Marasme américain... suite. Après Volvo Global Trucks, c'est au tour de Freightliner, la filiale nord -américaine de Daimler Chrysler, d'annoncer un plan de restructuration drastique. Aux 9 000 suppressions d'emplois de l'an passé vont s'en ajouter 2 700 : 1 600 à l'administration et 1 100 à la production. L'usine de Woodstock (Ontario), qui produit des cars scolaires Thomas Built, va être fermée dans quelques mois.
Au milieu de 2002, l'usine d'assemblage des poids lourds de la marque Western Star de Kelowna (Canada), et celle de pièces détachées de Portland (Oregon) fermeront à leur tour. De 25 000 en 1999, le nombre d'employés de Freightliner passera à 13 300, soit une réduction de sévère de 47 % du personnel. Ceux qui restent vont de plus voir leurs salaires baisser de 5 %. Une charge de restructuration de 330 millions de dollars (environ 362 millions d'euros) sera intégrée dans les comptes du quatrième trimestre. Le géant Daimler Chrysler vise une économie de près de 850 millions de dollars jusqu'à 2004, dont 370 millions, soit près de 10 %, dans les achats de matériaux, et 120 millions, soit 15 %, dans les coûts de production. Après une année 2001 de pertes, Freightliner devrait équilibrer ses comptes en 2002, et dégager un léger bénéfice l'année suivante.
Sur le plan commercial, Freightliner va devoir modifier sa politique de prix. Sa stratégie devra dorénanvant plus se soucier de rentabilité que de course à la part de marché. Bien trop élevés pour le niveau de prix actuel du marché de l'occasion, les engagements de reprise pourraient être revus à la baisse, en incitant les grandes flottes - principaux clients de la marque - à prolonger de un ou deux ans les contrats. Le plan de restructuration inclut bien sûr les provisions nécessaires au financement des retours massifs de véhicules de seconde main, qui correspondent au volume record de ventes des années 1998 à 2000.





































