- Ford :
Disponible
Moteur : 120 ch
Prix : 19 450 ¤
- Renault :
Disponible
Moteur : 115 ch
Prix : 20 200 ¤
Après le Volkswagen Touran, mais surtout après le renouvellement d'un leader bien implanté, le Renault Scénic, le Ford Focus C-Max avance ses arguments. Avec, en première ligne, une parenté évidente avec la berline dont il découle. La ligne est attirante et s'inscrit sans choquer dans la circulation, au point de ne pas être remarquée quand un Scénic fait encore tourner les têtes. Et c'est un peu le résumé de ce comparatif : Ford tente de s'implanter dans ce segment sans le bouleverser par le biais d'un Focus C-Max convaincant, mais pas aussi innovant que peut l'être un Scénic. Certes, en de nombreux points, il tente de l'imiter, de le surclasser. Mais, à chaque fois, le Scénic y va de sa touche personnelle et profite de sa maturité pour reprendre le dessus. Les exemples sont nombreux et variés.
A commencer par la conception de la partie avant de l'habitacle. Le C-
Max s'inspire assez fidèlement de la partie centrale de la planche de bord intégrant le levier de vitesse du Scénic. Mais, alors que Renault « berlinise » l'assise du conducteur et surélève l'instrumentation, Ford conserve une assise haute qui ne favorise pas la lecture d'une instrumentation située en contrebas. Il en découle une position de conduite certes plus dominante, mais moins reposante. Et, si la planche de bord massive n'appelle pas la critique en termes de conception et de qualité de fabrication, dans l'ensemble, le C-Max fait moins cossu. Le Scénic fait appel à des plastiques souples, même en bas de la planche de bord, à du tissu sur les contre-portes et à du velours sur les sièges.
L'ergonomie est également plus convaincante : toutes les commandes tombent bien sous la main, et les rangements sont plus accessibles, plus nombreux. Ajoutons à cela un miroir de courtoisie pour surveiller les places arrière, des rideaux pare-soleil latéraux, et le Scénic prend son rôle de familiale plus à coeur. Avec, en point d'orgue, une modularité à toute épreuve pour s'adapter aux besoins.
Ford fait, sur ce point, une bonne entrée en matière grâce à un système transformant en peu de manoeuvres l'arrière en une limousine pour deux. Une disposition également possible dans le Renault, mais qui oblige à démonter les trois sièges. Le Scénic rattrape finalement ce handicap en étant plus complet : tous les sièges sont sur glissières, ont un dossier réglable en inclinaison, tiennent tout seuls repliés en position verticale, et le dossier du siège passager avant s'abaisse afin de dégager une longue surface de chargement.
S'il est un secteur où le C-Max n'est pas mené par le bout du nez mais conduit plutôt la danse, c'est sur le plan dynamique. Grâce à un châssis bien calibré et à une suspension bien adaptée à sa morphologie. Le train avant est rigoureux, la direction d'une bonne consistance est précise, le roulis est limité. L'efficacité passe cependant par une suspension assez ferme qui choquera les dos sensibles. A l'inverse, le Scénic est plus tolérant avec les vertèbres, au détriment de mouvements de caisse plus amples. S'il est moins efficace dans les enchaînements et si sa direction est plus lâche, le Renault n'en est pas moins sécurisant et confortable, notamment grâce à une insonorisation plus efficace.
La bonne tenue du C-Max passe aussi par un moteur plus volontaire qui lui permet de hausser le ton quand le Scénic est à la peine et le fait savoir par une consommation moins avantageuse et un moteur trop présent dans l'habitacle à des vitesses autoroutières.
Il reste au Scénic son équipement complet qui gomme sans peine son prix d'achat moins attirant : allumage automatique des phares et des essuie-glaces, climatisation automatique, vitres électriques à l'arrière et frein à main automatique. Certes, cela est aussi l'apanage d'un C-Max, mais en finition Ghia à 20 950 ¤.





















































































































