralenti pour la nouvelle Abarth 595C Competizione, une coque de noix capable d’atteindre… 225 km/h en pointe.

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 banquette arrière avec intérieur cuir marron
Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 vue du coffre ouvert

Au volant de l’Abarth 595C Competizione

Lors de la première accélération capote ouverte, on se range pour laisser passer le motard qui nous suit. Puis, après quelques secondes de « recherche » dans les rétroviseurs, le conducteur comprend que le son perçu, puissant et caverneux, émane en fait de sa propre monture.

Avec l’habitude, il est même possible d’y ajouter des déflagrations à la montée des rapports, en prenant soin de les passer entre 3 500 et 4 000 tr/min. Un jeu dont on ne se lasse pas… en évitant de jouer cette «mélodie» en ville, histoire d’épargner les passants et le voisinage.

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 grise roulant sur une route capote ouverte vue de profil
A 3,66 m de long, l'Abarth 595C reste l'un des cabriolets les plus courts du marché. En ville, la boîte robotisée séduit... contrairement au diamètre de braquage, important.

Comme les sensations culminent, le sourire grimpe jusqu’aux oreilles. Et notre subjectif cerveau efface, une nouvelle fois, tous les défauts repérés en conduite sportive : caisse mal tenue sur route bosselée, antipatinage souvent sollicité à l’accélération, boîte robotisée bien géré mais un peu lente (et brutale à haut régime) avec son simple
Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 vue des commandes de boîte robotisée
1 400 € de surcoût pour la boîte robotisée
embrayage…

En revanche, les freins majorés se montrent enfin endurants, et les 20 ch supplémentaires offrent à la 595 une santé de fer : 0 à 100 km/h en 6,7 s, c’est à peine une seconde de plus qu’un Porsche Boxster de 265 ch !


Prix et concurrence Abarth 595C Competizione

Par rapport à l’ancienne Abarth 595C Competizione 160 ch, la nouvelle version 180 ch ajoute de série les freins avant Brembo majorés, les jantes design Tributo Ferrari et bien sûr, les 20 ch supplémentaires. En contrepartie, le prix catalogue augmente de 1 000 €.

Mais la réduction des émissions de CO2 entraine aussi celle des malus : 250 € d’écotaxe contre 1 600 € auparavant en BVM, 150 € d’écotaxe contre 900 € en BVR. Avec la boîte manuelle, la 595C Competizione 2015 revient donc moins cher qu’auparavant malgré ses multiples évolutions !

Après, il faut rester sensible aux charmes de la Fiat 500 pour s’offrir sa version sportive : notre modèle d’essai 595 Competizione, décliné en cabriolet et boîte robotisée, culmine à 28 400 € hors options. Cher, pour une Fiat 500 !

La concurrence ? Elle n’en a plus vraiment, depuis l’arrêt de la Citroën DS3 Racing Cabrio, seulement limitée à 100 exemplaires... Sa plus grande rivale existe en fait en interne, puisque l’Abarth 595 de base, «tôlée», à boîte mécanique et déjà forte de 140 ch pétillants, démarre dès 18 000 €.

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 grise roulant sur une route de montagne capote ouverte vue avant gauche
Relativement confortable à doux rythme, l'Abarth 595C se désunit sur route bosselée quand le rythme s'accélère


Bilan de l’essai Abarth 595C Competizione BVR

Vraie « pile électrique » sur route, l’Abarth 595 le reste en matière d’animation de gamme, quasi permanente : séries limitées, kits de préparation, nouvelles finitions… La Competizione cuvée 2015 prend plus à cœur son rôle de super sportive de la gamme, grâce à l’augmentation de puissance (180 ch au lieu de 160 ch) et l’arrivée de freins enfin endurants en conduite sportive.

Dernier point à perfectionner désormais : l’amortissement, la suspension se montrant plus confortable que les premiers kit Esseesse, mais toujours mal freinée sur les bosses. Rendez-vous dans 6 mois ?

Fiat 500 Abarth 595 C Competizione 2015 grise garée près d'un lac avec la capote ouverte
La capote en toile de l'Abarth 595C est ici ouverte en position intermédiaire. La lunette arrière et le petit becquet restent alors en place !


On aime

  • Le moteur pétillant, à la sonorité rigolote
  • Le cabriolet « facile » (ouverture de la toile en roulant)
  • La présentation générale, toujours craquante

On regrette

  • L’amortissement perfectible
  • La position de conduite et la fermeté des sièges baquets Sabelt
  • Le prix devenu élevé…
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