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Essai extrême : la VW Golf GTI Clubsport se frotte au Nürburgring !

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge garé devant le panneau Nurburgring vue avant
La nouvelle Golf GTI Clubsport démarre au prix de 37 400 €. La version à boîte DSG coûte 1 750 € de plus et celle à cinq portes, 830 € de plus.

A l'occasion de ses 40 ans, la Golf GTI accueille une série Clubsport plus aiguisée que jamais : 290 ch, ESP débrayable, pneus de «course». Suffisant pour rattraper le gratin des sportives compactes ? Direction l'Allemagne, ses autoroutes libres et son impitoyable Nürburgring pour le savoir.

Voiture à l'essai : Volkswagen Golf GTI Clubsport 3p

À partir de
37 400 €
2 200 € de malus

Page 1Essai extrême : la VW Golf GTI Clubsport se frotte au Nürburgring ! 

Si la première Golf GTI reste la bombinette par excellence dans l’esprit collectif, les modèles récents sortent totalement des radars des «vrais» amateurs de compacte affûtée. En cause : son tempérament polyvalent plutôt que radical, qui a laissé les Mégane RS, Honda Civic Type R, Ford Focus RS ou Seat Leon Cupra devenir références en matière de sportivité… et de buzz médiatique.

Seulement voilà : la Golf GTI fête aujourd’hui ses 40 ans, et fait logiquement sa crise ! La preuve ? Son record proclamé sur la boucle nord du Nürburging, grâce à une nouvelle version Clubsport «S» allégée et forte de 310 ch. Une déclinaison enragée… qui ne sera jamais importée chez nous.

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge garé devant le panneau Nurburgring vue arrière

En France, il faudra se contenter de cette Golf GTI Clubsport «tout court». Par rapport à une Golf GTI Performance, sa puissance passe tout de même de 230 ch à 265 ch, voire à 290 ch durant 10 secondes grâce à une fonction overboost entre les 3e et 6e rapports.

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge vue des sièges baquets recaro en option

Les nouvelles options, elles, raviront les amateurs de sortie sur circuit : baquets Recaro (1 565 €), et pack Racing à 2 200 € alliant pneus Michelin Pilot Sport Cup, jantes allégées et suspension pilotée.

Des suppléments présents sur notre Golf GTI Clubsport d'essai, à carrosserie à trois portes et bonne vieille boîte mécanique. Une configuration idéale pour notre test extrême !

 

Moteur Golf GTI Clubsport : 16/20

Le moteur en bref. La Golf GTI Clubsport ne possède pas un, mais deux niveaux de puissance : 265 ch la plupart du temps, et 290 ch quand se déclenche l’overboost (le couple maxi passe alors de 350 à 380 Nm). Pour en profiter, il suffit de sélectionner le mode de conduite Sport, et presser le point dur de la pédale de droite à l’accélération. Avec la boîte DSG, l’overboost se déclenche lorsque cette pédale dépasse 70% de sa course.

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge vue du moteur 2.0 TSI 265 ou 290 ch
Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge vue des sorties d'échappement à l'arrière

Notre avis. En mode Sport, une fois l’accélérateur au plancher, la Golf GTI Clubsport affiche une santé de fer. Les accélérations sont vives et les reprises «éclair», car les 290 ch sont quasiment présents en permanence : la durée de dix secondes repart à zéro à chaque lever de pied, et donc, à chaque changement de rapport ! Seule exception : les charges «longues» sur autoroute allemande, où la Golf GTI Clubsport finit par rechuter à 265 ch et "plafonne" sous 250 km/h au compteur sur le plat (la Civic Type R de 310 ch, certes plus profilée, avait atteint 273 km/h au même endroit, relire notre essai extrême Civic Type R)

La preuve en vidéo. Ce test d'accélération de 0 à 259 km/h a été filmé, en deux fois, dans une légère descente. La vitesse maxi, limitée électroniquement à 250 km/h, empêche à la Golf de grappiller les derniers kilomètres/heures. Suffisant, cela dit...

Boîte / différentiel Golf GTI Clubsport  : 15/20

La boîte en bref. Certes limitée à 200 exemplaires pour la France, la Golf GTI Clubsport reste disponible avec trois ou cinq portes, en boîte manuelle ou robotisée DSG. Dans tous les cas, la boîte s’associe à un différentiel avant de type Haldex, qui renvoie la puissance sur la roue extérieure quand l’intérieure patine. Par rapport à la Golf GTI Performance, la gestion électronique devient plus radicale en mode sport, et autorise un taux de blocage supérieur, identique à la Seat Leon Cupra.

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge vue du leveir de vitesses de boîte mécanique manuelle
Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 vue de l'écran avec réglage des modes de conduite et DCC

Notre avis. D’abord, la boîte mécanique ne fait en rien regretter la DSG, agréable au quotidien mais parfois hésitante sur circuit. La commande reste douce mais rapide et précise, et le levier singe une balle de golf, clin d’œil à la première Golf GTI. Seul regret, à rythme enlevé ? Des rapports supérieurs un peu longs, bienvenus sur autoroute mais qui tempèrent les relances sur circuit. En mode Sport, le différentiel autobloquant séduit : après un «micro-patinage» d’une roue avant, il se verrouille et assure une belle motricité (à défaut de resserrer la trajectoire du train avant comme sur une 308 GTI), sans générer de gênantes réactions dans le volant.

 

Châssis Golf GTI Clubsport : 16/20

Le châssis en bref. Volkswagen rechigne à détailler les modifications opérées sur le châssis de la Clubsport par rapport à la GTI classique, dont elle reprend les attributs : ressorts abaissés de 15 mm (non spécifiques, contrairement à la Clubsport «S»), direction progressive (de plus en plus «directe» au fil du braquage), et lois d’amortissement propres. Précision importante : notre Golf GTI Clubsport d’essai disposait des Michelin Pilot Sport Cup 2, à gomme quasi semi-slick, en lieu et place des Pirelli P-Zero routiers montés de série.

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge gsur circuit vue avant gauche

Notre avis. S’ils améliorent peu la motricité en ligne droite, les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 augmentent significativement le grip en virages. Le train avant se montre bien plus incisif, et rend même l’arrière plus joueur en entrée de virages pour faciliter le placement. Un comportement efficace, amusant, et non castré par l’antidérapage qui devient ici totalement déconnectable, contrairement à la Golf GTI classique.

Sur les portions bosselées du Nürburgring, les amortisseurs encaissent bien les secousses et ne déstabilisent pas la voiture en appui, même en mode Sport (dans ce mode, les Focus RS et Civic Type R montraient trop de fermeté sur le revêtement dégradé de la boucle nord).

La preuve en vidéo. Sur cette vidéo, la Golf GTI Clubsport confirme l’habileté des compactes sportives sur la boucle nord du Nürburgring, moins délicates qu’un Cayman GT4 (doublé en début de session) ou une 911 GT3 (qui double notre Golf à 4.42 min). Logiquement distancée lors des grandes relances, la Clubsport s’accroche dans la partie sinueuse et montre ici l’étendue de son efficacité !

 

Freinage Golf GTI Clubsport : 13/20

Le freinage en bref. Si la Golf GTI Clubsport «S» majore son système de freinage (disques de 370 mm et étriers avant fixes à quatre pistons, comme la Seat Leon Cupra quand elle chausse son pack « SUB 8 »), la Clubsport importée en France conserve les freins de la Golf GTI Performance : étriers flottants, disques avant de 340 mm de diamètre.

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge vue de la jante noire en option

Notre avis. Assez endurant pour réussir à boucler un tour de boucle nord (20,8 km tout de même) sans trop perdre d’efficacité, le freinage de la Golf GTI ne demeure pas pour autant irréprochable : la course de la pédale de frein s’allonge rapidement, et ne garantit pas un feeling rassurant. Rien d’étonnant vu l’efficacité renforcée des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2, qui permettent de retarder le freinages… Avec ces gommes, le train arrière arrière de la Golf louvoie d’ailleurs davantage lors des forts ralentissements, car le transfert de masse sur l’avant devient plus important.

 

Bilan de l’essai extrême Golf GTI Clubsport

La Golf 7 GTI Performance (230 ch) est une compacte performante et docile au quotidien. En devenant Clubsport, la GTI enfile un nouveau statut : celle d’une sportive patentée, tout à fait utilisable sur circuit quand elle s’équipe du pack Racing et des sièges Recaro. Un progrès d’autant plus séduisant qu’il n’altère pas la polyvalence au quotidien : la Golf Clubsport reste confortable avec la suspension pilotée, plutôt silencieuse sur autoroute et pas trop gourmande à doux rythme (moins de 9 l/100 km relevés sur longs trajets). Après, les purs «pistards» feraient mieux de s’offrir la cousine Seat Leon Cupra, qui se montre tout aussi efficace, dispose des 290 ch en permanence et peut s’équiper d’un système de freinage renforcé… pour un prix inférieur de 3 500 € !

A REVOIR. Nos meilleurs essais extrêmes au Nürburgring

Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge gsur circuit vue avant droite
Volkswagen Golf GTI Clubsport 2016 rouge gsur circuit vue arrière gauche

 

On aime

  • Le châssis, à la fois plus efficace et plus joueur avec les pneus « racing », et l’antidérapage débrayable
  • La santé du moteur quand se réveille l’overboost
  • La polyvalence préservée


On regrette

  • Le pack Racing et les sièges Recaro en option, même sur la Clubsport
  • Le freinage parfois « limite » sur circuit
  • On veut la vraie Clubsport : la Clubsport S !
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Commentaires
yanno631

La Golf est limitée électroniquement à 250km/h (pour ne pas être trop taxée en allemagne), la GTI Clubsport peut facilement atteindre les 290 étant donné que la Golf R prend 300km/h débridée...

fab.lasnier580

Et voila tout est dit à la fin pour les pistards comme moi, La Leon Cupra est moins chères et plus efficace. Et pourquoi la Clubsport S n'est pas dispo en France, est-ce que Renault a empêché la vente de la Trophy-R en dehors de France, non !

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