Le chef de gouvernement du Land allemand de Rhénanie-Palatinat, Kurt Beck, s'est inquiété vendredi d'une possible fermeture de l'usine de Kaiserslautern en cas de reprise d'Opel par Fiat, après une rencontre avec le patron du groupe italien Sergio Marchionne.
"Le gouvernement régional a les plus grandes inquiétudes concernant un concept qui ne prévoit pas le maintien pour Opel en Allemagne de sa propre production de moteurs", selon un communiqué de l'Etat régional de l'ouest de l'Allemagne, où est installée l'usine de Kaiserslautern. Elle fabrique des pièces automobiles, notamment des moteurs.
M. Marchionne a également rencontré vendredi le chef du gouvernement de l'Etat régional de Hesse (ouest), Roland Koch, où est situé le siège d'Opel, filiale du constructeur américain en difficultés General Motors.
M. Koch (conservateur, CDU) "se réjouit que Fiat s'intéresse aussi à une reprise de parts essentielles d'un nouveau groupe européen Opel".
Il estime que tous les repreneurs potentiels devraient déposer au plus vite leurs concepts auprès de la banque mandatée pour recueillir les offres, afin de permettre "une évaluation équivalente des candidatures".
Le patron de Fiat avait pourtant démenti cette semaine que Fiat voulait fermer un des quatre sites de production en Allemagne.
Le gouvernement allemand, sollicité par Fiat pour apporter des garanties financières au projet de reprise, devrait prendre une décision d'ici à la fin du mois de mai. Le constructeur italien est en concurrence pour un rachat d'Opel avec l'équipementier canadien Magna, qui serait appuyé par le groupe russe GAZ et la banque russe Sberbank.
Selon le quotidien régional Rheinische Post à paraître samedi, Magna, qui prendrait 19,9% du capital d'Opel, et les Russes (30,1%) veulent garder les quatre sites allemands et ambitionnent de former un constructeur germano-russe capable de produire jusqu'à 5 millions de voitures par an. Magna veut présenter son projet au gouvernement allemand le 20 mai prochain, précise le journal.












