- Fiat Idea 1.3 Multijet
4 CV
De 14 515 ¤ à 16 315 ¤
- Renault Modus 1.5 dCi 65
4 CV
De 13 850 ¤ à 15 600 ¤
A Paris, comme à Rome, les rues encombrées laissent de moins en moins de place à la voiture. Les grandes villes en souffrent et les citadines doivent s'y adapter. Afin de limiter leur encombrement au sol, tout en augmentant leur volume intérieur, elles prennent de la hauteur. A ce jeu, la Fiat Idea fait fort. Avec 1,66 m sous toise, elle propose une habitabilité inconnue dans cette catégorie. C'est simple, sortir d'une Punto pour entrer dans une Idea, c'est comme quitter un appartement conventionnel pour emménager dans un loft. L'endroit est lumineux, convivial et plein de rangements.
Renault a suivi la même démarche avec la Modus, si on la compare à la Clio. Sous une allure joviale et maligne, la nouvelle égérie du Losange affiche toutefois des mensurations un peu plus modestes que celles de sa rivale italienne : 1,59 m en hauteur et 3,79 m en longueur (14 cm de moins que l'Idea).
On est néanmoins proche de l'esprit loft et, d'emblée, on se sent bien dans la nouvelle Renault. L'ergonomie générale, les commandes au toucher agréable et la vue panoramique vers l'avant montrent qu'il fait bon vivre ici. Certes, on aurait souhaité un mobilier façonné dans un plastique plus flatteur et davantage de rangements, mais la Modus est ici présentée dans sa version d'accès Pack Authentique. Exit donc la trappe dans le plancher, le couvercle sur la planche de bord ou le coffre à double ouverture. Ces agréments sont réservés aux finitions supérieures.
Généreuse Idea. Dans sa finition comparable, Active, la Fiat Idea dispose de deux boîtes à gants sur la planche de bord, d'une « rigole » bien pratique face au passager avant et de rangements sous le pavillon. Les plastiques sont un peu plus agréables à l'oeil que ceux de la Renault, mais la précision des assemblages fait parfois défaut. Ici aussi, le grand pare-brise offre une large vue vers l'avant, mais la planche de bord plus massive comparée à celle, fuyante, de la Modus entrave un peu le panorama vers la route.
A l'arrière, l'Idea se montre plus généreuse. Grâce à sa longueur supérieure, elle offre un volume de coffre honorable, même avec les sièges entièrement reculés (de 280 à 320 l), alors que celui de la Modus est vraiment juste si on privilégie l'espace aux jambes des passagers (de 198 à 274 l). Outre son meilleur volume de coffre, l'italienne dispose d'une modularité arrière mieux pensée. Les deux sièges latéraux pliables, dont les dossiers peuvent s'incliner, encadrent un « strapontin » qui peut servir, à loisir, d'accoudoir ou de dossier pour accueillir une troisième personne. En bonus, le siège passager avant peut se plier en deux afin de faciliter le transport d'objets longs.
En face, la modularité de la Modus apparaît plus conventionnelle. Certes, sa banquette à l'assise « étroitisable » permet de mieux reculer l'ensemble pour que des adultes puissent y prendre leurs aises, mais la fonctionnalité est finalement assez proche de celle d'une classique banquette 2/3-1/3.
Moteurs sobres. Au moment de quitter la ville, la Modus et l'Idea feront valoir leur sobriété grâce à leur moteur Diesel à injection directe par rampe commune. Dans les deux cas, il est aisé de rester sous les 6 l aux 100 km en conduite routière. Le 1.5 dCi de 65 ch de la Modus est repris de la Clio et son insonorisation dans les bas régimes est appréciable. On n'oublie pas que c'est un Diesel, mais on n'est pas dérangé pour autant par les claquements. C'est moins le cas à bord de la Fiat, dont le 1.3 Multijet de 70 ch tambourine un peu trop au ralenti. Sur autoroute, la tendance s'inverse : le dCi de la Modus se fait plus présent dans l'habitacle quand le Multijet perd de la voix.
Du côté des performances, les différences sont peu perceptibles en conduite classique. La Modus montre plus de souplesse à bas régime et l'Idea s'avère un peu plus à l'aise sur autoroute. Mais il ne faut s'attendre à disposer des performances d'une routière, dans un cas comme dans l'autre. Ces versions diesels d'entrée de gamme permettent de suivre le flot de la circulation sans mal, mais elles n'offrent aucun brio dans les relances. Dans les longues rampes autoroutières, elles peinent à maintenir le rythme imposé. Il sera donc préférable, pour ceux qui comptent multiplier les escapades hors des villes, de se tourner vers les versions 1.5 dCi de 80 ch de la Modus et 1.9 JTD de 100 ch de l'Idea.
Et ce, d'autant qu'une conduite plus dynamique peut s'envisager sans mal vu les prestations de leurs châssis. Surtout celles de la Modus, dont le rapport entre efficacité routière et confort de roulement est un ton au-dessus de celui de la Fiat. La petite Renault s'accommode de toutes les chaussées avec aisance et son comportement sain sécurise le conducteur.
Plus volage sur ses appuis et un peu plus sujette au roulis, l'Idea préfère les grands axes aux petites routes déformées. Sa direction électrique trop assistée ne facilite pas le placement en virage, et elle ferait presque oublier que celle de la Modus (à assistance électrique aussi) n'est pas un modèle de précision.
Modus limitée. Au chapitre des équipements, ces entrées de gamme se montrent assez pingres malgré les quelque 14 000 ¤ à débourser dans les deux cas. Pour une radio CD, une climatisation manuelle ou des antibrouillards, il faudra se tourner vers la liste des options (voir le tableau ci-contre). La Modus Pack Authentique est même limitée au niveau de son enrichissement puisque l'accès à un régulateur de vitesse ou à un système ESP lui est interdit, contrairement à l'Idea. Mais cette dernière est plus chère au départ de 665 ¤. Un écart qui peut sembler anodin, mais, quand on vise une version économique, cela devient vite important.
Au final, si l'Idea est un peu plus onéreuse, elle propose en échange une meilleure habitabilité et des aménagements plus astucieux. Elle peut donc s'envisager comme la voiture unique d'une petite famille. Plus urbaine et agile, la Modus est plutôt destinée à être le second véhicule d'un foyer, même si sa polyvalence est indiscutable. Son Diesel dCi de 65 ch constitue d'ailleurs une bonne entrée en matière pour quitter la ville, mais c'est avec l'esprit champêtre qu'il faudra aborder les escapades du week-end.








































































