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Essai Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio : premier contact avec ses 510 ch

Ce premier essai de la nouvelle Giulia Quadrifoglio s'est déroulé sur le circuit de Balocco en Italie.
Ce premier essai de la nouvelle Giulia Quadrifoglio s'est déroulé sur le circuit de Balocco en Italie.

Sous vos yeux, l'Alfa Romeo la plus puissante et rapide de tous les temps : 510 ch et 307 km/h en vitesse de pointe pour la nouvelle Giulia Quadrifoglio. L'argus a pris son volant pour un bref essai sur circuit. Verdict ?



Voiture à l'essai : Alfa-Romeo Giulia 2.9 V6 510

À partir de
79 000 €
6 500€ de malus

Page 1Essai Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio : premier contact avec ses 510 ch 

Avant la révélation de la Giulia Quadrifoglio en juin 2015, nul n’aurait pu deviner sa fiche technique. Pas même le plus rêveur des Alfistes : V6 BiTurbo, 510 ch, 600 Nm de couple. Et deux seules roues motrices, à l’arrière, pour passer ce petit monde au sol. On imaginait déjà les odeurs de gomme brûlée, ou les traces indélébiles sur le malheureux bitume. Finalement ? Non : la Giulia Quadrifoglio demeure loin, très loin de demeurer la vulgaire « hooligan » de la gamme.

Rendez-vous est pris à Balocco en Italie, sur les pistes de développement du groupe Fiat-Chrysler. En marge de l’essai de la Giulia diesel 180 ch, Alfa Romeo nous a laissé parcourir deux tours de circuit au volant du fleuron de la famille. Une prise en main parcellaire dont nous ne voulions même pas vous parler ! Mais puisqu’elle fût une bonne surprise, voici notre bref essai de la Giulia Quadrifoglio…

 

Un tour en Giulia Quadrifoglio BVA

La Giulia Quadrifoglio testée était équipée de la boite automatique à huit rapports. Elle disponible d'abord en boite manuelle.

La Giulia Quadrifoglio testée était équipée de la boîte automatique à huit rapports. Elle sera disponible d'abord en boîte manuelle.

Dans ces conditions particulières, pas le temps d’examiner la consommation du V6 à 130 km/h (malgré son système de désactivation de trois cylindres), le confort de la suspension pilotée en mode normal, ou la douceur de la boîte auto à huit rapports (lancée en fin d’année en France, après la boîte manuelle du lancement).

Je pivote la molette du DNA en mode « Race »… et craint déjà les ennuis : l’échappement actif glougloute davantage au ralenti, la boîte verrouille son fonctionnement en mode manuel, et l’antidérapage annonce sa démission. Tant pis : j’enfonce l’accélérateur jusqu’à la moquette. Mais ne reste pas sur place : après un patinage contenu des roues arrière, la Giulia me comprime au fond du dossier et fait sauter son affichage numérique de la vitesse de 10 km/h en 10 km/h.

La Giulia Quadrifoglio passe de 0 à 100 km/h en 3,9 secondes !
La Giulia Quadrifoglio passe de 0 à 100 km/h en 3,9 secondes !

La poussée, linéaire mais intense, confirme la puissance du V6, qui pourrait toutefois se montrer plus loquace : même en mode Race, la sonorité reste finalement feutrée et fait souvent rencontrer le rupteur après 7 000 tr/min. Une pichenette sur l’immense palette de droite, et le rapport supérieur s’enclenche illico et sans à-coups… exactement comme le ferait une boîte à double embrayage. Chapeau.

 

Sauvage… mais apprivoisée

Cette sensation de confort est confirmée par la relative souplesse des suspensions de la Giulia Quadrifoglio qui, malgré sa direction très directe, souffre d’une légère inertie lors de la mise en appui. Pas de quoi contrarier l’efficacité du train avant une fois inscrit en courbe (les pneus semblent ne jamais vouloir « crisser » !), et un moyen de soigner la motricité qui déteste généralement les barres antiroulis trop agressives.

A la réaccélération en sortie de virages, la Giulia Qadrifoglio n’a donc rien de la propulsion piégeuse et surmotorisée : son train arrière dérive dans une rassurante progressivité, et laisse le temps au conducteur de contrebraquer. Merci au différentiel arrière actif à deux embrayages, qui gère en permanence le couple transmis sur chacune des roues motrices.

La prix de la Giulia Quadrifoglio est de 79 000 € avec boîte manuelle, plus malus de 6 500 €. Le tarif de la BVA n'est pas encore connu, mais son malus descend à 4 000 €.
La prix de la Giulia Quadrifoglio est de 79 000 € avec boîte manuelle, plus malus de 6 500 €. Le tarif de la BVA n'est pas encore connu, mais son malus descend à 4 000 €.

Là n’est pas la seule astuce technique de la Giulia Quadrifolgio : lame avant active servant la stabilité à haute vitesse, portières et ailes avant en aluminium, capot, pavillon et arbre de transmission en plastique renforcé de fibre de carbone. Sans oublier le freinage carbone/céramique optionnel (7 350 €), dont la puissance se dose du bout des orteils grâce à une course réduite qui ne s’allonge guère au fil des (deux) tours de circuit. Et si la Giuilia Quadrifoglio devenait la meilleure Alfa Romeo de tous les temps ?

 

Bilan essai Alfa Giulia Quadrifoglio

A dire vrai, nous ne regardons plus la Giulia Quadrifoglio de la même façon. Si ce très bref essai ne permet pas de tirer de conclusion détaillée sur cette macchina, elle nous est apparue bien plus efficace et progressive que nous l’anticipions. Reste à vérifier son amortissement sur les bosses, sa gestion de boîte en mode automatique, sa polyvalence… et pourquoi pas, ses étonnants exploits : 307 km/h en vitesse de pointe, et 7 min 39 sec pour boucler les 20,8 km du « vieux » Nürburgring.

Comme la version diesel, la Giulia Quadrifoglio légitimerait alors son statut d’alternative aux BMW Série 3 et Mercedes Classe C de pointe, deux références vendues bien plus cher : malus compris, 92 400 € pour la M3 et 104 500 € pour la C 63 S, quand l’Italienne démarre à 85 500 € en boîte mécanique. Un prix presque raisonnable… pour une quasi-Ferrari !

A voir. Le diaporama photos de nos essais Giulia.

On aime

  • Le comportement progressif et efficace
  • Le moteur et la boîte très performants

On regrette

  • Le maintien médiocre des sièges d’origine (baquets en option)
  • La sonorité trop feutrée en mode Race
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Commentaires
rychkoff

elle est aboutie comme sportive alfa sort le grand jeu ;cest une belle Italienne comme ses grandes soeurs

Brist

On n'entend pas un moteur de Ferrari ? Laissez moi rire !

1 réponse
Xav -

Si c'est bien un moteur Ferrari Maserati, apparement ce serait le v8 avec 2 cylindres de moins, alfa a vraiment sorti du lourd cette fois, à voir la fiabilité désormais

Jeremy

" la sonorité trop feutrée en mode Race" eu je vois pas en quoi vous dite ça, ça paraît normal d'entendre le moteur surtout en mode race, une critique qui ne serre à rien. Avec 510chevaux, heureusement qu'on entend le moteur :-)

1 réponse
beniot9888 -

Feutré, ça veut justement dire qu'on ne l'entend pas.

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