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Essai Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018) : le talent, sans l'esbroufe

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)
Un restylage ? Pas vraiment... Mais le Volkswagen Sportsvan a totalement rénové sa gamme de moteurs à essence : il inaugurera en janvier 2018 un TSI 130 à coupure automatique de cylindres à vitesse constante (de 28 130 à 30 930 €).

Volkswagen est le champion du restylage invisible, et le prouve avec le Sportsvan. L'important se passe à l'intérieur : nouveau TSI 130 qui sait désactiver deux cylindres pour consommer moins.

Page 1Essai Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018) : le talent, sans l'esbroufe 

La célébrissime Golf (4,26 m) se décline en deux versions familiales : break SW (4,57 m), Sportsvan (4,35 m) à banquette coulissante et toit haut (1,58 m). Lancé mi-2014, le Sportsvan a trouvé sa place auprès du public des monospaces compacts : 8e vente du segment cette année, devant l’Opel Zafira ou le Toyota Verso, mais derrière son grand frère Touran (4,53 m). Conformément à la tradition Volkswagen, son restylage est minimaliste : feux de jour à LED autour des phares, bouclier à peine retouché. Mais le Sportsvan en profite pour moderniser son large éventail de moteurs.

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)

Pas de changement au rayon diesel, sinon la disparition du TDI 90. Grand coup de balai en revanche sur toute la gamme essence : adieu 1.2 TSI 85, 1.0 TSI 115, 1.4 TSI 125 et 1.4 TSI 150. La voiture ayant horreur du vide, entrent en piste 1.0 TSI 85, 1.0 TSI 110, 1.5 TSI 150, et sa déclinaison 130 ch que le Sportsvan inaugure. Les TDI 115 et 150 risquent de se sentir un peu seuls, face à une telle armada de jeunes TSI aux dents affutées. C’est un signe des temps : même pour un modèle à vocation routière comme le Sportsvan, la demande en France a basculé en 2017 dans le camp de l’essence. En rénovant du sol au toit sa gamme essence, Volkswagen va hâter le mouvement.


Prix Volkswagen Sportsvan TSI 130

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)
Seul changement, des feux arrière à LED. Hayon quasi vertical, épaules larges, le Volkswagen Sportsvan annonce clairement la couleur : espace à bord et grand coffre.

La gamme des prix Sportsvan s’étend désormais de 21 990 (1.0 TSI 90 Trendline) à 34 500 € (1.5 TSI 150 DSG7 Carat) côté essence, et de 27 540 (TDI 115 Trendline) à 37 610 € (TDI 150 DSG7 Carat) au département diesel. A bien y regarder, à même TDI 115, le Sportsvan a augmenté ses tarifs de 680 € dans sa finition de cœur de gamme Confortline lors de son restylage. Somme raisonnable au regard de l’enrichissement de la dotation : feux de jour à LED, régulateur de vitesse adaptatif, écran tactile porté de 6,5 à 8 pouces, applications Android Auto et Apple CarPlay.

La marche est toutefois haute pour accéder au nouveau 1.5 TSI 130 : 28 130 € en Confortline, soit 1 330 € de plus que le 1.4 TSI 125 qu’il remplace… Il est toutefois une manière de franchir l’obstacle en gardant le sourire : monter encore d’un tout petit cran, jusqu’à Connect, une série spéciale qui n’en a que le nom puisqu’elle est appelée à durer au moins toute l’année 2018. Là, pour 28 330 €, 200 € de plus que Confortline, arrivent GPS, caméra de recul, rétroviseurs rabattables électriquement, surveillance de franchissement de ligne et sellerie spéciale ! La ficelle est un peu grosse. En vérité, la finition Confortline est fictive. Elle ne sert qu’à tirer le chaland jusqu’à l’étage Connect…

 

Au volant du Volkswagen Sportsvan TSI 130

Volkswagen Sportsvan 2018
Direction trop légère, suspensions souples qui s'affaissent dans les prises d'appui : le Volkswagen Sportsvan a privilégié le confort au détriment du dynamisme.

La fée électronique sait aujourd’hui tout faire. Même transformer le Sportsvan en ballerine dans les virages serrés quand il a chaussé une suspension pilotée à cinq modes (option à 1 150 €). Sans cet équipement, le Sportsvan obéit aux lois de la physique : empattement 5 cm plus long, centre de gravité plus haut, il ne saurait réagir avec la vivacité d’une Golf. Ce n’est d’ailleurs pas sa fonction, et Volkswagen l’a réglé en conséquence : suspensions souples pour privilégier le confort, direction légère.

Mieux vaut donc adopter le rythme paisible qui sied au caractère d’un Sportsvan sujet au roulis dès que son conducteur hausse la cadence. Et, sauf pour qui roule essentiellement en ville, économiser 1 770 € en choisissant la BVM6 : la boîte de vitesses à double embrayage DSG7, habituellement si prompte, s’avère ici molle à la reprise.

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)

Le nouveau TSI 130 accomplit bien son travail. Discret, souple et alerte, il amène le Sportsvan de 0 à 100 km/h en 9,6 s, performance honorable pour un monospace compact.  Son prédécesseur 1.4 TSI 125 ne lambinait pas lui non plus en chemin : 9,9 s. La différence est plus nette sur le chapitre de la consommation : 5,1 l/100 km en cycle normalisé pour le TSI 130, 5,5 l pour le TSI 125.

En désactivant deux de ses cylindres à régime constant, le TSI 130 permet au Sportsvan de rester sous la barre du malus 2018 : 116 g. Alors qu’il serait passé à l’amende s’il avait gardé le TSI 125 : 127 g. Hors un léger changement de tonalité du moteur, la mise en sommeil de deux cylindres est imperceptible. Le sentiment est même plaisant quand l’ordinateur de bord la signale au conducteur : bienvenue dans le monde de l’éco-conduite !

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)


A bord du Volkswagen Sportsvan TSI 130

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)
La planche de bord du VolkswageSportsvan diffère légèrement de celle de la Golf : écran multimédia plus haut, encadré par les buses d'aération. Seul changement lors du restylage : l'écran tactile est passé de 6,5 à 8 pouces. Pas de faute de goût ni d'assemblage. Mais pas de franche gaieté non plus...
Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)
Empattement étiré de 5 cm par rapport à la Golf, portes arrière plus longues, banquette coulissante : le Volkswagen Sportsvan sait accueillir ses passagers de second rang.
Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)
Tablettes aviation, ceinture de caisse basse et large surface vitrée pour regarder défiler le paysage : les enfants ont le sourire quand ils voyagent à bord d'un Volkswagen Sportsvan.
Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)
Un des points forts du Volkswagen Sportsvan : le volume de coffre varie de 500 à 590 litres selon la position de la banquette. Un record pour un monospace compact de ce gabarit.


 

Concurrence Volkswagen Sportsvan TSI 130

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)

A sa manière, le Sportsvan est un « crossover », mot adoré par les constructeurs : il défriche un nouveau territoire automobile dans la catégorie des compactes familiales, entre breaks ras du sol et monospaces à toit haut. Ses rivaux viennent donc de deux horizons.

D’une part, les breaks, comme les variantes SW de la Golf (4,57 m, 605 l de coffre, 26 960 € en 1.4 TSI 125 Confortline) ou de la Peugeot 308 (4,59 m, 610 l, 27 350 € en 1.2 PureTech 130 ch Allure). De l’autre, les monospaces comme le Renault Scénic (4,41 m, 572 l, 27 000 € en 1.2 TCe 130 Zen), le Citroën C4 Picasso (4,43 m, 537 l, 28 000 € en 1.2 130 ch Feel) ou le Volkswagen Touran (4,53 m, 834 l, 30 560 € en 1.4 TSI 150 Confortline).

A 28 130 € en TSI 130 Confortline, le Sportsvan n’est pas le mieux-disant du lot. Mais l’emporte par son rapport volume utile/encombrement. Et présente aussi le meilleur rapport prix équipement avec sa série spéciale Connect.
 


Bilan essai Volkswagen Sportsvan TSI 130

Volkswagen Sportsvan TSI 130 (2018)

Sa carrière est discrète : 6 000 ventes cette année en France. Bien moins que Golf (30 000) ou Touran (12 000). Mais pour qui veut davantage d’espace que dans une Golf sans pour autant avoir besoin des sept places du Touran, le Sportsvan représente l’échelon intermédiaire entre berline et monospace compact : face avant et gabarit court d’une Golf, immense coffre grâce à sa banquette coulissante, modularité et vaste espace au rang arrière comme sur le Touran.

Le Sportsvan ne donne pas dans l’esbroufe, ne tente pas de se déguiser en SUV pour monter dans le train de la mode. Il est intelligent, voilà tout : pratique, plaisant à conduire, utile. Et son nouveau moteur TSI 130, à la fois vif et sobre, lui va comme un gant. Seul bémol, le prix : à même moteur et finition, 2 900 € de plus qu’une Golf, et encore 400 € de plus que sa longue version break SW, c’est beaucoup. Mais la série spéciale Connect (28 330 € en TSI 130) vient amoindrir ce défaut.

Pas un cadeau du ciel : une manière pour Volkswagen de rapprocher le tarif Sportsvan de la réalité du marché français. Et pour abaisser la facture, il existe une solution : le 1.0 TSI 110. Il ne démérite pas : 10,7 s de 0 à 100 km/h. Et coûte 26 830 € en Connect.

On aime

  • Beaucoup d’espace pour la famille et les bagages dans un gabarit vraiment compact
  • Sa modularité : banquette coulissante, siège AV droit repliable en option
  • Le punch et la sobriété du nouveau TSI 130

On regrette

  • Le prix, mais la série « spéciale » Connect corrige ce défaut
  • Le comportement un peu pataud, sans suspension pilotée
  • L’austérité du design de la planche de bord
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