- FORD KA 1.2 TITANIUM
- ESSENCE - 69 ch -
- BONUS DE 700 €
- DISPONIBLE - 11 040 €
- FIAT 500 1.2 LOUNGE
- ESSENCE - 69 ch
- BONUS DE 700 €
- DISPONIBLE - 13 090 €
Le monde change. Depuis longtemps, lorsqu'une auto un peu chère nous fait envie, il s'agit souvent d'une allemande « premium ». En 2009, ce n'est pas une voiture d'outre-Rhin qui fait flamber les tarifs. C'est une Fiat. Vous savez, cette marque automobile réputée pour ses prix doux... Seulement voilà : la 500, fait craquer tout le monde, et Fiat en profite un peu. Pour cette version 1.2 en finition haute Lounge, elle affiche même un tarif supérieur de 2 050 € à celui de la nouvelle Ford Ka. Leurs entrailles sont pourtant similaires : moteur, boîte et châssis sont partagés par ces deux puces. A quelques détails près. Mais tout de même, 2 000 €, cela fait cher les phares ronds... A moins que ça ne soit pas son seul argument. Aujourd'hui, nous n'allons donc pas nous arrêter au simple prix d'achat. Mais juger quelle voiture coûtera le plus cher sur le long terme : consommation, entretien, revente au bout de trois ans, tout sera pris en compte. A l'arrivée, la plus onéreuse des deux ne sera peut-être pas celle qu'on croit...
A CONDUIRE
Nos deux acolytes ont beau partager les mêmes dessous, des différences apparaissent dès les premiers tours de roues. Car Ford ne s'est pas contenté de « rhabiller » la Fiat 500 d'une nouvelle carrosserie. Réglages des trains roulants et calibrage des moteur, boîte et direction ont donc été améliorés. Sur la route, cela se sent nettement : la suspension ménage à la fois mieux les vertèbres des passagers et maintient plus efficacement les mouvements de caisse. La direction est plus précise, le train avant plus mordant. Lorsque nos citadines évoluent dans les remparts de la cité, c'est pourtant la Fiat qui reprend le dessus. La maniabilité est excellente dans les deux cas, grâce à un diamètre de braquage riquiqui et une position haute qui permet d'appréhender facilement le gabarit de l'auto. Mais la 500 offre des commandes plus agréable : son levier de vitesses est plus précis, et sa direction peut-être adoucie en manœuvre, grâce à la fameuse position « City ». L'italienne est aussi 7 cm plus courte. Lorsqu'il faut se garer dans un mouchoir de poche, mine de rien, ça compte !
A VIVRE
Néorétro pour la 500, futuriste pour la Ka : chaque habitacle étale une personnalité bien particulière. Dans la Fiat, les boutons ronds font craquer, le large bandeau couleur carrosserie sur la planche de bord aussi. Il n'y a que le compteur qui, s'il est esthétique, demande un temps d'adaptation pour distinguer ses multiples informations. Dans la Ka, le dessin général est original et les mariages de teintes dans l'habitacle permettent l'improbable ! Hélas, la finition déçoit, avec des plastiques mal assemblés, mal ébavurés et de piètre qualité. L'ergonomie est aussi en retrait : l'autoradio, placé très haut, oblige à tendre le bras pour changer de station ou forcer le volume. Avec ses commandes au volant de série, la 500 n'a pas ce problème. En finition Lounge, cette dernière offre aussi un toit vitré fixe, qui baigne l'habitacle d'une agréable lumière. La Ka ne le propose pas, même en option. Dans une auto de 3,60 m de long, il ne faut pas s'attendre à loger famille et bagages. Les places arrière, au nombre de deux, ne conviennent donc qu'en dépannage, alors que la mémoire fantaisiste des sièges avant au rabattage agace dans les deux autos. C'est tout de même la Ka qui accueille le mieux le shopping hebdomadaire : grâce à un hayon moins incliné, elle dégage 40 litres de plus en volume. C'est bien. Mais pourquoi ne pas avoir pensé au bouton pour ouvrir le coffre de l'extérieur ou de l'intérieur ? Ici, seule la clef de contact peut le réaliser. Là encore, c'est agaçant au quotidien.
A ACHETER
Nous l'avons vu en introduction : à finition et moteur égaux, la Fiat vaut 2 050 € de plus que la Ka. A ce niveau de prix, cela peut paraître élevé. D'autant que leur moteur est identique et présente des consommations et un bonus écologique similaires. Mais il suffit de détailler la liste des équipements pour comprendre d'où vient l'écart de prix : airbags rideaux et de genoux, commandes au volant, prise USB, kit mains libres Bluetooth, volant cuir et jantes en alliage sont présents dans la Fiat... et en option dans la Ford. En égalisant la dotation, la différence de tarif entre les deux autos se réduit donc à 780 €. C'est beaucoup moins qu'au début, sans oublier que la Fiat offre aussi un toit vitré fixe, indisponible sur la Ford pour le moment, et que ses intervalles de révision sont plus espacés. Le match se joue définitivement lorsqu'on compare les valeurs de revente à trois ans. Grâce à une meilleure image, la Fiat devrait se revendre 1 710 € de plus au terme de cette période. Et le conducteur récupérer en partie ses 2 050 € placés en plus au moment de l'achat. Seulement 340 € de plus sur trois ans pour rouler en Fiat 500, cela coupe court aux doutes, non ?















































