Vous êtes ici :

Essai VW Fun Cup 2017 : une Coccinelle avec des ailes

Fun Cup Evo 3 vue avant droit
Nous avons pu tester la dernière évolution de la Fun Cup sur le circuit de Mettet en Belgique, lors d'une journée organisée par le sympathique Volkswagen Belgian Club

Depuis 20 ans, une drôle de Coccinelle baptisée Fun Cup arpente les circuits européens. A quelques jours de la folle épreuve des 25 heures de Spa-Francorchamps, L'argus a pris le volant de sa dernière évolution : 170 ch, 780 kg, et une boite séquentielle comme les « pros » !

Voiture à l'essai : Volkswagen Coccinelle Autres versions

Si la Fun Cup reprend les traits de la célèbre Coccinelle, cette attachante voiture de compétition ne partage rien, vraiment rien avec la mythique Volkswagen. Sa carrosserie ? Simplement formée de trois éléments en polyester. Son châssis ? Un modèle tubulaire avec arceau intégré. Son moteur ? Un 2.0 FSI Volkswagen préparé, crachant 170 ch et implanté en position centrale arrière.

Fun Cup Evo 3 palette au volant

Une évolution mécanique récente, comme l’arrivée de la boîte de vitesses séquentielle Sadev à palettes au volant. Pour l’anecdote, la Fun Cup était mue à sa sortie par un 1.8 remontant à la Golf 1 GTI (!), et s’est un temps convertie… au diesel. Drôle d’engin que cette ancienne Fun Cup TDI !

 

La Fun Cup, combien ça coûte ?

Le tarif de la Fun Cup Evo 3 ici à l’essai dépasse les 60 000 € HT. Un prix qui peut sembler élevé pour cette auto visuellement modeste, mais expliqué par certaines contraintes techniques (boîte séquentielle Sadev, faisceau électrique spécifique, petite série) et pas indispensable pour courir : plusieurs écuries proposent des formules de location.

plsuieurs Fun Cup Evo 3 vue avant
plsuieurs Fun Cup Evo 3 vue arrière

Selon le circuit, il faut alors compter entre 10 000 et 14 500 € HT pour une course (qui comprend la location, l’assistance et le coût d’engagement à la course situé entre 2 300 et 3 700 € HT suivant la piste). Un budget à diviser entre plusieurs pilotes, puisque le championnat Fun Cup se compose de courses d’endurance à courir à plusieurs : entre deux et six conducteurs acceptés par voiture. Sortez les calculettes !

 

Où et quand courir en Fun Cup ?

Le championnat de Fun Cup français existe depuis 2001, et n’est pas le seul en Europe (Belgique, Angleterre, Allemagne…). Pour la 16e saison française, le calendrier compte neuf manches :

  • Miami (28 et 29 janvier). Durée : 3h30 + 6h30
  • Spa-Francorchamps (1er et 2 avril). Durée : 8h
  • Dijon (14 et 15 avril). Durée : 2 x 4h
  • Le Mans (6 et 7 mai). Durée : 8h
  • Magny-Cours (10 juin). Durée : 12h
  • Spa-Francorchamps (7,8 et 9 juillet). Durée : 25h
  • Castellet (9 et 10 septembre). Durée : 8h
  • Ledenon (29 et 30 septembre). Durée : 2 x 3h30
  • Nogaro (21 et 22 octobre). Durée : 8h

L’épreuve phare de la saison reste évidemment les 25 heures de Spa, une date partagée entre les championnats belge, français et anglais. C’est l’une des courses automobiles les plus longues à travers le monde, à laquelle participe certaines « stars » et qui peut compter jusqu’à 155 voitures au départ !

 

Au volant de la Fun Cup Evo 3

Avant même de prendre la piste, la Fun Cup réserve son lot de surprises : la frêle portière s’ouvre en tirant sur un câble, la ventilation se résume à deux tubes PVC coincés dans les vitres latérales, et le siège baquet d’une version monoplace est fixé… en plein centre de l’habitacle (comme une McLaren F1 d’époque, la classe).

Fun Cup Evo 3 poste de conduite
Fun Cup Evo 3 tirette de porte

Notre Fun Cup d’essai, une biplace (qui permet d’emmener des passagers en plein cœur de la course, une autre particularité de la formule !), reste tout aussi dépaysante puisque le poste de conduite migre alors du côté droit. Bouton poussoir pour démarrer, embrayage pour enclencher la première, et nous voilà partis pour cinq tours sur le technique circuit de Mettet, en Belgique.

En piste, la Fun Cup confirme vite sa non-filiation avec la paresseuse Coccinelle d'époque

Avec 170 ch pour 780 kg, la Fun Cup confirme sa non-filiation avec la paresseuse Coccinelle d’époque : le 2.0 atmosphérique prend ses tours avec entrain, les rapports de boîte s’enchainent d’une pichenette sur la palette derrière le volant, et la sonorité envahissante fait se croire dans une véritable auto de course. Cette jolie santé permet à notre choupette des temps modernes de dépasser 160 km/h en bout de ligne droite… où le premier freinage amène dans une nouvelle dimension.

Fun Cup Evo 3 vue de profil gauche
Fun Cup Evo 3 vue arrière

Prévenu de devoir « taper » dans la pédale de freinage dénué d’assistance, je commence par bloquer les roues et me rappelle d’un détail : malgré son châssis tubulaire, ses trains McPherson réglables et sa barre antiroulis à l’avant, la Fun Cup ne chausse pas de pneus slicks de compétition, mais de simples gommes Yokohama de série de 195 mm de large (205 à l’arrière).

Bien moins chers et plus endurants que des "slicks", les pneus routiers de la Fun Cup la rendent aussi plus joueuse en virages !

C’est précisément l’intérêt de l’engin qui, loin d’enfiler les virages comme des perles, réclame un certain doigté pour en tirer la quintessence : nécessaire freinage en entrée de virages pour « charger » le train avant et l’aider à tourner, dosage indispensable de l’accélérateur en appui sous peine de voir partir la puissance en fumée (il n’y a pas de différentiel autobloquant).

Fun Cup Evo 3 vue avant gauche en glisse

On avance ainsi sur le fil, alternant entre sur et sous-virage, pneus hurlant et sourire jusqu’aux oreilles : facile à faire glisser mais demandant de la finesse pour être pilotée proprement, la Fun Cup peut séduire les amateurs comme les initiés… à condition d’avoir de bons biceps.

Sans assistance de direction, les avant-bras « chauffent » rapidement, et l’on admire d’autant plus les concurrents (roulant jusqu’à 25H à seulement trois pilotes !) de cette formule pas comme les autres. Laissez-moi faire quelques pompes, et je reviens !

 

Bilan de l’essai Fun Cup Evo 3

Amusante à regarder comme à piloter, la Fun Cup n’a rien d’une « sous-voiture » de course. Son moteur atmosphérique et sa boîte de vitesse séquentielle performants ne font jamais s’ennuyer en ligne droite, l’équilibre particulier aux limites d’adhérence donne de quoi s’occuper en virages… Et encore, notre essai s’est déroulé en solo, sans les dizaines de furieux tentant de nous faire l’intérieur à l’entame des épingles. On imagine le « pied » pris par les pilotes de ces courses d’endurance, surtout vu la qualité des circuits proposés. La Fun Cup ? Pourvu qu’elle dure !

 

Partager cet article
À lire aussi
Mots clés
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours
L'argus  en kiosque
Nouveau
Recevez notre newsletter !

Nos articles vous intéressent ? Abonnez-vous !

Recevez par e-mail toutes les infos de la Volkswagen Coccinelle