Depuis près de deux mois, une nouvelle Brava a fait son apparition sur le marché français. Les très légères modifications esthétiques dont elle a bénéficié, calandre chromée, rétroviseurs de la même couleur que celle de la carrosserie, et plastique de planche de bord granuleux, ne lui donnent pas un nouvel aspect, mais elles lui permettent de se prévaloir de la mention « nouvelle génération ». La véritable nouveauté réside sous le capot, en l'adoption d'une motorisation de base intéressante.
Exit l'ancien bloc moteur de 1,4 l à douze soupapes, la Brava hérite de celui de 1,2 l de la Punto, dont la modernité permet de pallier la faible cylindrée. Avec seize soupapes et un double arbre à cames en tête, il met à disposition une puissance comparable, 82 ch au lieu de 80. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, la consommation est, elle, sans comparaison. Le gain est de 1 l aux 100 km en moyenne et atteint même 2 l en cycle urbain.
En contrepartie, il faudra accepter le manque de couple à bas régime : la relance, oui, mais pas avant 4 000 tr/min. Heureusement, les performances ne pâtissent pas de cette léthargie. La Brava bis se permet même de distancer l'ancienne d'une seconde en accélération de 0 à 100 km/h. Performances optimisées, manque de tonus à bas régime, vous l'aurez compris, ce moteur aime à être cravaché. Trop placide en conduite coulée, la Brava 1.2 est plus adaptée à une conduite dite sportive. Le bon père de famille n'y trouvera pas forcément son compte. Mais, avec cette version, Fiat veut « ». Passons sur l'impact esthétique, trop subjectif. Pour le reste, Fiat est plutôt dans le vrai. D'autant que l'adoption de cette nouvelle motorisation s'accompagne d'un enrichissement de l'équipement. Avec une augmentation modérée du prix de vente, 2 100 francs, les petits porte-monnaie apprécieront. De toute façon, ils n'ont plus le choix, la motorisation de base ne s'associe qu'avec la finition SX, le bas de gamme S n'est plus.
Voilà pour ce qui est des changements. Pour le reste, cette Brava demeure une Brava, avec ses défauts et ses qualités. Il faut donc toujours compter sur la souplesse de suspension, qui réagit bien sur les grandes amplitudes, mais qui contient mal le roulis et qui trépide sur les petites irrégularités, sur la direction très assistée, pratique en ville, mais qui ne facilite pas la tenue de cap à haute vitesse et sur l'insonorisation moyenne d'un habitacle spacieux. Mais, quand on est jeune, on s'attarde moins sur ces choses-là. Ce qui compte, c'est de partir vite, pour pas cher, et à plusieurs. En Brava 1.2 SX, quoi !














