FIAT PUNTO EVO 1.4 MultiAir 105 3 portes
- ESSENCE - 105 ch
- NI BONUS NI MALUS
- LANCEMENT LE 22 OCTOBRE
- DE 14 950 À 16 350 €
C'EST NOUVEAU
Fiat offre un restylage et des moteurs inédits à sa polyvalente.
C'était mieux avant », clament parfois les personnes âgées. En découvrant les premiers clichés de la Grande Punto restylée, à vrai dire nous avions la même phrase aux lèvres... Où est passée la bouille de Maserati qui faisait le charme de la petite Fiat ? Mais rapidement, notre rencontre en « tête-à-tête » a balayé nos préjugés. D'abord, sa large bouche scindée en deux parties apparaît moins choquante que sur les photos, voire invisible avec les teintes sombres. Ensuite, les autres modifications, certes légères, modernisent efficacement la ligne : traitement des feux arrière revu, nouvelles jantes, bas de caisse plus affirmés en finition Sport. Et si l'évolution esthétique ne fait pas l'unanimité, une chose est sûre : Fiat n'a pas traité ce remodelage à l'économie.
Plus qu'une calandre
Ainsi, à l'intérieur, la planche de bord est entièrement remaniée. Ses plastiques progressent en qualité, ses assemblages deviennent plus convaincants, l'équipement fait peau neuve. Par exemple, la Punto pique à la 500 l'idée d'un GPS amovible, qui se branche en haut de console ou s'emporte dans un autre véhicule. Un système plus pratique que celui présent sur la Renault Clio, dont le système TomTom reste intégré à la planche de bord. Ailleurs, le pratique « Blue&Me » (kit mains-libres Bluetooth et prise USB), le volant fort bien dessiné et l'excellente position de conduite demeurent... tout comme le manque d'espaces de rangement ou d'aspects pratiques.
La seconde phase de découverte concerne la palette de motorisations. En diesel, arrive une génération de Multijet plus évoluée. Équipée d'un nouveau système d'injection, elle permet à Fiat de promettre moins de bruit, plus de couple, et une consommation réduite par rapport aux anciens blocs. Mais pour une fois, l'évolution la plus significative concerne les moteurs à essence. Le fameux système MultiAir, apparu sur l'Alfa MiTo (lire L'argus n° 4205 du 1er octobre), est disponible sur le moteur 1.4 en deux versions : avec turbo et 135 ch, ou sans et 105 ch. C'est cette dernière qui équipait notre modèle d'essai.
Bon partout
En dépit d'un volume sonore important, ce 1.4 105 ch devient d'ailleurs le bloc à essence le plus recommandable de la gamme : à l'aide d'un système d'admission qui optimise le remplissage des cylindres à tous les régimes, la Punto MultiAir sait faire le grand écart côté fonctionnement. A bas régimes, elle se montre prompte au départ du feu rouge ou en relances dans les bouchons, grâce à sa souplesse étonnante dès 1 500 tr/min. A mi-régime, elle dispose de ressources suffisantes pour mouvoir les 1 060 kg de l'ensemble. A haut régime, lors d'un dépassement par exemple, elle sait grimper jusqu'à près de 7 000 tr/min sans montrer aucun signe d'essoufflement. À la conduite donc, le bilan est positif. A la pompe également, puisque Fiat annonce une consommation de 5,7 l aux 100km en cycle mixte.
Toutefois, cela reste insuffisant pour bénéficier du bonus écologique, alors que les différentes aides aux économies de carburant nous renvoient aux bons vieux cours d'auto-école : un voyant indique le moment adéquat pour passer les rapports, une clef USB enregistre la façon de conduire avant d'offrir des conseils sur ordinateur pour consommer moins, et le système Stop&Start, monté de série, génère des calages fréquents lors des redémarrages voulus rapides. C'est dommage, car ce dernier se montre très doux à la coupure du moteur, contrairement à certains systèmes concurrents.

Il reste possible de le désactiver, ce qui ne rend pas, hélas, les parcours urbains plus agréables. L'épaisseur des montants de pare-brise génère des angles morts importants, le diamètre de braquage est handicapant et la commande de boîte est peu agréable à manipuler.
Ancienne ou nouvelle ?
Puisque le reste de l'auto n'a pas changé, on retrouve par ailleurs les qualités et défauts de la Grande Punto. À savoir un bon niveau de confort grâce à des suspensions filtrant correctement les irrégularités de la chaussée, une habitabilité arrière excellente pour la catégorie, mais aussi une direction peu informative en virages, un comportement routier sans grand dynamisme, ou une modularité à l'ancienne : banquette rabattable en deux manœuvres distinctes, pas de plancher plat possible. Dommage. Alors, était-ce vraiment mieux avant ? Naturellement, non, puisque la Punto Evo a progressé sur de nombreux points sans augmenter ses tarifs.
Et puis, les nostalgiques de l'ancienne calandre peuvent être rassurés : Fiat conserve au catalogue la Grande Punto... non restylée. Le but ? Remplacer la Punto Cult d'ancienne génération en proposant un modèle à prix raisonnable (lire en page 18), uniquement disponible en finition et motorisations d'entrée de gamme (1.2 65 ch et 1.3 Mjet 75 ch). Cela dit, l'économie n'atteint que 300 € par rapport à l'Evo. Dès lors, vive le présent !
Bilan. Plus agréable à conduire grâce à ses moteurs modernes, dans le vent côté équipement au travers de systèmes multimédia et de navigation bien conçus, la Punto Evo est repartie pour un tour. D'autant que, fidèle à sa réputation, elle s'achète toujours à prix doux.
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