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Chevrolet Spark

Essai Chevrolet Spark 1.0 16v

Julien Sarboraria 
Vendredi 19 février 2010
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Citadine branchée

Dernière née dans la famille des petites citadines urbaines, la Spark entend séduire les jeunes citadins à la recherche d'un modèle attirant, pratique et à portée de leur budget. La mayonnaise prendra-t-elle ?

 
 
De la fiction à la réalité
Si vous avez vu le film Transformers, la Chevrolet Spark ne vous est peut-être pas inconnue. C'est elle en effet qui incarne Skids, l'un des Autobots vedettes. De la fiction à la réalité, les choses sont bien différentes. La Spark, essayée ici dans sa version d'entrée de gamme, a en effet perdu les artifices aguichants de la voiture du film : la calandre a délaissé ses chromes, les belles jantes en alliage sont remplacées par des petites roues de 13 pouces, la sortie d'échappement sport a disparu, ainsi que le becquet de toit et le spoiler avant.
 
Ce qui ne veut pas dire que la Spark ne soit pas séduisante. Au contraire, son design dynamique et ses poignées de portes dissimulées dans les montants, qui lui confèrent des faux airs de petit coupé, plaident en sa faveur. On aurait presque du mal à croire qu'elle est la remplaçante de la Matiz.
 
 
Ouverture à l'ancienne
Pour rentrer à bord, inutile de chercher le bip de la télécommande : il n'y en a pas sur ce modèle d'entrée de gamme. L'ouverture se fait à l'ancienne, en insérant la clé dans la serrure de la portière. Et pour le coffre, c'est idem.
 
Hormis cette petite mesquinerie, l'habitacle présente plutôt bien. Le dessin de la planche de bord est moderne et l'instrumentation façon moto, placée juste derrière le volant, sont originaux. Les plastiques ne sont pas de premier choix et se rayent assez facilement, mais les ajustements sont tout de même un ton au-dessus de ceux de la Peugeot 107 ou de la Suzuki Alto, par exemple. De plus, les rangements abondent (bacs de portières, console...) et la boîte à gants se ferme.
 
 
La place est comptée
Dans la Spark, c'est au conducteur de s'adapter à la morphologie de la voiture. Le volant est fixe et les réglages des sièges sont très limités (seulement en hauteur). Si vous avez le malheur d'être un peu grand, votre genou fait « ami ami » avec le bas de la console centrale et votre coude... avec celui de votre passagère. Passagère qui, par ailleurs, se plaindra de l'absence de miroir de courtoisie.
 
Si les dossiers des sièges avant ne sont pas trop reculés, deux personnes peuvent prendre place à l'arrière. Une troisième peut occasionnellement venir s'immiscer, mais uniquement sur des courts trajets car la place devient très restreinte. Dommage que la banquette arrière ne coulisse pas comme dans la Renault Twingo. Cela aurait permis d'agrandir le coffre, pas bien volumineux (170 litres). On se consolera avec une banquette fractionnable de série qui permet d'étendre la capacité à 568 litres... mais au sacrifice des places arrière.
 
 
Où sont les chevaux ?
Dans sa version d'entrée de gamme, la Spark est animée par un petit 4 cylindres de 68 ch. Une puissance largement suffisante pour se déplacer dans la jungle urbaine. Sauf que ce moteur semble plutôt développer des... poneys. Totalement absent à bas régime et très poussif dans les tours, il est pénalisé par une boîte mal étagée, dont les 93 Nm de couple sont bien trop faibles pour offrir un agrément de conduite convenable. Résultat, il faut sans cesse jouer du levier, par ailleurs mal positionné, et ne pas hésiter à repasser en première lorsque la route devient trop abrupte. À force de cravacher, on en revient même à se demander si ce moteur consomme réellement 5,1 l/100 km comme l'annonce le constructeur.
 
Dommage que Chevrolet n'ait pas davantage soigné l'agrément de conduite car la Spark se révèle plutôt agréable à conduire. Très maniable grâce à sa direction assistée légère et à son rayon de braquage très court, elle se faufile partout et ses 3,64 mètres de long sont un avantage pour se garer en centre-ville. On reprochera juste aux gros montants du pare-brise de gêner un peu la visibilité.
 
 
Conclusion  
A 8690 € en entrée de gamme, la Spark ne pouvait pas être sans défaut.
Mais si l'on fait exception de son moteur apathique, la petite Chevy à plein de qualités à faire valoir : une ligne craquante, une finition convenable pour la catégorie, de la place pour trois personnes à l'arrière, une foule de rangements dans l'habitacle et un équipement de série bien fourni dès l'entrée de gamme (direction assistée, 6 airbags, sièges rabattables...). Le tout à un tarif attractif, inférieur de 1000 € à la Peugeot 107. Bref, la Spark en donne pour son argent.
 
 
On aime :
Bouille sympathique
Tarif intéressant
Maniabilité en ville
Nombreux rangements
 
On aime moins :
Moteur apathique
Ouverture des portes à l'ancienne
Visibilité vers l'avant médiocre
Pas de repose-pieds
| 1 commentaire |
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Commentaires(1)

Bernard Jeudi 21 avril 2011 - 11h47

Une voiture de ville, vous dites ?? Aucun pare-choc ni devant, ni derrière, ça promet !!!

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