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Essai Range Rover Velar : notre avis sur le diesel 240 ch

Land Rover Velar rouge avant gauche sur route
Le Range Rover Velar dispose de trois motorisations diesel : quatre cylindres pour le D180 et ce D240, six cylindres pour le D300.

4,80 m de long, 1 853 kg sur la bascule, 61 700 € minimum, et pourtant : en version D240, le nouveau Land Rover Velar se contente d'un diesel à quatre cylindres seulement. Suffisant pour honorer son statut de SUV haut de gamme ? Réponse dans cet essai du Range Velar D240.

Voiture à l'essai : Land-Rover Range Rover Velar D240 BVA8

À partir de
61 700 €
1 873 € de malus

Page 1Essai Range Rover Velar : notre avis sur le diesel 240 ch 

A quoi sert le Velar, sixième SUV de la gamme Land Rover ? Sur le papier, à rien : il mesure juste 6 cm de moins qu’un Range Sport. Repose sur une plate-forme pas franchement taillée pour le baroud (celle du Jaguar F-Pace). Pratique des tarifs bien plus élevés que ceux de son cousin. Mais réclame encore le GPS en option sur la finition de base facturée 61 700 € en D240.

Land Rover Velar rouge arrière droit

Seulement voilà : comme l’Evoque à sa sortie, ce Land Rover ne s’explique pas. Il s’admire : vitrages latéraux minces, poignées de portes érectiles, jantes culminant à 22 pouces. Et, à bord, une batterie d’écrans haute résolution dignes d’un film d’anticipation. De quoi éloigner le Velar du commun des SUV, et endormir ses fans, capables de signer le bon de commande sans même regarder l’addition.

 

Concurrence et prix Range Velar D240

Les prix du Velar D240 oscillent entre 61 700 € et 85 800 €, hors malus et hors options. Des tarifs étourdissants pour une version diesel à quatre cylindres, surtout comparés à ceux des concurrents haut de gamme : un Jaguar F-Pace D240 démarre dès 53 760 € et un Porsche Macan S diesel 258 ch (à moteur V6), dès 63 755 €.

Jaguar F-Pace
Jaguar F-Pace
Porsche Macan
Porsche Macan

Par rapport au V6 diesel "D300" essayé lors de notre première prise en main du Velar, ce 4 cylindres biturbo de 240 ch permet toutefois de réduire la note : 8 000 € économisés au total, en additionnant l’économie à l’achat (5 800 €) et à l’immatriculation (malus inférieur de 2 177 €). Reste à savoir si ce bloc à quatre cylindres, certes puissant, jouit d’une noblesse nécessaire pour mouvoir un SUV si onéreux…

 

Au volant du Range Rover Velar D240

Jaguar F-Pace, où es-tu ? Si le Velar lui emprunte sa plate-forme, le Land Rover présente un environnement totalement différent : écrans centraux géants sur deux niveaux, matériaux plus cossus, position de conduite plus haute, meilleure sensation d’espace grâce à une planche de bord moins envahissante. Un écart qui s’amplifie encore, une fois en mouvement…

Land Rover Velar vue embarquée

Sur route ainsi, le Velar n’aime pas être brusqué : sa direction manque de ressenti, ses pneus chantent rapidement en virages bitumés, et l’endurance moyenne de son freinage interdit toute descente de col « musclée ». Malgré des traits (et un cousin Jaguar) dynamiques, le Range préfère la balade paisible, où il excelle... surtout s’il a coché la suspension pneumatique à 1 654 €.

Avec la suspension pneumatique optionnelle, le Velar confine au tapis volant

Là, cet auguste SUV confine au tapis volant : petites aspérités en ville, grosses déformations sur route, rien ne perturbe le Velar à suspension pneumatique, qui ne « pompe » en mode confort ni ne trépide en mode sport. Voilà une option indispensable, qui sait élever la garde au sol à 25 cm sur chemins creux (21 cm avec la suspension classique), ou l’abaisser pour faciliter l’accès à bord ou aux parkings bas de plafond.

Et ce diesel alors ? Pas un mauvais bougre ! Logiquement moins onctueux que le V6 diesel, il ne présente pas les défauts habituels des 4 cylindres : bonne souplesse à bas régimes, arrivée progressive de la puissance, vibrations bien contenues près du ralenti. Et une sonorité discrète, à l’accélération comme à vitesse stabilisée sur autoroute, sauf à écraser la pédale de droite comme un sourd au-delà de 3 000 tr/min.

Land Rover Velar rouge face avant

Une opération rarement utile, grâce à la bonne réactivité de la boîte à huit rapports et la santé suffisante du moteur pour déplacer les 1 840 kg de l’ensemble. L’ultime avantage du 4 cylindres concerne sa consommation : 8,3 l aux 100 km relevés à 130 km/h sur une autoroute légèrement vallonnée. De quoi espacer les ravitaillements de cette singulière machine à voyager…

 

A bord du Range Rover Velar 2017

Land Rover Velar planche de bord
Finition impeccable et lignes horizontales rappellent les autres Range Rover. Pas la console centrale, et son duo d'écrans géants superposés...
Land Rover Velar console centrale carto GPS
Navigation GPS, modes de conduite, ventilation, réglages des sièges, tout se commande depuis les écrans, ou les molettes dont la fonction évolue au gré des affichages retenus. Cela réclame un temps d'adaptation...
Land Rover Velar console centrale
Les possibilités d'affichage demeurent si nombreuses qu'il est possible de projeter... trois fois la même fonction sur les trois écrans différents (en incluant les compteurs 100% numériques)
Land Rover Velar banquette
Bel espace aux jambes, dossiers inclinables dès la finition S : la banquette réserve un excellent accueil... à condition de voyager aux places latérales.
Land Rover Velar coffre
Les dossiers (40/20/40) se rabattent via deux manettes près de l'entrée du coffre. A 558 l, le volume "mini" suffit pour quatre mais n'a rien d'extra pour un SUV de 4,80 m...

 

Bilan de l’essai Range Rover Velar D240

Inutile d’insister sur les tarifs assommants du Velar. Ses traits inimitables et son habitacle bardé d’écrans suffiront à hypnotiser ses fans qui, à l’usage, resteront séduits par ses prestations : moteur D240 performant et discret, habitacle accueillant pour quatre, confort royal avec la suspension pneumatique. Et un coût à l’achat inférieur de 8 000 € par rapport au Velar D300, qui laisse de quoi puiser dans le profond puit d’options…

Land Rover Velar rouge arrière gauche sur route

 

On aime

  • La présentation tirée à quatre épingles
  • Le diesel performant, discret et plutôt sobre
  • Le confort royal avec la suspension pneumatique

On regrette

  • Le prix très, très élevé
  • Les commandes et nombreux menus sur écrans, pas faciles à utiliser en roulant
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Commentaires
Phil1963

Pourquoi les constructeurs continuent à faire du DIESEL ? alors que nos chers amis politiciens bien pensant ! nous TAXENT et interdisent le DIESEL de manière progressive et ce de plus en plus contraignante d'ici 2020-2025 ? Bref quand une vielle poubelle essence pourra être admise dans les grandes villes, nos diesel plus récent ne le pourront plus chercher l'erreur ! Pourquoi alors ne pas permettre aux propriétaires de "faire une mise à jour" chez le constructeur ? un moteur à explosion reste toujours un moteur à explosion ! Je ne sais pas avec de nouveaux filtres plus performant, adjonction de AD-BLUE comme les camions ou autres nouvelles techniques ? TOUT le monde ne peux s'acheter une nouvelle voiture après 7 ans dans mon cas (euro 5) C'est une aberration, ras le bol d'être la vache à lait de l'état ! qui en profite pour créer de nouvelles amendes et taxe d’admission dans nos villes.

bernard38520

Il y a des marques qui se la "pètent " dans leurs tarifs d'autres qui pensent que c'est dans le prix en pensant que plus c'est cher mieux c'est ; mais dans tous les cas " vend qui veut achète qui peut "...

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