HONDA ACCORD
- Date de sortie : février 2003
- Restylage : non effectué
- Parc en circulation : 3 000
Honda a soigné la dernière génération de sa berline Accord. Bien née, elle offre enfin un dessin séduisant, après une succession de modèles effacés
. Modernes, équilibrées, dynamiques, ses lignes ne sont pas sans rappeler une de ses concurrentes, la Mazda 6, elle aussi en rupture avec les générations qui l'ont précédée. La carrosserie de l'Accord, très lisse, reflète ses qualités aérodynamiques. Avec un excellent coefficient de pénétration dans l'air (0,26 de SCX), elle est au sommet de sa catégorie. En revanche, cette belle présentation manque de protection face aux accrocs de la conduite quotidienne. La peinture métallisée de série risque d'être écorchée. La réalisation de l'habitacle est classique, mais assez conviviale, avec une habitabilité généreuse et une qualité des matériaux qui rassure au premier coup d'oeil.
Coup de maître. Cette voiture raffinée accueille des motorisations performantes sous son capot. En version à essence, le moteur de 2 l de base développe déjà 155 ch. Aucun risque de tomber sur une version lymphatique... Il est secondé par une version de 2,4 l (quatre cylindres) produisant la bagatelle de 190 ch et offrant des performances de premier ordre : 227 km/h et 7"9 de 0 à 100 km/h. Tous deux sont proposés en boîte automatique.
Mais le gros des ventes d'Accord se fait, naturellement, avec sa version diesel, apparue en décembre 2003. Un Diesel historique car il s'agit du premier moteur à gazole de la maison Honda. Les offres sur d'autres modèles de la gamme étaient des blocs en provenance d'autres constructeurs : PSA, Rover, Isuzu...
Et, pour un coup d'essai, les ingénieurs de la marque japonaise ont fait honneur à leur réputation de motoristes hors de pair. Le 2,2 l tout en aluminium n'utilise pas de technologie révolutionnaire : pas de rampe commune, de cinq vitesses, de 140 ch, ou encore 340 Nm de couple. Rien d'exceptionnel, c'est à l'usage que ce bloc dévoile tous ses talents.
D'abord, il se montre d'une discrétion exemplaire. Pas de vibrations au ralenti, une sonorité des plus discrètes, et des montées en régime volontaires, il y a presque de quoi le confondre avec un moteur à essence... Il est parfaitement secondé par sa boîte 5 traditionnelle, et le calibrage du châssis de l'auto a été remanié en conséquence pour optimiser le comportement (contrôle électronique de trajectoire en série). Un résultat surprenant qui procure au conducteur un excellent agrément de conduite et un grand confort.
A la pompe, celui-là ne manquera pas de constater la consommation ridiculement basse : 5,4 l aux 100 km en cycle mixte normalisé. Question dotation, cette Honda ne trahira pas la réputation des japonaises tout équipées. La version de base, nommée Sport, comprend déjà l'essentiel, à l'exception étrange de l'ordinateur de bord et de l'allumage automatique des phares, inexistants sur ce modèle, toutes finitions confondues. Autant que possible, préférer une finition Sport Navi, incluant un système de navigation (comme son nom l'indique). En finition haute Executive, la sellerie en cuir rehausse l'impression de haut de gamme donnée aux passagers. De quoi renforcer le raffinement de cette familiale à part et finalement très homogène.



















































