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Essai Toyota Yaris 2017 : notre avis sur la nouvelle Yaris 1.5 VVT-i

toyota yaris 2017 blanche
Aujourd'hui, nous prenons le volant de la Toyota Yaris dans sa nouvelle version essence 1.5 VVT-i de 110 ch. Un moteur qui va à contre-courant de la tendance puisqu'il ne dispose pas de turbo.

La Toyota Yaris inaugure un nouveau moteur à essence 1.5 VVT-i en 2017. Ce bloc va à contre-courant de la tendance en faisant l'impasse sur le turbocompresseur. Au détriment de l'agrément de conduite ? Réponse après 1000 km au volant de la Yaris 1.5 VVT-i 110.

Voiture à l'essai : Toyota Yaris 110 VVT-i Collection

À partir de
19 200 €
ni bonus
ni malus

Page 1Essai Toyota Yaris 2017 : notre avis sur la nouvelle Yaris 1.5 VVT-i 

Renault Clio, Peugeot 208, Citroën C3, Ford Fiesta ou encore Volkswagen Polo, toutes les citadines polyvalentes sont passées par la case du « downsizing » ces dernières années. Cette technique consiste à réduire la cylindrée des moteurs pour réduire la consommation et les émissions de CO2. Toutes ? Pas la Toyota Yaris, qui a troqué son 1.3 VVT-i pour un nouveau 1.5 VVT-i.

Un moteur plus gros donc, mais surtout atmosphérique. C'est à-dire qu'il ne dispose pas de turbocompresseur. Là encore, Toyota va à contre-courant des constructeurs européens, qui compensent la perte de cylindrée par la suralimentation.

Moteur 1.5 VVT-ie de la toyota yaris
Plutôt que de reprendre le petit 1.2 turbo du C-HR, Toyota a préféré développer un nouveau moteur pour la Yaris. Ce 1.5 VVT-i atmosphérique délivre une puissance correcte de 110 ch mais manque de couple (136 Nm).

Sur le papier, ce 1.5 VVT-i affiche une puissance correcte de 110 ch, mais délivre un couple maxi très faible (136 Nm) et très haut perché (4 400 tr/min). A titre de comparaison, le 1.2 Puretech 110 du groupe PSA affiche un couple de 205 Nm à seulement 1 500 tr/min et le 1.0 EcoBoost 100 de la nouvelle Fiesta, de 170 Nm à 1 400 tr/min.

Si Toyota a fait l’impasse sur le turbo, ce n’est pas par souci d’économie. Le constructeur a préféré améliorer le rendement de son moteur plutôt que de passer par la suralimentation. Ainsi, en augmentant le taux de compression à 13,5:1 (proche d’un moteur diesel) et en réduisant les frottements mécaniques, les ingénieurs nippons sont parvenus à obtenir un rendement thermique de 38,5 %. Sachez que le rendement d’un moteur essence se situe normalement autour de 20%.

Toyota a préféré améliorer le rendement thermique de son moteur plutôt que d'avoir recours à la suralimentation

L’autre secret du 1.5 VVT-i, c’est sa nouvelle distribution variable qui permet de passer du cycle Otto, très courant dans l’industrie automobile, au cycle Atkinson, utilisé par les modèles hybrides de Toyota. Ce dernier mode permet de réduire la consommation en retardant la fermeture des soupapes d’admission.

Vous êtes complètement largué ? C’est normal, mais la vidéo ci-dessous va vous permettre de mieux comprendre…

Maintenant que vous avez tout compris, il est temps de passer à la pratique pour savoir ce que vaut vraiment cette Yaris 1.5 VVT-i.

 

Prix Toyota Yaris 1.5 VVT-i

Avant de prendre le volant de la Yaris 1.5 VVT-i, parlons prix. La citadine japonaise est disponible dès la finition France, au tarif de 16 800 euros avec la boîte manuelle, soit 1 150 euros de plus que la Yaris VVT-i 69 à version équivalente.

La Yaris Collection est très généreuse côté équipement. Elle soigne aussi son look

Notre version à l’essai en finition Collection coûte 19 200 euros. A ce prix-là, la dotation de série est généreuse, avec notamment les 7 airbags, la climatisation automatique bizone, le système multimédia « Toyota Touch 2 » avec écran tactile de 7 pouces ou encore les quatre vitres électriques. On retrouve aussi de nombreux équipements de sécurité (lecture des panneaux de signalisation, alerte de franchissement de ligne, signal de freinage d’urgence).

toyota yaris 2017 blanche vue arrière
La Yaris Collection se démarque par son toit, ses coques de rétroviseur et ses montants de couleur différente de celle de la carrosserie.

La Yaris Collection soigne également son look avec, toujours en série, un toit et des montants de couleur dissociée de celle de la carrosserie, une calandre noir laqué, des jantes spécifiques (baptisées « Washiba ») et des vitres arrière surteintées.

Notre modèle d’essai dispose de quelques options, dont certaines appréciables comme le toit panoramique (600 euros, non ouvrant), les radars de recul (300 euros) et le pack Zen (500 euros) avec l’accès et démarrage sans clé, l’allumage automatique des phares, les rétroviseurs rabattables électriquement et le rétroviseur intérieur anti-éblouissement.

 

Au volant de la Yaris 1.5 VVT-i

Il est plus que temps de prendre le volant de notre Toyota Yaris. Au démarrage, le 1.5 VVT-i se distingue par son absence de bruit et de vibrations. Un bon point qui en cache un moins bon : l’embrayage. Le manque de progressivité de la pédale fait qu’il est difficile d’éviter les à-coups, voire de caler si vous n’accélérer pas suffisamment.

Julien Sarboraria au volant de la toyota yaris 2017

Cette Yaris est clairement dans son élément en zone urbaine. Le moteur fait preuve d'une bonne souplesse et la consommation est raisonnable, compte tenu de la cylindrée. Dommage que la pédale d'embrayage manque de progressivité.

Hormis ce désagrément, la Yaris se montre à l’aise en ville. Le moteur fait preuve d’une bonne souplesse grâce aux premiers rapports courts et la boîte, bien guidée et aux débattements assez courts, est agréable à utiliser. Ajoutez à cela une consommation raisonnable (environ 6,5 l/100 km), les qualités habituelles de la Yaris (position de conduite en hauteur, bonne vision périphérique, direction légère) et vous avez là une voiture très agréable à utiliser en milieu urbain.

Cette Yaris devient vite pénible sur les voies rapides.

Les choses se gâtent en arrivant sur les portions rapides. Les derniers rapports assez longs obligent à grimper dans les tours pour aller chercher les chevaux. Ce type de conduite est peut-être sympa au volant d’une petite GTI, mais devient vite pénible en Yaris, qui n’a d’ailleurs rien d’une sportive : performances moyennes (0 à 100 km/h en 11 s), prise de roulis dans les virages.

toyota yaris 2017 blanche avant
La Yaris 1.5 VVT-i n'offre pas le même agrément sur voies rapides. Son cruel manque de couple et ses performances moyennes obligent à jouer du levier de vitesses à la moindre pente. De plus, l'insonorisation est moyenne.

Le plus dur est ensuite de conserver sa vitesse de croisière. Le moindre relief sur la route ou le besoin d’effectuer un dépassement se solde par la nécessité de « tomber » un ou deux rapports, à cause du manque de couple. C’est fatiguant, d'autant que le hurlement du moteur vous fait passer pour un fou du volant auprès de vos passagers !

 

Dans l'habitacle de la Toyota Yaris Collection

Intérieur toyota yaris 2017
Bienvenue à bord de la nouvelle Yaris, dans sa version restylée au printemps 2017. L'ergonomie est bonne mais la présentation n'est pas très joyeuse. Il est cependant possible d'avoir un bandeau de planche de bord d'une autre couleur (rouge, bleu...).
Aérateur toyota yaris 2017
Sur cette finition Collection, la qualité perçue est assez bonne avec la présence de plastiques moussés.
Compte-tours toyota yaris 2017
C'est classique mais très lisible. Même de nuit avec les aiguilles bleues.
Places avant toyota yaris 2017
La position de conduite est assez haute. Dommage que le réglage du volant manque d'amplitude.
Places arrière toyota yaris 2017
L'habitabilité aux places arrière est correcte compte tenu du gabarit de la voiture (3,95 m).

 

Concurrence de la Toyota Yaris 1.5 VVT-i

La Toyota Yaris 1.5 VVT-i (3,95 m) ne manque pas de rivales. Sur le marché français, elle doit faire face aux stars nationales que sont les Peugeot 208 (3,97 m), Citroën C3 (3,99 m) et Renault Clio (4,06 m). Pour trouver une version équivalente à la Yaris, il faut choisir le 1.2 Puretech 110 chez Peugeot et Citroën.

citroen c3 2017
Peugeot 208
Citroën C3

Les deux françaises sont plus polyvalentes grâce à leur moteur turbo, et pas beaucoup plus cher : 19 850 euros pour une Peugeot 208 Puretech 110 Allure, contre 19 200 euros pour la Yaris 1.5 VVT-i Collection. La Citroën C3 se révèle même plus abordable, même dans sa finition haut de gamme Shine, proposée à 18 700 euros.

La Yaris 1.5 VVT-i Collection est à peine moins chère que les Peugeot 208 et Renault Clio équivalentes

Du côté de la Clio, elle se mesure à cette Yaris dans sa version 1.2 TCe de 120 ch en finition Intens. Comptez 19 650 euros pour ce modèle avec la boîte manuelle.

Renault Clio 4 grise
Mazda 2
Renault Clio 4

La Mazda 2 (4,06 m) est peut-être la rivale le plus proche de la Yaris. Comme elle, son moteur 1.5 Skyactiv-G fait l’impasse sur le turbo. Mais la Mazda se montre plus homogène grâce à de meilleures performances (0 à 100 km/h en 8,7 s, contre 11 s pour la Yaris). Quant au prix de cette Mazda 2 1.5 Skyactiv-G 115, il s’affiche à 19 950 euros dans sa version luxueuse Sélection.

 

Bilan de l'essai Toyota Yaris 1.5 VVT-i 110

toyota yaris 2017 blanche vue dessus
La Yaris 1.5 VVT-i est à réserver aux automobilistes urbains.

Au final, cette Yaris 1.5 VVT-i souffle le chaud et le froid. Elle est clairement dans son élément en ville, où elle relève agréable à conduire, suffisamment performante et pas trop gourmande.

Mais elle devient vite pénible en dehors la jungle urbaine. Notamment sur les voies rapides où son manque de couple et ses performances moyennes nuisent à l’agrément de conduite et au confort. 

 

On aime

  • Souplesse du moteur en ville
  • Maniement de la boîte manuelle
  • Consommation raisonnable
  • Sonorité moteur agréable

 

On regrette

  • Agrément et relances sur voies rapides
  • Manque de progressivité de l'embrayage
  • Performances quelconques
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Commentaires
Voir tous les commentaires (6)
beniot9888

Quel rapport avec l'essai d'une Toyota atmosphérique ?

beniot9888

Ma meilleure amie à une Yaris "thermique". Elle voulait plutôt une hybride, mais le temps de livraison était trop long pour ses besoins.... Bref. Dire que la qualité des plastiques "des françaises" est plus fragile, c'est clairement être un gros hypocrite. Ceux de la Yaris sont durs, bas de gamme et se rayent.

Wibart

Oui mais les françaises sont plus fragiles, plastique bling bling interieur confort môles son enfin il faut conduire une Toyota pour sentir la différence entre une japonaise aboutie et u e soit disant française que seuls les chauvins aiment. Dans mon hybride j'ai un siècle d'avance et le soit disant bruit n'est rien comparé au diesel.

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