Essai comparatif : la Honda NSX 2017 défie la Nissan GT-R !

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Au volant de la Nissan GT-R 2017

Notre voyage démarre en Nissan GT-R, que nous n’avions pas chevauché depuis longtemps. En dépit de ses quatre restylages (!), rien n’a vraiment changé à son volant : à basse vitesse, la sensation de conduire un Nissan Qashqai (position de conduite haute, planche de bord et compteurs quelconques) qui aurait oublié de lubrifier sa transmission (à-coups et bruits étranges dans les embouteillages…).

Nissan GT-R 2017 orange viue avant en virage

Puis, à la moindre pression sur l’accélérateur, l’impression d’être propulsé aux commandes d’un avion supersonique. Pas particulièrement musical, ni spécialement souple à bas régimes, mais assez puissant pour dépasser 300 km/h en moins de 40 secondes sur autoroute allemande, ou humilier n’importe quelle auto sportive à la moindre pression franche sur la pédale de droite. Sidérant.

Un peu revêche à doux rythme, la GT-R dévoile son caractère à mesure que le rythme augmente... puis devient jouissive, une fois brusquée !

L’équilibre en virages suit la même logique, avec une auto efficace… qui ne fait pas vraiment dans la finesse : la GT-R passe vite en courbes mais en faisant crisser ses pneus avant, avant d’amorcer une belle virgule, à la réaccélération, le temps que son couple monstrueux soit renvoyé vers l’essieu de tête.

Nissan GT-R 2017 orange vue arrière en virage

Le freinage, lui, suffit pour ralentir la voiture mais là encore, les grognements à la décélération et le toucher «spongieux» de la pédale montrent que la GT-R s’exécute plus qu’elle ne cherche à soigner son feeling de conduite. Une authenticité qui la rend toutefois attachante !

 

Au volant de la Honda NSX 2017

Le passage en NSX revient à faire un bond dans le futur : en ville, la Honda rampe sur ses moteurs électriques dans un silence déroutant rapporté à la silhouette de l’auto. Puis, elle réveille sans le moindre à-coup son V6 3.5 biturbo, qui n’attend que le passage en mode Sport+ ou Track pour libérer sa voix claire dans l’habitacle.

Honda NSX rouge 2017 vue avant en virages

Aucune inertie à bas régime (merci aux moteurs électriques !), poussée graduelle au fil des tours/minutes, sonorité plus aigüe à l’approche d’une zone rouge située bien plus haut : la NSX distance peu la GT-R à l’accélération mais offre davantage de sensations. Sa boîte à neuf rapports apparaît aussi mieux gérée (en mode Auto, la GT-R ne dispose pas de mode Sport), alors que son comportement en virages constitue l’écart le plus flagrant.

Vue de l'extérieur, la Honda NSX ne semble pas aller plus vite que la Nissan GT-R. Derrière le volant, les sensations n'ont rien à voir...

Direction plus directe, train avant plus incisif, centre de gravité plus bas, prises de roulis moins marquées : le passage de la GT-R à la NSX revient à celui d’une sportive à celle d’une auto de course, le confort en plus. Sur route ou piste bosselée, la NSX avale les déformations sans que sa trajectoire ne sourcille, mais le plus bluffant réside peut-être dans sa motricité (voir notre vidéo embarquée en NSX au Nürburgring).

Honda NSX rouge 2017 vue arrière en virages

En sortie d’épingle, la NSX semble à la fois poussée par une main géante et guidée par un rail, tant l’auto s’extrait fort des virages grâce à une gestion du couple d’une finesse rare. En conduite très sportive, on se demande bien où sont passés les deux tonnes avouées par la balance Honda, tout comme au freinage quand l’option carbone-céramique a été cochée. 11 700 € tout de même mais à ce niveau de poids, mieux vaut ne pas lésiner…

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