- Essence - 69 ch -
- Bonus de 700 €
- Disponible. De 8 990 A 11 040 €
Cela ne saute pas aux yeux immédiatement. Mais la nouvelle Ford Ka est bien la cousine technique... de la Fiat 500. Le charme en moins ? Peut-être : contrairement à cette dernière, l'allemande n'a pas repris le style, modernisé, de son aïeule. Elle abandonne donc ses pare-chocs trop grands pour elle et son petit capot bombé, pour adopter les codes du kinetic design, plus dynamique et équilibré, en vigueur chez Ford.
Lors de notre virée urbaine, les passants paraissaient plutôt charmés. Reste à savoir si c'est sa ligne qui plaît... ou la couleur rose « Blush » qui intrigue. Car, comme la 500, la Ka a fait le choix de la personnalisation à l'extrême : coloris flashy et contrastes saisissants, dehors comme dedans ! Un exemple ? Le pack Grand Prix comprend des jantes, une calandre et des bandes peintes en rouge. A bord, même punition sur les sièges, poignées, console et aérateurs. Le pack Digital reprend ce principe, avec des couleurs différentes : ambiance noire, éléments vert pomme !
Trois belles places
Passé la surprise des coloris, l'impression laissée par l'habitacle reste mitigée. On est séduit par l'ergonomie bien pensée, avec des commandes qui tombent bien sous la main. Par la planche de bord creusée côté droit, façon Toyota iQ, qui permet au siège passager d'être avancé pour laisser de l'espace à l'arrière. Une manière habile d'offrir de la place dans un habitacle étriqué, ce que n'a pas réussi la Fiat 500. Hélas, la qualité de fabrication déçoit : les contre-portes, par exemple, présentent des plastiques mal ajustés et non ébavurés, comme si l'auto n'était pas finie. Quant au coffre, son volume est faible et il ne dispose pas de bouton d'ouverture sur le hayon. Agaçant.
Urbaine dans l'âme
C'est dommage car, à l'épreuve de la ville, la Ka se faufile comme une citadine avertie. La direction, légère et directe, se manie du bout des doigts, le diamètre de braquage ridicule et le gabarit lilliputien permettent de se garer dans un mouchoir. La position de conduite haute assure une bonne vision périphérique, et les commandes douces se font oublier dans les embouteillages.
Sur route, la Ka affiche la même assurance. Sa direction apparaît plus consistante que celle de la 500, et sa suspension, grâce à des réglages spécifiques, plus confortable et mieux maintenue. Le moteur, souple et dénué d'à-coups, paraît aussi suffisant, grâce à une boîte tirant court sur notre modèle d'essai. Mais attention : ce ne sera pas le cas sur le marché français. Pour maintenir les émissions de CO2 sous les 120 g et profiter des 700 € de bonus, la démultiplication sera allongée. De quoi réduire la consommation, et surtout le bruit sur autoroute : sur la Ka mise à notre disposition, le moteur braillait à 130 km/h (4 000 tr/min). Espérons simplement que les reprises n'y laisseront pas trop de plumes...

Bilan. Hormis des soucis de finition, et une interrogation sur les reprises avec la transmission allongée, la Ka nous a semblé bien née : maniable, confortable, habitable... et vraiment pas chère ! Reste une politique d'équipement étrange : entre l'Ambiente, abordable mais peu fournie, et la Titanium bien dotée mais plus chère, n'y avait-il pas un juste milieu à trouver ?




































