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Essai Mercedes Classe G 500 : dernière sortie, dernières glissades

mercedes classe g
Le nouveau Mercedes Classe G remplacera, en 2018, ce modèle né en 1979.

Pour son dernier essai, nous avons testé le Mercedes Classe G sur les routes hostiles et gelées de la Norvège. Coups de boutoir du V8 et séance de glisse de cette icône de plus de 2 tonnes... on en frissonne encore.

Voiture à l'essai : Mercedes-Benz Classe G 500 V8 7G-Tronic +

À partir de
107 100 €
10 500 € de malus

Page 1Essai Mercedes Classe G 500 : dernière sortie, dernières glissades 

«T’es malade !» me dit un confrère quand je lui annonce que je vais faire 400 km sur les routes glacées de la Norvège dans l’antique Classe G, alors que mon choix aurait pu se porter sur la délicieuse Mercedes C43 AMG, la nerveuse A45 AMG ou le confortable GLC 350d.

Mais voilà, le Classe G, c’est Monsieur 4x4, une icône du design et la plus vieille voiture neuve du marché puisque ce modèle est sorti en 1979 (il a quand même un peu évolué depuis...). Alors, nous voulions goûter une dernière fois à cette légende Mercedes puisque le nouveau Classe G arrivera en 2018 et mettra un point final à cette première génération, au catalogue depuis 38 ans et encore récemment déclinée dans des versions délirantes.

Prix Mercedes Classe G

Notre Classe G d’essai est presque sage en version 500, tout de même propulsé par un V8 essence de 421 ch. Le prix atteint 107 100 €, gonflé par 23 150 € d’options et 10 500 € de malus maxi. Le total pointe à 140 750 €, c’est complètement déraisonnable. C’est sûrement pour cela que certains le juge indispensable, et Mercedes a pensé à eux avec une dernière série Limited Edition qui clôture la longue carrière du Classe G

 

Essai Mercedes Classe G 500 V8

Il neige à Oslo où nous récupérons la voiture, et il fait -12 degrés. On se frotte les mains, ça va être chouette ! En fait, on va vite s’apercevoir qu’il va plutôt falloir se cracher dans les mains pour mener correctement cette imposante carrure de 2 595 kg.

L’expression monter à bord porte bien son nom ici et on se retrouve derrière le petit pare-brise droit comme une glace de salle de bains. Le mobilier a pris un coup de vieux, mais cela a son charme et l’ensemble respire la solidité. La poignée de maintien face au passager et les trois commandes des différentiels sont typiques du Classe G. On est vraiment installé en hauteur et la ceinture de caisse basse ajoute au sentiment de domination. Les SUV modernes ne peuvent en dire autant.

mercedes classe g

Le Classe G est très vite déconcertant à cause de sa direction digne des années 80. Il faut faire des tours de volant à n’en plus finir pour manœuvrer et le point milieu est incroyablement flou, comme si on avait des pneus avant en mousse ! Mais ce sont bien quatre gommes hiver qui chaussent nos roues. Un minimum à cette époque en Norvège, même si le mieux est le pneu clouté comme l’automobiliste local.

La direction est tellement floue, qu’on a l’impression d’avoir des pneus en mousse

Pas de doute, le Classe G à l’âge de ses artères et l’adhérence précaire de la route amplifie ses défauts : direction floue donc, quasiment pas de réactivité, puis d’un seul le coup la masse qui emmène la haute carcasse du Classe G (1,95 m) vers l’extérieur du virage. Je comprends la réaction de mon confrère et c’est donc « sur des œufs » que nous nous enfonçons dans la forêt, sur des routes gelées. D’ailleurs, notre consommation moyenne descendra à 14 l/100 km. C’est dire si on ne roulait pas vite…

mercedes classe g

Plutôt confortable tant que la glace ne forme pas une espèce de tôle ondulée désagréable, le voyage se déroule au son du V8 Mercedes qui grommelle gentiment sous le capot à moins de 2 000 tr/min. On testera bien sa force, mais les coups de butoir du moteur (421 ch et 610 Nm) ont vite raison de notre témérité et de la transmission 4Matic à répartition 50/50 : ça glisse vite et ça part en crabe en sortie de virage sans vraiment savoir quand cela s’arrêtera…

mercedes G500
mercedes G500

De toute façon, la météo exécrable sur le parcours (neige, vent et température passée à – 16 degrés) va nous calmer :  on ne voit plus rien ! En effet, malgré le dégivrage à fond et le lave-glace chauffé, les essuie-glaces gèlent et il faut s’arrêter plusieurs fois pour enlever les glaçons qui se forment autour. Car c’est bien connu : un glaçon ça essuie mal.

Des glaçons comme essuie-glaces, ce n’est pas efficace...

Un pare-brise chauffant aurait été le bienvenu, mais notre Classe G n’a pas droit à ce raffinement. Il a en a d’autres : amortissement variable, détecteur d’angle mort, régulateur de vitesse adaptatif… quand on vous dit que le Classe G a bien évolué. Evidemment, tout cela c’est de l’option. Par contre, ce qui n’est pas en option, c’est le mode luge ! En descente sur route gelée, près de 2,6 tonnes ça pousse fort !

mercedes G500

Dans ces conditions, une épingle à 40 km/h, ça ne passe pas… On a testé pour vous et on est venu planter gentiment l’avant de notre beau Classe G dans la neige, comme on l’aurait fait avec un autre gros SUV d’ailleurs. L’avantage avec le Classe G, c’est qu’il sort de ce faux pas en moins de deux en jouant avec le blocage de ses trois différentiels (le central désactive l’ESP pour passer en force si nécessaire). On retrouve donc tous les talents de franchisseur du Classe G qui s’est remis face à la route d’un léger coup de gaz. Trop fort, le Classe G !

 

A bord du Mercedes Classe G

Le dessin de la planche de bord du Classe G semble un peu daté pour une Mercedes. Mais on trouve tout presque tous les équipements d'un modèle moderne et l'ensemble apparait costaud. Le passager dispose d'une bonne poignée face à lui pour se tenir.
Le dessin de la planche de bord du Classe G semble un peu daté pour une Mercedes. Mais on trouve tout presque tous les équipements d'un modèle moderne et l'ensemble apparait costaud. Le passager dispose d'une bonne poignée face à lui pour se tenir.
Pas d'écran tactile, mais dans une Classe C non plus après tout !
Les blocages de différentiel sont facilement accessibles.
Pas d'écran tactile, mais dans une Classe C non plus après tout !
Pareil à l'arrière, mais la place aux jambes est vraiment trop juste pour un 4x4 de 4,67 m.
Une fois grimpé à bord, on est assis bien droit et le siège est digne d'un fauteuil.
Pareil à l'arrière, mais la place aux jambes est vraiment trop juste pour un 4x4 de 4,67 m.

 

... mais obligatoire quand on veut transporter une roue de secours à l'arrière.
Une porte plutôt qu'un hayon, ce n'est vraiment pas pratique à l'ouverture...
... mais obligatoire quand on veut transporter une roue de secours à l'arrière.

 

Bilan essai Mercedes G 500

Après notre périple en Classe G, on a fait quelques tours de roues dans la C 43 AMG  4Matic : plaisir, agilité et sécurité, la modernité a du bon ! On a maintenant qu’une seule envie, que le nouveau Classe G profite de l’expertise des dernières Mercedes tout en gardant sa carrure inimitable et ses capacités hors route. Et surtout qu’il fasse un régime drastique ! Avec le Classe G 2018, cela semble bien parti. Rendez-vous en Norvège l’hiver prochain pour le vérifier ?


On aime

  • Un 4x4 iconique et inimitable
  • Position de conduite dominante
  • Capacité de franchissement
  • Aspect solide et V8 onctueux

 

On regrette

  • Poids/Direction
  • Comportement dépassé
  • Prix et budget de fonctionnement

 

 

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Commentaires
beniot9888

La consommation fait peur, mais... quel charisme !

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