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Essai Peugeot 5008 PureTech 130 : notre avis sur le 5008 à essence

Peugeot 5008 PureTech 130 jaune roulant sur une route vue avant gauche
Le Peugeot 5008 PureTech 130 à essence est disponible à partir 26 400 €. Mais son premier prix grimpe à 31 300 € avec la boîte automatique EAT6 ici à l'essai.

Bienvenue au pays du nouveau 5008 PureTech 130, qui embarque deux fois plus de passagers à bord (sept) que de cylindres sous son capot (seulement trois). «Pas un problème», répond le 5008, seulement 66 kg plus lourd que le 3008 qui lui sert de base technique. Reste à le vérifier...

Voiture à l'essai : Peugeot 5008 1.2 PureTech 130 EAT6

À partir de
31 300 €
ni bonus
ni malus

Page 1Essai Peugeot 5008 PureTech 130 : notre avis sur le 5008 à essence 

Né monospace en 2009, le Peugeot 5008 revient déguisé en SUV pour cette deuxième génération. Un changement de statut parfaitement logique dans le marché automobile actuel (l’an dernier dans le monde, une voiture vendue sur quatre était un SUV), et légitimé par les débuts en fanfare du petit frère 3008 : 80 000 commandes depuis son lancement en octobre 2016. Dans l’histoire Peugeot, c’est le meilleur démarrage commercial depuis 1998 et la sortie de la 206 !

Peugeot 5008 PureTech 130 jaune vue avant droite
Déjà commandable, le nouveau 5008 arrivera en concession en juin 2017.

Transformer le 5008 en SUV a de plus été relativement simple, puisqu’il reprend de nombreux composants du 3008 II : plateforme, moteurs, transmissions, planche de bord, sièges avant, museau, etc. Le 5008 étire simplement l’empattement du 3008 de 16,5 cm, sa longueur totale de 19 cm (soit 4,64 m de long), et implante deux sièges d’appoint en troisième rang pour devenir un SUV familial à sept places. Le rival des Nissan X-Trail et Skoda Kodiaq est ainsi né.

 

Prix Peugeot 5008 essence

Plus lourd de 66 kg par rapport au 3008, le 5008 s’autorise à reprendre tous ses moteurs, même les moins puissants : BlueHDi 100 en diesel, PureTech 130 en essence. A 26 400 €, le trois cylindres essence demeure le Peugeot 5008 le moins cher de la gamme, mais la boîte automatique à 1 600 € qui équipait notre 5008 d’essai ne peut s’associer à la finition de base Access. Cette version à boîte EAT6 démarre donc à 31 300 € en Active, passe à 34 050 € en Allure et culmine à 36 150 € en GT Line (voir cascade d’équipements en page 2).

Peugeot 5008 PureTech 130 jaune vue arrière gauche
Le moteur Puretech 130 à essence permet d'économiser 2 200 € par rapport au BlueHDi 120. Tous deux peuvent s'associer à la boîte automatique EAT6.

Le premier argument du 5008 PureTech 130 EAT6 est d’éviter les griffes -aiguisées- de l’écotaxe 2017, contrairement aux rivaux, systématiquement «malussés» en essence (voir chapitre Concurrence en bas de l’article).

C’est aussi le cas de l’autre 5008 carburant au sans-plomb, le 1.6 THP 165 EAT6 qui paie entre 140 € et 473 € de malus et ne s’achète pas sous les 35 750 € en niveau Allure. Reste à savoir si le petit 1.2 trois cylindres de 130 ch dispose d’assez de souffle pour mouvoir ce grand SUV à sept places… 

 

Au volant du 5008 PureTech 130 EAT6

Lors des premiers kilomètres, différencier le 5008 d’un «simple» 3008 confine au casse-tête. La planche de bord enveloppe (toujours) le conducteur, la position basse rappelle (toujours) celle d’une berline, et le petit volant sert (toujours) la sensation d’agilité de l’auto malgré le gabarit en hausse.

En milieu urbain, l’agile 5008 efface les obstacles avec l’aisance d’une berline compacte, porté par des commandes douces et une boîte automatique dénuée de tout à-coup de fonctionnement à basse vitesse.

Peugeot 5008 PureTech 130 jaune roulant sur une route vue de pleine face

Cette facilité de conduite se prolonge une fois sur route, où le 5008 ne fait rien sentir de son poids supérieur par rapport au 3008 : direction précise, train avant incisif, train arrière imperturbable. Et un moteur 1.2 PureTech volontaire, qui fournit des accélérations correctes et linéaires de 2 000 tr/min jusqu’à la zone rouge.

Une fois en charge cela dit, il ne faut pas hésiter à sélectionner le mode Sport de la boîte automatique (qui affermit aussi la direction et amplifie le son du moteur), pour conserver le 1.2 PureTech à mi-régime et faire rétrograder la boîte promptement. Elle en a bien besoin : les rapports supérieurs, très longs, obligent à descendre plusieurs vitesses pour dynamiser les relances.

La boîte automatique permet d'exploiter facilement les ressources du petit moteur, sans avoir à descendre soi-même les rapports

Ce n’est pas un problème en soi (la boîte automatique évite de le faire soi-même, et le moteur n’élève pas trop la voix à haut régime)… hormis sur le plan de la consommation qui grimpe facilement lorsque le trois cylindres est ainsi sollicité : sur parcours mixte, difficile de descendre sous les 9 l/100 km à bon rythme, bien loin des 5,2 l/100 km annoncés par les valeurs d’homologation.

Le deuxième petit regret concerne le confort de suspension, correct mais pas aussi satisfaisant que celui du petit frère 3008. En cause : une suspension arrière affermie de 15%, indispensable pour faire voyager sept passager sans que le 5008 ne «talonne» exagérément sur les successions de bosses.

Peugeot 5008 PureTech 130 jaune roulant sur une route vue profil droit

Sans amortissement piloté, Peugeot a ici dû trouver un compromis qui, d’après les ingénieurs, fonctionne parfaitement quand le 5008 embarque quatre passagers à bord. Les petites secousses ressenties sur les saignées seraient alors mieux gommées que lorsque le conducteur roule seul, comme c’était le cas lors de notre premier essai du 5008. Une promesse à vérifier dès notre prochain test…

 

A bord du Peugeot 5008

Peugeot 5008 PureTech 130 Allure poste de conduite
Ici photographiée en finition haute Allure (34 050 €), la planche de bord est identique à celle du 3008... à quelques détails près : le plastique qui entoure l'écran GPS est légèrement mieux ajusté (le 3008 jouira bientôt de cette amélioration) et le rangement sous l'accoudoir, un peu moins profond.
Peugeot 5008 PureTech 130 Allure sièges arrière
Adieu banquette fixe du 3008, bonjour sièges indépendants, inclinables et coulissants. L'espace aux jambes s'améliore nettement mais, comme souvent, les trois sièges demeurent un peu fermes et étroits.
Peugeot 5008 PureTech 130 Allure sièges arrière de 3e rang
Le bel espace au second rang permet de bien avancer les sièges pour garantir un espace correct pour tous les passagers arrière. Mais le confort reste sommaire au fond du wagon : assise basse, mousses fines et fermes.
Peugeot 5008 PureTech 130 Allure coffre sièges rabattus
Tous les sièges se rabattent facilement et bien à plat, y compris le dossier passager qui autorise une longueur de chargement de 3,20 m de long. Le volume atteint 1 862 l en deux places.
Peugeot 5008 PureTech 130 Allure coffre avec siège arrière gauche retiré
En cinq places, le coffre pointe à 702 l, soit 182 l de plus que le 3008. Les sièges de 3e rang peuvent être complètement retirés pour ajouter 2 x 40 l de volume sous le plancher.
Peugeot 5008 PureTech 130 Allure coffre en sept places
Plus que 166 l de volume de coffre en configuration à sept places, contre 270 l pour un Skoda Kodiaq. Le cache-bagages se cale alors derrière les strapontins.
Peugeot 5008 PureTech 130 Allure compteurs 100% numériques
L'écran central tactile de 8 pouces commande tout, de la ventilation au GPS, en passant par les connexions Bluetooth, USB, Apple CarPlay ou Android Auto.
En niveau Allure, le 5008 embarque aussi la caméra de recul à fonction « vue d'oiseau », et les aides actives au maintien dans la voie et à la surveillance d'angle mort.

 

Concurrence Peugeot 5008 1.2 PureTech 130 EAT6

Si le Peugeot 5008 n’est pas l’unique crossover familial à sept places du marché, il est l’un des seuls à disposer d’une telle offre en essence, à 130 ch et boîte automatique possible. Quand ils carburent au sans-plomb, les rivaux imposent souvent une puissance supérieure et/ou une boîte mécanique : 150 ch minimum pour le Mitsubishi Outlander 2.0 BVM (29 900 € + 2 010 € de malus), 163 ch pour le Nissan X-Trail DIG-T 163 BVM (dès 28 680 € + 860 € de malus), et même 240 ch pour le Land Rover Discovery Sport Si4 (240 ch 4x4 BVA) qui culmine à 41 000 € et… 10 000 € de malus.

Land Rover Discovery Sport
Land Rover Discovery Sport
Mitsubishi Outlander
Mitsubishi Outlander
Nissan X-Trail
Nissan X-Trail
Skoda Kodiaq
Skoda Kodiaq

Seul le Skoda Kodiaq 1.4 TSI propose une offre à 125 ch, abordable (24 900 € + 410 € de malus) mais uniquement associée à une finition dépouillée et une boîte mécanique. Pour disposer de la boîte DSG à six rapports, il faut passer au Kodiaq 1.4 TSI 150 ch : 30 670 € + 690 € de malus, soit le même prix de départ que le 5008 PureTech 130 EAT6, facturé 31 300 € sans malus ! Entre ces deux SUV familiaux à sept places, le match ne fait que commencer…

 

Bilan de l’essai 5008 PureTech 130 EAT6

Un trois cylindres dans un modèle si spacieux ne doit pas faire peur : le 1.2 PureTech 130 meut correctement le grand 5008 qui ne paraît pas sous-motorisé au quotidien. Mieux vaut toutefois cocher la boîte automatique pour s’épargner d’incessants rétrogradages lorsque la voiture est chargée, et garder en tête que la consommation tutoie facilement les 10 l/100 km à bon rythme. 

Peugeot 5008 PureTech 130 jaune profil gauche

Pour le reste, hormis un confort un rien trépidant quand le 5008 roule à vide (et des sièges arrière fermes), le nouveau grand SUV Peugeot frise le sans-faute : espace excellent au second rang, acceptable au troisième, coffre géant et modulable, et une tenue de route qui rendrait jalouses certaines compactes !


> A relire : l'essai du Peugeot 5008 BlueHDi 120

 

On aime

  • Peugeot 5008 PureTech 130 jaune Allure gros plan sur le feu arrière
    Le duo moteur/boîte doux et agréable
  • L’espace intérieur et la modularité
  • La présentation générale et la dotation en finition haute

On regrette

  • Le troisième rang toujours voué à du dépannage
  • Le confort un peu ferme à l’arrière
  • La consommation à surveiller en charge
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Commentaires
Voir tous les commentaires (12)
regis.col197

Vous avez dû bien taper dedans pour avoir de tels consommation non ? le 7l voir 7.5l en conduite coulée me paraitrait plus rationnel non ?

maillard-philippe740

Probablement, le SCx est plus mauvais que le 3008. plus le poids, plus la BVA EAT6, qui coute 0,5 à 1 litre de consommation. Ce moteur est parfait pour une 308 avec EAT6 environ 7 litres. Un parisien me disait :10 l pour son 3008 ES en périurbain. Pour comparer mon Picasso diesel, 150 + EAT6, tourne à 6,5 litres, sur Paris + 50 Kms autour.

pierrot71

Moteur 3 cylindres essence très désagréable à conduire manque de puissance en premier et en deuxième = prix du litre d'essence encore supérieur au gasoil mais surtout consommation en hausse d'environ deux litres par rapport à un diesel de meme puissance Je vous laisse la conclusion mais un conseil loué ,seulement ,un jour un trois cylindre essence et vous verrez!!!

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