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Essai Alfa Romeo Giulia : notre avis sur le diesel 150 ch

Alfa romeo Giulia 2017 grise Super roulant sur une route vue de profil droit
L'Alfa Romeo Giulia diesel démarre au prix de 30 900 € en déclinaison 2.2 136 ch. La version 150 ch, ici à l'essai, réclame 2 000 € de plus.

Déjà testée en version diesel de 180 ch et 210 ch, la nouvelle Giulia se laisse ici conduire dans sa version 150 ch. Suffisant pour propulser cette familiale au tempérament dynamique ? Réponse dans cet essai de la Giulia 2.2 diesel 150.

Voiture à l'essai : Alfa-Romeo Giulia 2.2 Diesel 150

À partir de
32 900 €
ni bonus
ni malus

Page 1Essai Alfa Romeo Giulia : notre avis sur le diesel 150 ch 

Bien décidée à séduire les blasés des allemandes, l’Alfa Romeo Giulia s’est inspirée des meilleures familiales premium : nouvelle plate-forme plus légère, roues arrière motrices, déclinaison Quadrifoglio de 510 ch en guise de porte-drapeau. Sans oublier les récentes versions Veloce à transmission intégrale, mues, au choix, par un bloc diesel de 210 ch ou un essence de 280 ch.

Alfa romeo Giulia 2017 grise Super en forêt vue avant gauche

Problème ? Les prix de la Giulia suivent pareille trajectoire : au minimum, 79 000 € pour la Quadrifoglio, 50 200 € pour la Veloce… et toujours 39 100 € pour la Giulia diesel de 180 ch dans sa première finition baptisée Super. A 32 900 € en prix d’appel, cette Giulia 150 ch prend alors tout son intérêt pour épargner le porte-monnaie.

 

Concurrence et prix Giulia 2.2 diesel 150

Si la Giulia 150 ch s’affiche 2 400 € moins chère que la version 180 ch à niveau d’équipement équivalent, elle démarre 6 200 € plus bas grâce à sa disponibilité en finition inférieure. A 32 900 €, la Giulia 2.2 D 150 « de base » se passe toutefois d’équipements attendus à ce niveau de gamme comme la navigation GPS, la sellerie semi-cuir, les feux Xénon ou les jantes en alliage de 17 pouces.

Alfa romeo Giulia 2017 grise Super en forêt vue arrière droite

Une dotation présente sur la Giulia Super à 36 700 €, qui se place un peu moins chère que les fameuses rivales premium : l’Audi A4 2.0 TDI 150 réclame 38 920 € en niveau Design ou Sport et la BMW 318d, 39 100 € en finition Lounge Plus (radar de stationnement AV, sellerie cuir intégrale et banquette rabattable en plus).

La comparaison demeure plus difficile avec la Mercedes Classe C (qui saute de 136 ch à 170 ch en diesel), comme avec « notre » Renault Talisman qui exige la boîte à double embrayage avec le dCi 160 (dès 37 200 € en Intens). Sur la Giulia ici à l’essai, la transmission était confiée à la boîte manuelle à six rapports.

 

Au volant de l’Alfa Giulia 2.2 diesel 150

Puisque la jolie Giulia s’adresse aux amateurs de conduite, le choix d'une boîte mécanique pouvait sembler tout indiqué. Que nenni : course d’embrayage longue, levier de vitesses accrocheur et vibrations importantes lors du redémarrage au feu vert (système Stop & Start activé) altèrent l’agrément de conduite en ville.

Ce défaut n’arrange rien au bilan urbain de la Giulia, qui relève aussi des fourmillements dans les sièges et le volant au régime de ralenti, et un diesel trop sonore lors des montées en régime. Une fois échappée des remparts de la cité, l’italienne montre heureusement un autre visage…

Alfa romeo Giulia 2017 grise Super roulant sur une route vue avant droite

Malgré son handicap de 30 ch par rapport à la Giulia 2.2 180, cette version 150 ch semble aussi véloce dans la plupart des situations de conduite. Son secret ? Une valeur de couple strictement identique, située à 380 Nm dès 1 500 tr/min… voire 450 Nm avec la boîte automatique ZF à huit rapports qui encaisse davantage de couple (une autre raison d’opter pour la BVA8 à 2 100 € !).

La Giulia diesel de 150 ch ne manque jamais de nerfs... mais souvent de discrétion

Sur route, la Giulia 150 ch affiche ainsi une excellente souplesse à bas régimes, des relances efficaces quel que soit le rapport engagé, et montre simplement une moindre « allonge » lors des fortes sollicitations.

Cette belle santé du moteur n’influe pas sur son appétit, raisonnable (6,7 l aux 100 km relevés sur parcours autoroutier), et incite à jouir de l’excellent châssis : direction très directe, train avant incisif, motricité irréprochable. Et un amortissement bien calibré, qui maintient efficacement les mouvements de caisse sans dégrader le confort, ferme sans excès.

Alfa romeo Giulia 2017 grise Super roulant sur une route vue arrièredroite

En mode de conduite Normal, la direction apparaît juste un peu légère à haute vitesse, et devient plus consistante en mode Dynamic… qui rend hélas l’accélérateur trop sensible. Sur ce point, Alfa Romeo devrait s’inspirer des Audi, dont le mode de conduite Individual permet de dissocier les réglages de chaque élément. Par exemple : direction ferme, mais réponse normale à l’accélération. Quitte à copier les allemandes, autant s’inspirer de leurs meilleurs atouts.

 

A bord de l’Alfa Romeo Giulia

Assise basse, épais tunnel central, volant près du corps : la position de conduite de la Giulia rappelle celle d'une BMW Série 3. Mais la qualité perçue reste en retrait des allemandes "premium".
Assise basse, épais tunnel central, volant près du corps : la position de conduite de la Giulia rappelle celle d'une BMW Série 3. Mais la qualité perçue reste en retrait des allemandes "premium".
Alfa romeo Giulia 2017 vue des compteurs
Les compteurs en puits, typiquement Alfa Romeo, restent parfaitement lisibles et secondés par l'afficheur central numérique
Alfa romeo Giulia 2017 vue du levier de vitesse
Le petit levier de vitesses séduit l'œil, pas le poignet : commande accrocheuse, soubresauts importants au redémarrage
Alfa romeo Giulia 2017 vue écran menu
Parfaitement intégré, l'écran du système GPS-multimédia apparaît bien petit, à l'usage : 6,5'' de série, 8,8'' en option à 1 200 €.
Alfa romeo Giulia 2017 molette de navigation
Un écran tactile aurait d'ailleurs facilité la vie : renseigner une destination reste fastidieux avec cette molette.
Alfa romeo Giulia 2017 vue de la banquette en cuir
Hormis en place centrale, très inconfortable, deux adultes voyagent correctement à l'arrière.
Alfa romeo Giulia 2017 vue du coffre
Mais le coffre reste juste (480 l sur le papier), et la banquette rabattable 40/20/40 est facturée 250 € !




Bilan de l’essai Alfa Romeo Giulia 2.2 150 diesel

Inutile d’hésiter : par rapport à la version 180 ch, la Giulia diesel de 150 ch montre des performances proches, permet d’abaisser le prix d’appel de 6 200 €, et d’économiser 2 400 € à niveau d’équipement équivalent. Une somme à réinvestir immédiatement dans la boîte automatique à huit rapports (2 100 €), qui n’atténuera pas les grondements du diesel à l’accélération mais réparera tous les autres défauts « dynamiques » de la Giulia à boîte mécanique…

Alfa romeo Giulia 2017 grise Super dans un virage vue avant


On aime

  • La souplesse et la santé du moteur diesel
  • L’excellent compromis entre confort et dynamisme châssis
  • Le prix mieux placé que les rivales allemandes

On regrette

  • Le diesel bruyant, et vibrant en ville
  • Les commandes de boîte et d’embrayage désagréables
  • La présentation intérieure et la dotation, inégales
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