Essai Ford EcoSport (2018) : un SUV urbain comme on n'en fait plus...

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Les SUV urbains ne cessent de baisser toit et centre de gravité pour se rapprocher au plus près du comportement d’une berline. L’EcoSport, lui, est bâti comme un 4x4 : toit à 1,65 m, 19 cm de garde au sol. Dès lors, il ne saurait offrir la vivacité d’un Peugeot 2008 ou d’un Renault Captur dans les changements de cap. Même dans sa finition ST-Line à suspensions durcies, il confesse dans les prises d’appui un penchant pour le roulis qui incite à modérer l’allure pour ne pas le brusquer.

Ford EcoSport 2018

Toutefois, une fois trouvé le bon rythme, l’EcoSport s’avère très agréable à conduire. Sa direction, remarquablement bien paramétrée, met les roues où le conducteur le veut, d’un seul coup de volant : elle est à la fois douce et consistante, sans zone floue autour du point milieu.

 

Un moteur souple et silencieux

La nouvelle évolution 140 ch du trois-cylindres 1.0 essence ne donne pas le grand frisson : 11,6 s de 0 à 100 km/h, à peine 0,2 s de mieux que la version 125 ch. Mais sa souplesse et son silence de fonctionnement sont en harmonie avec la conduite apaisée qu’appelle l’EcoSport.

Ford EcoSport 2018

De surcroît, avec sa BVM6 aux deux premiers rapports courts pour inciter à monter plus haut, il n’abuse pas sur la boisson : 5,2 l aux 100 km en cycle mixte. Il évite ainsi (119 g/km de CO2), les foudres du malus 2018. Ce que n’aurait pas su faire le 1.0 125 ch s’il avait gardé la BVM5 : 125 g avant restylage.

Sauf pour qui roule uniquement en ville, la boîte de vitesses automatique est à proscrire. Plutôt que d’utiliser la boîte robotisée Powershift des autres Ford, l’EcoSport recourt à une vraie BVA pour plaire à ses clients américains. Elle est hélas molle et énergivore : 12,7 s de 0 à 100 km/h, 134 g de CO2/km (540 € de malus).

 

Bientôt un diesel de 125 ch

Ford EcoSport 2018
Avec sa garde au sol de 19 cm, l'EcoSport peut gambader allègrement sur les chemins. Paradoxalement, la version diesel 4x4 est moins bien lotie : 16 cm de garde au sol...

La nouvelle version à transmission intégrale aurait davantage de sens si elle venait accompagnée de dispositifs facilitant la conduite hors bitume : mode tout-chemin, contrôle de vitesse en descente. Rien de tel dans la besace de l’EcoSport 1.5 diesel 125 ch : quatre roues motrices, point final ! Et comment peut-il justifier, en raison d’une plaque de protection sous son moteur, offrir une moindre garde au sol (16 cm) que les version 4x2 (19 cm) ? Dommage, car ce 1.5 diesel, 100 % Ford, est fort en couple (300 Nm) donc en punch : 10,9 s de 0 à 100 km/h. Il sera disponible en juin 2018.

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Commentaires
alainsimon100156

Le passage à une BVA à convertisseur est peut-être aussi due à une recherche de la fiabilité et de la durabilité, ainsi qu'un moindre coût. Les boites à double embrayage sont actuellement à la mode, même si de grands constructeurs comme BMW, MERCEDES et PSA en Europe n'y croient pas. A juste titre selon moi, car l'embrayage est une pièce d'usure et devra donc être changé à plus ou moins long terme et alors là la facture sera très salée, ce qui n'arrivera pas avec un convertisseur. A prendre en considération surtout si le véhicule est majoritairement urbain et qui entraine une utilisation intensive des embrayages. A méditer.

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