Au risque de ne plus trop ressembler à l'original, si ce n'est par l'esprit, la 500 L voit les choses en grand. Une poussée de croissance en mesure de séduire les familles.
Fiat 500L 1.3 MultiJet II
Avec déjà plus de 800000 exemplaires écoulés en cinq ans, Fiat désire capitaliser sur le succès de la Fiat 500 en déclinant le concept sous d’autres formats et pour d’autres cibles. Sur le plan marketing, la démarche s’inscrit dans les pas de Mini.
Toutefois, contrairement au break Clubman, en découvrant cette première expérience turinoise, on cherche un peu les codes identitaires la reliant à l’icône citadine. Ils sont pourtant bien présents, mais le volume est trompeur. Il est vrai que pour donner à la 500 un caractère familial, il a fallu drôlement pousser les murs.
Espace en pagaille
Pour devenir plus accueillante, la 500 L a emprunté sa plateforme à la Punto, tout en l’étirant dans tous les sens. Côté dimensions, avec 4,15 m de long et 1,78m de large, elle rivalise avec les plus grands des minispaces ; des véhicules qui sont tout à la fois familiaux et urbains (Renault Grand Modus, Citroën C3 Picasso...).
La 500 L met à profit cet encombrement aux limites de la catégorie pour se montrer généreuse en espace habitable. Cinq adultes peuvent aisément y prendre place, bagages compris. La garde au toit est également importante. Un
toit qu’il est conseillé de choisir en verre et panoramique afin de profiter au mieux de la lumière.
L’ambiance intérieure s’inspire assez peu de la 500, hormis dans les coloris. On retrouve ainsi la planche de bord peinte dans la teinte de la carrosserie. Mais c’est à peu près tout. Le traitement est moins nostalgique dans les formes. Moins glamour aussi. Volant et commandes sont plus conventionnels. Le cadran unique, délicieusement rétro, de la 500 a disparu au profit d’un classique bloc de compteurs. Un écran tactile multimédia a fait son apparition, mais il n’intègre pas encore de système de navigation. Ce sera pour plus tard.
On attend d’un minispace qu’il offre un volume de coffre suffisant et qu’il fasse preuve d’ingéniosité dans sa modularité. Question volume, nous sommes gâtés. Concernant la modularité, c’est plus mitigé. Du basculement vers l’avant de la banquette fractionnable et coulissante ne résulte pas un plancher plat. Il faut alors relever celui-ci, comme vous le feriez d’une étagère, pour obtenir une surface plane.
On obtient donc obligatoirement deux compartiments. Ce qui s’avère pratique dans certaines circonstances seulement. Et que faire ensuite de l’encombrant cache-bagages rigide ? Autre bémol, matériaux et finition de la soute sont médiocres. Consolons-nous avec un siège passager avant dont le dossier se replie afin d’obtenir 2,40m en longueur. On peut aussi faire de cette configuration une tablette pour le conducteur.
Plus à l’aise en ville
La 500 L est un délice en ville. Maniabilité et bonne visibilité la caractérisent. Le confort également. La douceur de la commande de boîte participe à l’agrément général. Aucun doute, la 500 L est ici dans son élément.
Nous ne pouvons pas en dire autant dès que l’on s’éloigne des centres urbains. Fiat a clairement préféré le confort à la rigueur du comportement. Sur route, la 500L donne une impression de lourdeur, avec une direction « collante ». Inutile de la bousculer, elle ne sera ni plus agréable ni plus efficace pour autant. Avec le 1,3 litre turbodiesel de 85ch, performances et relances ne sont pas convaincantes.
Le moteur en tant que tel n’est pas en cause. Implanté sur d’autres véhicules (il anime notamment au sein du groupe Fiat la Punto, la MiTo chez Alfa Romeo et l’Ypsilon chez Lancia), il rempli correctement sa mission et son efficience n’est
plus à prouver. Mais il n’est pas dimensionné pour être associé à un minispace de 1315kg à vide, d’autant que la boîte à cinq vitesses ne lui facilite pas la tâche. Sur les rapports intermédiaires, il faut avoisiner les 3000tr/min pour que la 500L commence à sortir de sa torpeur. On n’ose imaginer le caractère fastidieux des reprises avec cinq personnes à bord.
Enfin, à régime élevé, le MultiJet II n’est guère discret. Ce qui ne l’empêchera pas de s’octroyer 70% des ventes de 500L en France, si l’on en croit les prévisions de Fiat. Deux moteurs à essence de 95 et 105ch se partageront le reste des commandes.
Bilan. Ce nouveau modèle n’a de 500 que le nom. Toujours est-il que ce minispace se montre accueillant pour les familles. Malheureusement, dès qu’il quitte la ville, les 85 ch de son moteur diesel 1.3 s’avèrent incapables d’assurer son épanouissement. De quoi militer en faveur des motorisations à essence, ou attendre le 1.6 diesel de 105 ch programmé pour l’an prochain.
ON AIME
L’espace intérieur et l’ambiance pimpante
Le confort
L’agrément en ville
Le coffre modulable
ON REGRETTE
Les sièges arrière une fois repliés
Le cache-bagages rigide
Les prestations routières
Le diesel un peu juste

- Diesel
- 85 ch
- Lancement le 11 octobre 2012
- À partir de 17 650 € (la gamme et les prix 500L en détail)
Avec déjà plus de 800000 exemplaires écoulés en cinq ans, Fiat désire capitaliser sur le succès de la Fiat 500 en déclinant le concept sous d’autres formats et pour d’autres cibles. Sur le plan marketing, la démarche s’inscrit dans les pas de Mini.
Toutefois, contrairement au break Clubman, en découvrant cette première expérience turinoise, on cherche un peu les codes identitaires la reliant à l’icône citadine. Ils sont pourtant bien présents, mais le volume est trompeur. Il est vrai que pour donner à la 500 un caractère familial, il a fallu drôlement pousser les murs.
Espace en pagaille
Pour devenir plus accueillante, la 500 L a emprunté sa plateforme à la Punto, tout en l’étirant dans tous les sens. Côté dimensions, avec 4,15 m de long et 1,78m de large, elle rivalise avec les plus grands des minispaces ; des véhicules qui sont tout à la fois familiaux et urbains (Renault Grand Modus, Citroën C3 Picasso...).
La 500 L met à profit cet encombrement aux limites de la catégorie pour se montrer généreuse en espace habitable. Cinq adultes peuvent aisément y prendre place, bagages compris. La garde au toit est également importante. Un
toit qu’il est conseillé de choisir en verre et panoramique afin de profiter au mieux de la lumière.
L’ambiance intérieure s’inspire assez peu de la 500, hormis dans les coloris. On retrouve ainsi la planche de bord peinte dans la teinte de la carrosserie. Mais c’est à peu près tout. Le traitement est moins nostalgique dans les formes. Moins glamour aussi. Volant et commandes sont plus conventionnels. Le cadran unique, délicieusement rétro, de la 500 a disparu au profit d’un classique bloc de compteurs. Un écran tactile multimédia a fait son apparition, mais il n’intègre pas encore de système de navigation. Ce sera pour plus tard.
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On attend d’un minispace qu’il offre un volume de coffre suffisant et qu’il fasse preuve d’ingéniosité dans sa modularité. Question volume, nous sommes gâtés. Concernant la modularité, c’est plus mitigé. Du basculement vers l’avant de la banquette fractionnable et coulissante ne résulte pas un plancher plat. Il faut alors relever celui-ci, comme vous le feriez d’une étagère, pour obtenir une surface plane.
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On obtient donc obligatoirement deux compartiments. Ce qui s’avère pratique dans certaines circonstances seulement. Et que faire ensuite de l’encombrant cache-bagages rigide ? Autre bémol, matériaux et finition de la soute sont médiocres. Consolons-nous avec un siège passager avant dont le dossier se replie afin d’obtenir 2,40m en longueur. On peut aussi faire de cette configuration une tablette pour le conducteur.
Plus à l’aise en ville
La 500 L est un délice en ville. Maniabilité et bonne visibilité la caractérisent. Le confort également. La douceur de la commande de boîte participe à l’agrément général. Aucun doute, la 500 L est ici dans son élément.
Nous ne pouvons pas en dire autant dès que l’on s’éloigne des centres urbains. Fiat a clairement préféré le confort à la rigueur du comportement. Sur route, la 500L donne une impression de lourdeur, avec une direction « collante ». Inutile de la bousculer, elle ne sera ni plus agréable ni plus efficace pour autant. Avec le 1,3 litre turbodiesel de 85ch, performances et relances ne sont pas convaincantes.
Le moteur en tant que tel n’est pas en cause. Implanté sur d’autres véhicules (il anime notamment au sein du groupe Fiat la Punto, la MiTo chez Alfa Romeo et l’Ypsilon chez Lancia), il rempli correctement sa mission et son efficience n’est
plus à prouver. Mais il n’est pas dimensionné pour être associé à un minispace de 1315kg à vide, d’autant que la boîte à cinq vitesses ne lui facilite pas la tâche. Sur les rapports intermédiaires, il faut avoisiner les 3000tr/min pour que la 500L commence à sortir de sa torpeur. On n’ose imaginer le caractère fastidieux des reprises avec cinq personnes à bord.
Enfin, à régime élevé, le MultiJet II n’est guère discret. Ce qui ne l’empêchera pas de s’octroyer 70% des ventes de 500L en France, si l’on en croit les prévisions de Fiat. Deux moteurs à essence de 95 et 105ch se partageront le reste des commandes.
Bilan. Ce nouveau modèle n’a de 500 que le nom. Toujours est-il que ce minispace se montre accueillant pour les familles. Malheureusement, dès qu’il quitte la ville, les 85 ch de son moteur diesel 1.3 s’avèrent incapables d’assurer son épanouissement. De quoi militer en faveur des motorisations à essence, ou attendre le 1.6 diesel de 105 ch programmé pour l’an prochain.
ON AIME
L’espace intérieur et l’ambiance pimpante
Le confort
L’agrément en ville
Le coffre modulable
ON REGRETTE
Les sièges arrière une fois repliés
Le cache-bagages rigide
Les prestations routières
Le diesel un peu juste
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C'est du Fiat
Voilà qui confirme que la 500 est bien l'exception chez Fiat.
Signaler un abusplutôt Fiat 600 non ??
Rien à voir avec la 500, même l'intérieur c'est plutôt celui de la Panda. Complètement raté le patronyme. Et vu les prestations, encore une chicane mobile sur les routes ...
Signaler un abusplutôt Fiat 600 non ??
Rien à voir avec la 500, même l'intérieur c'est plutôt celui de la Panda. Complètement raté le patronyme. Et vu les prestations, encore une chicane mobile sur les routes ...
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