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Ferrari confirme officiellement étudier un SUV

Ferrari SUV Concept
Voici la vision réaliste d'un SUV Ferrari par le designer Ahn Dre.

Lors de la présentation des résultats financiers du premier semestre 2017, le PDG de Fiat-Chrysler et Ferrari Sergio Marchionne a confirmé qu'un modèle type crossover ou SUV au cheval cabré était à l'étude, après avoir totalement fermé la porte à un tel véhicule l'an dernier.

Tout le monde ou presque s’y est lancé à corps perdu. La mode des SUV haut de gamme a d’abord percé chez les premiums avec le Range Rover dès 1970 puis s'est amplifié via Mercedes-Benz avec le ML en 1997, suivi de BMW avec le X5 deux ans plus tard, et de l’Audi (Q7).

Elle a grimpé ensuite dans les hautes sphères plus sportives et luxueuses avec le Porsche Cayenne, en 2002, et plus récemment les Maserati Levante, Bentley Bentayga, bientôt concurrencés par le très athlétique Lamborghini Urus et la Rolls-Royce Cullinan l’an prochain.

Ainsi, ne reste plus que quelques rares marques comme Ferrari n’ayant pas cédé à cette tendance devenue réalité, générant une grande partie voire la majorité des volumes chez les marques de luxe ayant franchi le pas. Le cheval cabré a balayé ces dernières années toute idée de crossover ou SUV, jusqu’à ce 2 août. Lors de la conférence téléphonique présentant les résultats du 1er semestre 2017 aux investisseurs, le PDG Sergio Marchionne a officiellement ouvert la possibilité voire la nécessité d'un modèle Ferrari surélevé.

 

« Avec un style Ferrari »

Lors de cette conférence, le dirigeant italien répondait à un investisseur inquiet, lui rappelant ses propos choc de février 2016, juste après l’introduction en bourse : « Un SUV Ferrari ? Il faudra m’abattre avant ». S’il confirme cette punchline, Marchionne y ajoute des précisions intéressantes, commentant qu’il devrait être abattu si sortait « un tel modèle badgé Ferrari ressemblant à un SUV BMW ou même Bentley ». Une porte s’ouvre donc.

« Si nous autorisons les ingénieurs à réinventer le concept d’un véhicule ayant des capacités sur des terrains inexplorés, la réponse est que cela pourrait arriver, mais cela arriverait avec un style Ferrari ». Sur ces dires, nous comprenons que la firme au cavallino rampante s'oriente vers un style proche de celui du Lamborghini Urus, voire du concept Aston Martin DBX.

« Ferrari est reconnu historiquement pour définir ou redéfinir des segments de l’univers automobile. Je pense que l’on doit laisser le temps [aux ingénieurs] de trouver leur créneau et de voir s’ils proposent quelque chose d’original ». Nous avons hâte que le constructeur nous surprenne, mais Marchionne précise d’ores-et-déjà que ce modèle ne sera pas fait pour grimper aux rochers, et visera l'ultra-luxe, loin de "l'obscène" Porsche Cayenne.

Ferrari FF Salon Genève 2011
Ferrari a déjà franchi le pas du break (de chasse) et des 4 roues motrices sur la FF en 2011.

 

Obligatoire pour grandir ?

Soyons francs, Ferrari avoue ainsi à demi-mot déjà étudier son SUV, car nécessaire pour la croissance de la marque. Avec plus de 8 000 unités vendues en 2016 et environ 8.400 attendues cette année, Ferrari reste encore un constructeur dit « exclusif ». Or cela évoluera sensiblement d’ici 2021 puisque selon les analystes de Bloomberg, l’objectif secret est d’atteindre les 15 000 véhicules. Le PDG a cependant nié quelconque but de production, et demandé à patienter jusqu'en 2018 pour le futur plan produit.

Un chiffre ambitieux à prendre avec des pincettes, mais nécessitant l’arrivée de nouveaux modèles. Les actuelles 488 GTB/Spider, F12 berlinetta/tdf, GTC4Lusso, 812 Superfast et la California T bientôt remplacée devront obligatoirement accueillir au moins un nouveau membre de la famille Ferrari, plus populaire afin d’accroître le volume. Une berline n’étant pas à l’étude et l’entrée de gamme Dino à moteur V6 ayant été démentie explicitement par Sergio Marchionne lors de cette même conférence, il ne reste donc qu’un modèle haut perché façon crossover pour remplir les objectifs.

« Il y a un besoin du marché qui est couvert par les autres [constructeurs], ce qui est bête, car notre base de clients nous le demande » ajoute le PDG, « nous devons leur donner un véhicule méritant l’emblème Ferrari en termes de performances et répondant à leurs attentes. Cette voiture n’existe pas aujourd’hui ».

Seule ombre au tableau : ne pas perdre l’exclusivité et l’image de marque, deux facteurs tout aussi importants pour les investisseurs et pour son dirigeant rappelant ne pas vouloir « vendre l’âme de Ferrari ». En tous cas, la majorité acquiesce, l’action ayant grimpé de 20% en un mois sous l’effet de la rumeur et désormais quasi-confirmation du SUV, que le comité de direction n’a pas validé pour le moment.

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Commentaires
PhV333

Quelle horreur ! Le fric, le fric, le fric et encore le fric... Que Mercedes ou Bmw, à la limite Posche se complaisent dans de telles gabegies, passe encore, mais Ferrari....

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