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Essai Alfa Romeo Giulia Veloce 280 : notre avis sur la Veloce essence

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 gris roulant dans un parking avant droit
L'Alfa Romeo Giulia Veloce est disponible en deux versions : diesel 210 ch au prix de 50 990 €, et essence 280 ch, ici à l'essai, facturée à 53 790 €

En version à essence, la nouvelle Giulia Veloce dynamise ses atours, crache 280 ch et convoque une nouvelle transmission intégrale Q4 favorisant la propulsion... Le compromis idéal entre la sage Giulia 200 ch, et la méchante Quadrifoglio 510 ch ?



Voiture à l'essai : Alfa-Romeo Giulia Veloce 280 Q4

À partir de
53 790 €
900€ de malus

Page 1Essai Alfa Romeo Giulia Veloce 280 : notre avis sur la Veloce essence 

Ligne acérée, roues arrière motrices, train avant incisif, position de conduite basse laissant le « pilote » jambes tendues et volant près du corps… L’Alfa Giulia ? C’est une ode au plaisir de conduire et, assurément, la familiale la plus dynamique du moment.

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 gris dans un parking avant gauche

Dans ce plaisant carrosse, un seul défaut tempérait notre sourire idiot : l’accent agricole de son 2.2 diesel, sonore et vibrant, surtout s’il est livré avec l'accrocheuse boîte mécanique (lire notre essai). Deux organes justement absents de notre Giulia du jour, baptisée Veloce.

 

Alfa Giulia Veloce, kézako ?

De visu, la Giulia Veloce rappelle immanquablement sa majesté Quadrifoglio : naseaux perçant la moitié de la face avant, faux diffuseur d’air à l’arrière, grandes roues de 19 pouces en forme de trèfle. Et, sur les ailes avant, des logos Veloce qui interpellent nos lointains cours d’italien : «rapide»…

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 gris dans un parking arrière gauche

Pour justifier ce qualificatif, la Giulia embarque un 2.0 turbo à essence crachant 280 ch. Lui adjoint les services d’une rapide boîte automatique ZF à huit rapports. Et accole le tout à une transmission intégrale inédite, qui reste simple propulsion tant que les conditions le permettent puis envoie, tout au plus, 50% du couple vers l’essieu avant. Autant de bonnes nouvelles qui en font naître une mauvaise : l’ascension du prix d’achat.

 

Concurrence et prix Giulia Veloce 280 ch

A 53 790 €, la Giulia Veloce apparaît bien sure de ses talents. La Giulia 200 ch à essence s’affiche tout de même 8 100 € moins chère à niveau d'équipement équivalent, alors que l’autre Giulia Veloce, à moteur 2.2 diesel de 210 ch (lire notre essai), est facturée 50 990 €.

L’écart en défaveur de l’essence atteint même 4 000 € puisque, selon le barème de l’écotaxe 2017, la Giulia Veloce essence doit s’acquitter de 1 153 € de malus à l’immatriculation. Ce prix costaud n’épargne pas de recourir aux options : les palettes au volant exigent 200 €, les jantes de 19 pouces, 900 €, et la clef mains-libres, 580 € avec l’éclairage du miroir de courtoisie conducteur (!).

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 gris jante de 19 pouces
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 palette + au volant

Un défaut chipé chez les rivales premium, d’ailleurs difficiles à comparer avec la Giulia Veloce essence de 280 ch : la BMW Série 3 xDrive fait le grand écart entre 252 ch et 326 ch (330i dès 48 800 €, 335i dès 54 400 €), l’Audi A4 Quattro entre 252 ch et 354 ch (A4 2.0 TFSI dès 47 890 €, S4 dès 71 210 €) et la Mercedes Classe C entre 245 ch et 333 ch (C 300 dès 49 750 €, C 400 4Matic dès 58 550 €).

Même shéma pour la Jaguar XE, sans version entre le 240 ch (47 110 €) et le 340 ch (Supercharged à 62 300 €) et indisponible avec une transmission intégrale en essence...

 

Au volant de la Giulia Veloce 280 ch

Le pouce gauche presse le bouton de démarrage logé sur le volant, et le 4 cylindres turbo s’ébroue dans un silence... frustrant. La première accélération dégage une sonorité tout aussi discrète, nullement amplifiée par le mode de conduite «Dynamic». Aphone, la Giulia Veloce ? Vocalement quelconque en tout cas, et loin d’annoncer qu’autant de chevaux sommeillent sous son capot.

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 gris roulant dans un parking profil gauche
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 planche de bord en roulant

Ils sont pourtant bien là : peu après 2 000 tr/min, le 2.0 turbo semble recevoir une décharge électrique, et rend plausible les 5,2 s annoncés pour passer de 0 à 100 km/h. Grâce à la réactivité de la boite auto en mode Dynamic, les relances demeurent tout aussi vigoureuses même si, là encore, quelque chose manque au volant : montées en régime linéaires et zone rouge placée à… 5 500 tr/min privent la Giulia Veloce du (mauvais) caractère attendu. Avec son musical six cylindres turbo, une BMW 340i -certes forte de 326 ch- montre un tout autre tempérament moteur.

Le 2.0 turbo 280 ch de la Giulia Veloce manque de son, mais pas de vigueur !

Performante mais peu passionnante en ligne droite, la Giulia Veloce se rattrape un peu plus loin : à l’approche des virages. La direction, légère mais très directe, vivifie cette familiale qui bondit vers l’intérieur des courbes comme aucune autre rivale. La suspension contient efficacement le roulis, sans se désunir si une bosse survient en appui. Après, sur les routes copieusement humides empruntées lors de notre essai, les réactions de la Giulia en sortie de virage dépendent du mode de conduite retenu.

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 gris roulant dans un parking avant droit

 

En mode normal, la motricité séduit et la Giulia s’extrait des courbes en réveillant à peine son antidérapage. En mode Dynamic, l’ESP (non débrayable) se fait plus discret, et la Giulia dérive davantage du train arrière à l’accélération, comme le ferait une propulsion, la motricité en plus.

Une attitude jouissive en sortie d’épingle si le conducteur provoque cette petite «virgule»… mais un rien moins rassurante quand, dans une grande courbe, la Giulia se met à survirer entre deux rails de sécurité lors d’une relance à plus haute vitesse. Pour les allergiques au contrebraquage, l’ultime mode «Advanced Efficiency» rend les aides à la conduite plus autoritaires, mais il faut alors subir un couple moteur réduit, et une gestion de boîte très économe (les rapports passent à peine à 1 500 tr/min !).

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 gris roulant dans un parking arrière gauche
Sur autoroute, la Giulia Veloce essence réclame tout juste 10 l/100 km. Mais son appétit grimpe vite en ville, ou à rythme enlevé...

Dommage de ne pas pouvoir gérer indépendamment chaque élément concerné par les changements de gestion (direction, couple moteur, antidérapage, répartition du couple), comme sait le faire une Audi A4 dotée de l’Audi Drive Select.

 

A bord de l'Alfa Romeo Giulia Veloce

Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 planche de bord avec cuir rouge
Si sa qualité perçue reste en retrait des familiales allemandes premium, la planche de bord de la Giulia jouit d'un original coup de crayon. Peu d'éléments distinguent hélas la Veloce des Giulia moins puissantes...
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 boîte auto levier
La boîte automatique à huit rapports, douce en mode normale et réactive en Dynamic, est imposée.
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 palette - au volant
Les sublimes palettes en aluminium qui l'accompagnent sont elles facturées 200 €.
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 compteurs
La zone rouge à 5 500 tr/min n'est pas beaucoup plus haute que celle de la Giulia Veloce diesel...
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 molette DNA et suspension pilotée
La fameuse molette DNA permet de choisir son mode de conduite, du plus sage au plus sportif
 
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 sièges avant avec cuir rouge
Spécifiques (longueur d'assise réglable, bourrelets latéraux renforcés), les sièges avant manquent d'un réglage en profondeur des appuie-tête
Alfa Romeo Giulia Veloce 2017 banquette avec cuir rouge
Banquette bien dessinée et espace aux jambes correct aux places latérales. La centrale reste vouée à du dépannage : sellerie ferme, tunnel central imposant



Bilan de l’essai Alfa Giulia Veloce 280 ch

La Giulia Veloce est performante, pas fatigante. Efficace, pas ennuyeuse. Jolie, pas m’as-tu-vu. Seul son léger manque de caractère mécanique (sonorité quelconque, zone rouge dès 5 500 tr/min) empêche de transformer cette attachante berline en véritable coup de cœur. A 55 000 € malus compris, c’est pourtant ce qu’elle devrait déclencher pour que le client, tout Alfiste soit-il, saute finalement le pas…

 

On aime

  • L’agrément moteur/boîte au quotidien
  • Le compromis entre confort et efficacité
  • Le châssis possiblement joueur en mode Dynamic, malgré la transmission intégrale


On regrette

  • La sonorité quelconque du moteur
  • Les options nombreuses malgré le prix élevé
  • Le diamètre de braquage plus important avec la transmission intégrale
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Commentaires
Prain

J'ai acheté une des premières en bm6 et diesel 180cv "seulement", je me moque totalement des détails de finitions ou des prises USB. Je la regarde par ma fenêtre : elle est magnifique ! Gris Lipari, cuir rouge ! Au volant, c'est un vélo . Elle est légère, braque très bien et offre un toucher de route super sympa. Quel plaisir ! Je suis un peu de parti pris mais je l'aime ! Il faut savoir si l'on veut rouler en Apple connecté ou dans une auto qui donne du Plaisir. Le seul vrai défaut à mon sens est le coffre trop petit pour une auto de 4,69m mais bon, j'étais habitué à des Lancia Théma ou Alfa 166 dont la conception permettait de favoriser l'espace au détriment de la sécurité. Bref : aucun regret !

esteban

"all weather" ou "advance efficiency" le mode A du DNA de la Giulia ? ;)

1 réponse
La rédaction -

Advanced Efficiency, l'ancienne appellation All Weather ayant effectivement évolué... Merci pour votre lecture attentive, et à bientôt sur L'argus.fr !

Azop

On regrette: La sonorité quelconque du moteur ????? Croyez-vous que ceux qui mettent 50.000 € dans une voiture cherchent à impressionner les autres avec des vroum-vroums comme des posts adolescents boutonneux. Ils doivent plutôt rechercher le plaisir de conduire confortablement une voiture luxueuse et puissante. Cette voiture impressionne par elle-même, elle n'a pas besoin d'artifices de tuning bling-blings.....

1 réponse
beniot9888 -

On peut regretter un beau bruit lorsqu'on monte dans les tours. Un bruit feutré lorsque l'on conduit en souplesse et un plus rageur lorsque l'on conduit plus sportivement. Pour ce qui est du bling bling, cette Alfa aux grosses jantes et grosses entrées d'air ne joue pas que la carte de l'élégance, désolé.

Lolo

Bonjour, pour la finition, j ai pu lors d un petit salon régional, comparer la Giulia à une série 3 et une A4 de base . . Franchement j ai plutôt trouvé la Giulia mieux finie que les allemandes, j en suis resté très étonné, surtout après les critiques sur ce point dans les différents sites. . . A se demander si certain sont déjà entrés dans une A4 ou le bas des portières, entre autre, est du plastoche bas de gamme. . A part pr les options, plus fournies chez les allemands, je peux dire que la Giulia met une caisse royale aux allemandes, je me demande même si je ne vais pas craquer. . Incroyable, je ne l aurai jms pensé pr une alfa . . Bien à vous

vfr52

Pourriez-vous documenter un peu plus précisément vos affirmations sur l'écart de qualité perçue par rapport aux Allemandes? Sur les modèles commercialisés aujourd'hui, ceci n'est pas évident, je viens de le vérifier sur une Giulia 200 Lusso avec le cuir pleine fleur, dont la finition est identique à celle de la Veloce...Cela n'apparait pas non plus évident sur les belles photos de ce reportage. Certains journalistes avaient (un peu lourdement) mis en avant ce point lors de la découverte des exemplaires de pré-série (il fallait bien trouver des défauts, mais on avait vu ceci également pour la Jaguar XE à sa sortie...) mais il ne faudrait pas que ceci devienne un lieu commun repris par n'importe quel compte rendu avant même d'être monté dans la voiture. Le fait est que la Giulia est finie avec beaucoup de soins. Par ailleurs, serait-il possible d'avoir des mesures précises (vitesse, accélération, consommation?) et non de simples impressions? Sinon, il est difficile de parler "d'essai"...

1 réponse
L'argus -

Bonjour VFR52, et merci pour votre question. Si la qualité perçue a effectivement progressé depuis les premiers modèles de présérie essayés avant l'été, la Giulia conserve des petits défauts de finition. Pour être très précis : le levier de boîte, agréable par sa forme, l'est beaucoup moins au toucher à cause de son placage en plastique dur et grainé : dommage pour un élément souvent saisi, et qui tranche avec les sublimes palettes au volant en alu (optionnelles). En pied de console, le plastique entourant la prise USB manque de robustesse (il s'enfonce très facilement si l'on branche une clef) et aurait pu être mieux ajusté. Enfin, les différentes molettes affichent un léger jeu quand on les manipule. Autant de petits détails insignifiants pour certains, mais qui participent à la qualité perçue d'un modèle et qui n'apparaissent pas, par exemple, dans une Audi A4 plus très éloignée en matière de tarif. Nous le signalons donc, sans l'élever au rang de défaut rédhibitoire. A bientôt sur L'argus.fr

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