- Disponible
- Moteurs à essence 2 l de 155 ch ou 2,4 l de 190 ch
- Prix : 24 600 ou 31 200 euros
Le break Honda Accord Tourer est un des rares modèles à présenter un empattement allongé, ici de 5 cm, pour une longueur augmentée, elle, de 8,5 cm. Cela profite naturellement à l'habitabilité des places arrière et au coffre dont la capacité initiale passe de 459 l, sur la berline, à 576 l sur le break. Pour la banquette arrière 2/3 1/3, Honda reprend l'astucieux système de basculement inauguré par la Renault 25 en son temps. D'une seule main, la manoeuvre de rabattement du dossier provoque le relevage mécanique simultané de l'assise grâce à l'action d'un vérin pneumatique de liaison. Une fois repliée, cette banquette dégage un plancher plat d'une longueur de 1,82 m avec un logement d'un volume de 43 litres situé à l'étage inférieur pour la roue de secours, encadré de deux cavités avec couvercle séparé. Signalons que l'ouverture de ces deux cavités ne s'effectue qu'en soulevant le plancher de coffre. Maladroit !
Si on y ajoute la commodité du hayon à ouverture, par télécommande, et fermeture, par interrupteur ou télécommande, assistée électriquement, la Honda Accord Tourer est un vrai break qui privilégie le volume intérieur. Malheureusement, il le paie par un embonpoint de 150 kg, ce qui n'est pas sans altérer les performances, surtout avec la transmission automatique. Ainsi, par rapport à la berline, cette version perd 15 km/h en vitesse de pointe et une seconde pour passer de 0 à 100 km/h. Des faibles valeurs, mais qui représentent beaucoup en termes d'agrément de conduite, lors d'un dépassement, par exemple.
La souplesse étonnante des moteurs équipés d'un système de commande variable des soupapes agissant en fonction de la charge et du régime fera préférer la boîte de vitesses mécanique à la transmission automatique dépassée. Ainsi, la boîte à six rapports, couplée au moteur 2.4i, permet de rouler à 90 km/h au régime de 2 100 tr/min, à 110 km/h à celui de 2 750 tr/min, et à 130 km/h à 3 200 tr/min en sixième et de relancer sans changer de rapport. Avec une boîte à cinq rapports seulement, la version de 2 l offre sensiblement le même agrément, mais avec des reprises paresseuses.
Délaissant l'essieu arrière multibras au profit de triangles superposés avec ressorts et amortisseurs découplés, le break Accord Tourer reste tout aussi efficace, confortable, silencieux et agréable que la berline. Une visibilité médiocre vers l'arrière handicape les deux versions tandis qu'on reprochera à la 2.0i Sport de ne pas disposer d'un ESP, même en option ; et à la 2.4i, d'obliger à monter exagérément en gamme et en prix pour bénéficier d'un surcroît de puissance de plus en plus inutile en ces temps de répression.
Vraiment performante et agréable, l'Accord Tourer 2.4i pousse au crime avec sa boîte de vitesses à six rapports, et à la consommation en intégrant un équipement luxueux et très complet. Plus raisonnable, presque placide en comparaison, l'Accord Tourer 2.0i reste finalement la plus compétitive et, une option très cohérente pour des gens qui ne font pas un fort kilométrage annuel.





























