Née durant l’été 1997, la Ford Puma a été développée – économie
oblige – sur une plate-forme compacte existante en misant sur le design. La Fiesta a donc donné ses organes – soubassements, moteurs, planche de bord, etc. –, mais le châssis a été revu pour offrir un comportement plus rigoureux. Parmi les modifications, on note des barres antiroulis d’un diamètre plus important et des voies élargies ainsi que des roues de quinze pouces. L’empattement reste le même (2,45 m). Direction, freins et suspensions ont aussi eut droit à quelques " réglages " optimisant le comportement, typé sportif. Quant au groupe propulseur, outre le Zetec 1.7 VCT à calage variable de la distribution développant 125 ch, on peut opter pour le nouveau moteur de 1,6l à distribution " normale ".
Apparu tout d’abord sur la Focus, puis sur la FiestaS il y a un an, le 1600 Zetec a pour base le 1700 VCT. Réduction de l’alésage, de la course et adoption d’un haut moteur " standard " lui enlèvent une poignée de chevaux (103 ch contre 125 ch) et une pincée de couple (145 Nm contre 157 Nm). Les chiffres d’accélération sont en retrait, avec plus d’une seconde perdue de 0 à 100km/h (10"4 contre 9"2) et une vitesse maximale chutant de 13km/h (190 km/h contre 203 km/h). Les consommations demeurent quasi inchangées, avec une moyenne globale de 7,3l aux 100km.
Presque dégriffée
Par rapport à la version de 90 ch qu’elle remplace, la Puma 1.6i gagne un ABS et un antipatinage de série, qui coûtait à l’époque 4 900 F. Sachant qu’une version de 90 ch – abandonnée depuis septembre 2000 – ainsi équipée coûtait 102 400 F, et que la nouvelle version 1.6i coûte 101 500 F, l’avantage est appréciable. D’autant que cette nouvelle mouture propose 13 ch supplémentaires ! Les esprits chagrins rétorqueront que la Puma n’a pas vu son style évoluer, ni son équipement de série enrichi. On retrouve grosso modo l’ambiance Fiesta avec sa planche de bord sobre et complète et son volant, avec toutefois quelques détails " sport ", comme les compteurs à fond blanc (repris par la Fiesta S) et le pommeau en aluminium.
Les places arrière, pas trop étriquées pour ce type d’engin, permettent d’accueillir deux enfants. La banquette se rabat afin d’augmenter le volume d’un coffre, déjà honorable. Les jantes en alliage restent en option (2 400 F), de même que la radio-CD (2 950 F) ou la climatisation (3 550 F).
Le moteur – développé, rappelons-le, par Yamaha – est du genre pétillant. Les chevaux arrivent sérieusement aux alentours de 2 500 tr/min, et restent sans faiblir jusqu’à plus de 6 000 tr/min. Reprises et accélérations sont, par conséquent, excellentes au regard du poids et de la puissance. La Puma 1.6i est une vraie petite nerveuse qui aime être cravachée. Son feulement rauque est fort agréable, mais sonore à haut régime. Un cœur vaillant servi par une boîte bien étagée au maniement agréable – le pommeau en alu est un régal –, mais qui reste ferme au niveau des verrouillages.
A vive allure en courbe, l’auto a une rassurante tendance au sous-virage, mais il faudra se méfier lors d’un lever de pied brusque. La vivacité du train arrière le rend apte à prendre... les devants ! Le compromis entre confort et tenue de route est de toute évidence fort réussi, et la direction est incisive (moins de trois tours de butée à butée mais un volant non réglable) et un freinage au-dessus de tout soupçon grâce à des disques aux dimensions majorées (mais des tambours à l’arrière !). Bien entendu, le roulis – fort bien contenu – donne une fermeté propre aux sportives, mais ce " défaut " se manifesterait plutôt au niveau des sièges, qui soutiennent par ailleurs bien le corps en virage.
Rigoureuse, vive et amusante, cette Puma " de base " offre un excellent rapport entre prix, performances et présentation, avec un moteur vivant, et une qualité de réalisation qui fait défaut à la concurrence. On regrettera juste d’avoir à recourir à la liste d’options pour l’autoradio...



















