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Facom passe la vitesse supérieure dans le diagnostic

Le Scandiag de Facom est un ordinateur portable dédié au diagnostic électronique. Il est multimarque et offre de nombreuses fonctions avancées. Présentation.

A l'exception de quel-ques rares contrôleurs, il manquait, dans la chaîne du diagnostic, un appareil véritablement polyvalent et multimarque intégrant un lecteur effaceur de codes d'erreur, ainsi que les fonctions d'oscilloscope à double trace, de générateur de signaux et de multitesteur.

Ce nouvel outil, avec ses fonctions avancées, répond parfaitement aux attentes des MRA, carrossiers réparateurs et autres garagistes indépendants. Il traite l'OBD, l'OBD II avec les anciennes cassettes de l'X 800, et l'EOBD avec les nouvelles. Cet appareil récupère des données et permet d'intervenir sur des valeurs mémorisées dans le calculateur, à l'image du régime du moteur, de l'avance, des pressions, des températures... Le Scandiag traite 34 marques d'automobiles par le biais de l'EOBD et 16 marques pour des motorisations à essence et Diesel.

Le nouvel outil mis au point par Facom a été présenté à l'état de prototype lors du dernier Salon Equip'Auto 01. Dans les faits, il ne remplace pas totalement le lecteur effaceur de codes d'erreur X 8000, puisqu'il reprend les mêmes cassettes et utilise sa connectique. Le contrôleur X 8000 devient cependant obsolète pour le possesseur d'un Scandiag, un appareil qui dispose de toutes les fonctions de l'ancien testeur, toujours commercialisé.

Le Scandiag agit aussi bien sur les ports série et parallèle de l'électronique embarquée. Mais il ne remplace pas un bornier, comme celui vendu par Seti, le partenaire de Facom.

L'arrivée du multiplexage explique peut-être que l'industriel français ne se soit pas lancé dans l'étude et la réalisation d'un bornier électronique, intégré à son appareil. Dans la pratique, un bornier utilise des fiches colorées et une documentation technique pour connecter, manuellement, les différents branchements d'un actuateur. Il crée une dérivation des branchements via l'appareil, pour mesurer ses valeurs et pour, éventuellement, le mettre en mouvement. Le bornier ne travaille que sur le port parallèle, comme un simple multimètre. La mise en place d'un bornier informatisé apporterait un confort de travail appréciable, mais apparemment non indispensable dans le cadre du multiplexage.

Dans sa version de base, le Scandiag évolue en simulateur. Il active des actuateurs, compare une courbe relevée sur un véhicule à une courbe de référence résidente en mémoire. Il lui est également possible de mesurer des valeurs transitant dans un faisceau, en utilisant le multimètre intégré.

Mais il ne communique que dans un seul sens, les informations venant du véhicule. Il est incapable, pour des raisons plus politiques (*) que techniques, de charger des données en mémoire vive pour formater ou programmer un calculateur. Il s'agit bien d'un outil polyvalent, et non d'une machine dédiée à un réseau de marque, comme le Diag 3G d'Actia.

Le Scandiag ressemble à un ordinateur portable. Conçu en ABS, donc très résistant, il est équipé de deux protections en caoutchouc pour mieux absorber les chocs. La face avant comporte un écran tactile à cristaux liquides en couleurs. Cette approche évite l'intégration de touches de contrôle, tout en facilitant l'utilisation. On trouve, sur cette face avant, deux fiches pour connecter un multimètre ou une pince ampèremétrique. Rien de plus !

La partie arrière de l'appareil dispose d'un emplacement pour recevoir les cassettes programmes du X 8000. Celles du X 800 semblent désormais dépassées bien que compatibles, car leur champ d'affichage utilise une place réduite sur l'écran avec ses deux lignes de caractères. Les programmes développés par Facom sont dédiés soit à des marques d'automobiles, soit à des fonctions avancées comme le traitement de l'ABS, des coussins gonflables...

Le Scandiag intègre six fonctions différentes et indépendantes des cassettes programmes. Il s'agit du simulateur de sondes et de capteurs. Cette solution permet à l'appareil d'engendrer des signaux, en mémoire, à la place d'un actuateur. Ainsi, le contrôle peut s'exercer sur l'ensemble des éléments d'une chaîne pour déterminer avec précision quel est le capteur défectueux. Les entrées électriques de ce dernier se mesurent aussi à l'aide de l'oscilloscope, en empruntant le port parallèle.

L'oscilloscope est un deux-traces qui affiche jusqu'à quatre traces en simultané : deux en mouvement provenant du véhicule et deux figées issues de la mémoire de l'appareil. Le programme affiche des échelles de mesures dédiées aux composants électroniques. Il est possible de ventiler les valeurs d'une trace et d'en extraire des paramètres comme une tension ou un temps d'injection à un point donné. Cette donnée utilise simplement les fonctions de base d'un voltmètre et d'un ampèremètre. Il peut donc interpréter la température d'une sonde standard, et il est capable de remettre à zéro les voyants de maintenance.

La lecture et l'interprétation des paramètres contenus dans le boîtier électronique s'exécutent parfaitement dans la mémoire vive de l'appareil. Ce dernier pilote des actionneurs, visualise en direct les valeurs des composants d'un véhicule et permet une comparaison avec des données de référence. Les pannes furtives, détectées par le calculateur, se mesurent lors d'essais routiers.

Le programme dispose d'une aide en ligne très performante. Ainsi, l'utilisateur se déplace dans les méandres de l'électronique automobile en touchant du doigt les touches affichées par l'écran tactile. Sa grande convivialité le met à portée d'un mécanicien n'ayant pas les solides connaissances d'un électricien automobile.

Comme à l'accoutumée, Facom a rédigé un mode d'utilisation très clair et très précis. Sa lecture est conseillée, mais elle devient rapidement non indispensable du fait de l'aide en ligne.

Facom a voulu créer un outil évolutif et communicant. Ainsi, une prise a été implantée sur la face avant pour permettre une liaison téléphonique. Elle permettra, lorsqu'elle sera opérationnelle, de remettre à jour les programmes, par Internet ou par l'intermédiaire d'un ordinateur PC par le port PMCIA.

Enfin, ce Scandiag est livré dans une solide mallette de transport. On y trouve différents faisceaux de connexion, une pince ampèremétrique, et les boîtiers de repiquage.

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