- Date de sortie : avril 1995
- Date de restylage : non effectué
- Parc en circulation : 2 500
Avec sa Roadster, Smart prétend relancer le petit roadster léger et sympathique tel qu'il existait autrefois. Si l'exercice est louable et le résultat enthousiasmant, son tarif est dissuasif. Mais d'autres constructeurs ont, depuis belle lurette, repris le filon. C'est le cas notamment - dès 1990 - de Mazda avec la MX5 et de Fiat avec la Barchetta en 1995.
Huit ans après sa commercialisation, cette digne descendante des Dino Spider et X1/9 reste désirable avec ses courbes musclées, sa ligne pure et son gabarit compact. D'ailleurs, son style n'a pas évolué depuis son lancement, seul un léger restylage de la face avant est attendu dans les prochaines semaines.
Si la Barchetta est relativement chère en neuf (plus de 20 000 ¤), son antériorité la rend accessible en occasion dans une fourchette comprise entre 7 500 ¤ pour les premiers modèles et 15 000 ¤ pour une version récente. Globalement, ces modèles affichent des kilométrages raisonnables : un roadster ayant peu la vocation d'une routière, nombre de véhicules effectuent moins de 10 000 km par an. Toutefois, pour accéder à un large choix et disposer d'une bonne latitude pour comparer et négocier, il est raisonnable de tabler sur 12 000 ¤.
Ce budget permet en outre d'accéder aux finitions Pack dont
l'équipement comprend l'ABS, la condamnation centralisée, les rétroviseurs et l'antenne de radio électriques. Une dotation qui s'ajoute à l'airbag conducteur, à la direction assistée, aux vitres teintées et électriques à l'avant et à la radiocassette en série sur tous les modèles. Certains sont proposés avec le hard-top optionnel. Un choix judicieux pour ceux qui envisagent une utilisation tout au long de l'année. Enfin, les adeptes de la personnalisation pourront se tourner vers les séries spéciales Edition Limitée et Naxos à la présentation plus flatteuse (lire l'encadré ci-dessous).
Une seule mécanique, le 1.8 à seize soupapes de 130 ch, anime cette vivante deux places aux roues avant motrices. Grâce à un poids dépassant à peine la tonne, les performances sont toniques. La Barchetta atteint ainsi les 100 km/h en moins de 9 secondes et peut flirter avec les 200 km/h. On regrettera, toutefois, un léger manque de répondant du moteur dans les bas régimes (son couple de 164 Nm culmine à 4 300 tr/min). Néanmoins, ce bloc se fait pardonner en régalant les oreilles dans les hauts régimes.
Jambes légèrement allongées, main droite en prise directe avec le levier de vitesses, dos bien calé dans un petit siège baquet, volant situé bien droit : la position de conduite est idéale. Son train avant incisif permet des placements dynamiques et la petite Fiat enroule les virages avec énergie. Bien campée sur ses roues de 15 pouces et fermement suspendue, elle vire avec joie et montrera son caractère sous-vireur si on la brusque. Le freinage autorise un bon dosage et le débattement court du levier de vitesses incite aux changements de rapports à la volée.
Si la Barchetta excelle sur les petites routes sinueuses, elle se montre ennuyeuse sur les grands axes où son niveau sonore élevé dès 120 km/h risque de rebuter les moins avertis.
C'est bien entendu cheveux au vent que le plaisir est maximal, car il faut reconnaître qu'avec la capote déployée, on se sent enfermé dans un habitacle exigu. Une position qui place les occupants en contact direct avec un intérieur au niveau de finition très moyen. Pour prendre l'air au premier rayon de soleil venu, le maniement manuel de la capote ne permet pas, hélas, de ranger le toit en un tournemain depuis l'habitacle. En effet, il faut déverrouiller le couvre-capote depuis l'extérieur pour ensuite glisser le toit en dessous. Une manipulation un peu complexe, mais un désagrément limité en regard du plaisir pris à se glisser à bord d'un roadster qui n'a rien perdu de son authenticité.





















