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Essai Alfa Romeo Stelvio 2.0 T 200 : notre avis sur l'essence 1er prix

Alfa Romeo Stelvio Sport Edition travelling avant gauche
Contrairement à la berline Giulia, le Stelvio 2.0 turbo 200 ch est associé d'office à la transmission intégrale Q4. Une aubaine, dans les conditions neigeuses de notre essai du Stelvio...

Disponible dès 150 ch en diesel, l'Alfa Romeo Stelvio ne proposait en essence que deux versions délurées fortes de 280 ch et 510 ch. Avec ce nouveau 2.0 turbo 200 ch, le Stelvio récupère un moteur plus raisonnable et toujours agréable. Mais gare à la consommation... et au malus 2018.

Voiture à l'essai : Alfa-Romeo Stelvio 2.0T 200ch Q4 AT8

À partir de
43 700 €
4 253 € de malus

Page 1Essai Alfa Romeo Stelvio 2.0 T 200 : notre avis sur l'essence 1er prix 

Jusqu’alors, l’Alfa Romeo Stelvio semblait tenir deux discours. Celui d’un SUV économique, en diesel : juste 173 € de malus en version 210 ch, voire 90 € dans les déclinaisons 150 ch et 180 ch disponibles en simple propulsion.

A l’opposé, celui d’un SUV crachant le feu, en essence : version Veloce 280 ch, diabolique Stelvio Quadrifoglio 510 ch toisant le plus puissant des Porsche Macan (440 ch maxi en Turbo Pack Performance !).

Alfa Romeo Stelvio Sport Edition statique arrière gauche
Ce 2.0 turbo 200 ch constitue le premier niveau de puissance en essence. Comme sur les autres Stelvio, la boîte automatique à huit rapports vient de série.

Seulement voilà : nous sommes en 2018 et le public rationnel ne coche plus d’office la case diesel. Pour cette nouvelle clientèle, le Stelvio essence de "base" peut donc sembler idéal : 200 ch et une transmission intégrale de série, pour un tarif inférieur de 400 € à celui du Stelvio 2.2 diesel 180 ch Q4. Son méchant malus (4 253 €) le rend hélas 3 680 € plus cher une fois immatriculé…

 

Prix Alfa Romeo Stelvio 2.0T 200 ch

Hors malus, le Stelvio 2.0T 200 ch démarre au prix de 43 700 €. Il faut toutefois passer à la finition Super à 47 700 € pour jouir d’une dotation correcte (navigation GPS à écran 6,5’’, feux bi-xénon, jantes 18’’, radars de stationnement AV/AR, sellerie cuir-tissu), voire à la finition Lusso, à 52 500 €, pour accueillir le cuir intégral, le régulateur de vitesse adaptatif, le GPS à écran 8,8’’ (et compatibilités Apple CarPlay/Android Auto depuis février), la caméra de recul et les sièges avant chauffants et électriques.

Alfa Romeo Stelvio Sport Edition poste d eocnduite
Le Stelvio est ici présenté en niveau Sport Edition facturé 52 200 €.
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition etriers jaunes
Les étriers de freins sont peints au choix en jaune, rouge, ou noir.

Notre Stelvio d’essai revêtait lui la récente finition Sport Edition (lancée fin 2017), facturée au prix du niveau Lusso mais avec des équipements différents : châssis, sièges et volant « Sport », jantes 19’’ et étriers de freins colorés. Le Stelvio du sportif, en somme…

 

Au volant du Stelvio 2.0T 200ch AT8 Q4

Mouvoir le Stelvio 2.0T 200 ch en milieu urbain informe d’une première chose. La ville n’est pas son royaume : diamètre de braquage important, vision périphérique altérée par la grandeur des rétros extérieurs et la petitesse de la lunette arrière, train avant qui « ripe », en fort braquage, sur chaussée glissante. Et un ordinateur de bord qui peine à afficher moins de 14 l aux 100 km de consommation moyenne.

L'appétit s’assagit logiquement loin des embouteillages mais, inutile d’espérer descendre sous les 10 l sur route, 11 l sur autoroute, voire 12,5 l/100 km sur un parcours alternant les trois environnements.

Alfa Romeo Stelvio Sport Edition action avant gauche
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition vue embarquée
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition profil droit

Une consommation nettement supérieure à celle d’une Giulia équipée du même moteur, 125 kg plus légère et dénuée de transmission intégrale Q4 (lire notre essai Giulia 200 ch). Qualifier le Stelvio de SUV « lourdaud » serait toutefois une erreur…

Face aux SUV concurrents en effet, le Stelvio passe finalement pour un poids-plume : 1 660 kg annoncés, contre 1 795 kg pour un Audi Q5 2.0 TFSI 252, voire 1 845 kg pour un Porsche Macan équipé du même bloc (moteur, suspension, partie arrière, capot et étriers de freins sont en alu sur l'Alfa, et l'arbre de transmission est en carbone).

Poids contenu, moteur "plein" à tous les régimes, boîte auto réactive : le Stelvio 200 ch n'est pas moins dynamique que ses concurrents de 250 ch

Au volant, ce poids « raisonnable » sert l’agrément. Celui du moteur, performant de 1 800 tr/min jusqu’à la zone rouge et secondé par une boîte automatique qui s’adapte toujours parfaitement au relief de la route et au style de conduite. Celui du châssis, remarquable d’efficacité pour un véhicule haut perché.

Celui de l’amortissement, enfin, même avec les suspensions Dynamiques livrées de série sur la finition Sport Edition. Le maintien de la caisse en virages et sur les grosses déformations frise la perfection, au prix d’un confort parfois ferme mais jamais cassant (depuis février 2018, une suspension pilotée et différentiel autobloquant mécanique sont disponibles en option).

Alfa Romeo Stelvio Sport Edition action arrière droite

Certains conducteurs se plaindront simplement de la consistance de la direction, un rien légère pour sentir avec précision les limites d’adhérence sur chaussée glissante. Efficace, la transmission intégrale montre une légère tendance « propulsion » à la réaccélération, notamment en mode Dynamic qui laisse agir l’antidérapage plus tardivement, et donc… plus violemment.

Une fois repu de conduite dynamique, le chauffeur pourra adoucir ses gestes et transporter sa petite famille, bien accueillie dans ce SUV habitable mais moins feutré qu’un modèle premium : légers bruits de roulement sur autoroute, matériaux moins cossus par endroits, équipements moins modernes en option. C’est ainsi : le Stelvio reste plus attentif aux réactions de son châssis qu’à sa technologie. Une affaire de parti-pris !

 

A bord du Stelvio Sport Edition

Alfa Romeo Stelvio Sport Edition planche de bord
Compteurs en puits, bouton de démarrage au volant, sièges avant enveloppants : malgré sa position de conduite haut perchée, le Stelvio n'oublie pas les références sportives. Les matériaux présentent plutôt bien... à l'avant.
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition levier de vitesse
La commande de boîte automatique s'inspire des BMW, dont la forme demeure très ergonomique.
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition palettes de boîte auto
Même compliment pour ces sublimes palettes en alu... hélas facturées en supplément (250 €).
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition écran GPS
Ici en format 8,8'', l'écran du GPS est élégant. La connectivité Apple CarPlay ou Android Auto est enfin gérée en Sport Edition et Lusso.
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition caméra de recul
En revanche, le Stelvio ne connaît toujours pas les caméras de stationnement à 360°, ni l'aide active au maintien dans la voie.
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition banquette
La banquette manque de maintien latéral mais l'espace reste confortable pour deux : bonne place aux jambes, assise longue, ventilation dédiée, deux prises USB.
Alfa Romeo Stelvio Sport Edition coffre
525 l de coffre pour le Stelvio (dont 26 l sous le plancher), aux dossiers rabattables via des manettes. Les plastiques bas de gamme se rayent hélas facilement.



Concurrence Alfa Stelvio 2.0T 200 ch

Autrefois limitée au trio allemand Audi/BMW/Mercedes, la caste des SUV familiaux « premiums » s’est nettement élargie ces dernières années. Le Jaguar F-Pace (dès 52 060 € en 25t de 250 ch) joue comme l’Alfa la carte du dynamisme. Même profil pour le Porsche Macan, aussi mu par un 2.0 turbo à 4 cylindres (dès 58 835 € pour 252 ch).

Jaguar F-Pace et Porsche Macan
Jaguar F-Pace et Porsche Macan
DS7 Crossback et Volvo XC60
DS7 Crossback et Volvo XC60
Audi Q5 et BMW X3
Audi Q5 et BMW X3
Mercedes GLC
Mercedes GLC

Le Volvo XC60 (dès 50 900 € en T5 AWD 250 ch), le récent DS7 Crossback (dès 41 400 € en PureTech 225 uniquement 4x2) et l’Audi Q5 (dès 50 650 € en 2.0 TFSI 252 ch) préfèrent porter le rôle du SUV moelleux.

Dans cet essaim, seuls deux modèles affichent à une puissance plus raisonnable… et proche de celle du Stelvio 200 ch, en essence : Mercedes avec le GLC 250 (211 ch, dès 46 450 €) et BMW avec le X3 20i (184 ch, dès 47 700 €).

 

Bilan de l’essai Stelvio 2.0 turbo 200 ch

Sur un plan strictement budgétaire, difficile de conseiller ce Stelvio 200 ch à essence… 3 680 € plus cher que le diesel de 180 ch (malus compris) et sirotant 3 à 4 l/100 km de plus en conditions réelles. Mais l’achat d’une nouvelle voiture n’est pas toujours rationnel, à fortiori lorsqu’il s’agit d’une Alfa Romeo.

Dans ce cadre, le Stelvio 200 ch à essence demeure peut-être le meilleur de la gamme : déjà performant, toujours dynamique, infiniment moins bruyant et rugueux que le diesel. Et proposé à un tarif raisonnable par rapport à la concurrence premium, qui doit développer 50 ch de plus pour présenter le même dynamisme. Un choix d’épicurien... pas d’écervelé !

Alfa Romeo Stelvio Sport Edition statique avant
Une version 4x2 permettrait au Stelvio 200 ch de réduire sa consommation et son malus. Elle n'est pas prévue.

 

On aime

  • Alfa Romeo Stelvio Sport Edition feu arrière
    L’agrément moteur/boîte
  • Le châssis efficace et bien amorti
  • L’habitacle accueillant pour quatre
     

On regrette

  • Peu d’options technologiques
  • La consommation élevée
  • Le malus de 4 253 €, qui plombe la compétitivité du Stelvio essence face au diesel
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Commentaires
Ewahk

Le STELVIO dont une des principales qualités est l'agrément moteur, et tenue de route rédhibitoire: le Malus, la conso et le confort....il est un peu "tape -cul" sur sol dégradé, et vu l'état de nos routes.....

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