Honda Civic Hybrid
- Disponible
- Moteur à essence de 95 ch + électrique de 20 ch
- 5 CV
- A partir de 23 900 €
Toyota Prius
- Disponible
- Moteur à essence de 77 ch + électrique de 68 ch
- 4 CV
- A partir de 25 050 €
Il n'y a pas que Toyota et sa marque de haut de gamme Lexus pour maîtriser les subtilités de la propulsion essence et électricité sur notre marché. Avec la version IMA de sa Civic, Honda est présent depuis fin 2003 sur ce secteur. Vous ne le saviez pas ? Pas étonnant : seulement 99 modèles ont trouvé preneur, contre... 3 200 Prius depuis 2004 !
Pour ne pas laisser à Toyota le titre de champion de la voiture écologique et tenter une percée plus convaincante, Honda renouvelle sa proposition avec ce modèle. Comme sa devancière, la Civic abandonne sa carrosserie à cinq portes connue en Europe, et revêt une robe beaucoup plus classique. Il s'agit en réalité de la version tricorps commercialisée en Asie, qui dispose d'un coffre plus à même de loger les encombrantes batteries. A l'arrivée, nous voici en présence d'une Civic Hybrid esthétiquement banale à la technologie futuriste, alors que le modèle récent à cinq portes affiche une ligne high-tech et... un simple moteur thermique. Etrange paradoxe.
Sa rivale du jour n'est pas beaucoup plus originale. Avec un dessin pla
cé sous le signe de l'aérodynamisme, la Prius se contente d'un style fluide, peu ostentatoire. Sur la route, personne ne les remarque. Une fois derrière le volant, il en va tout autrement.
Moteur.
Oubliez tout ce que vous connaissez des voitures classiques. Ici, chaque embouteillage devient - presque - un moment de calme. En ville, à bord de la Prius, le stress n'existe plus. La raison de ce bien-être ? Le moteur électrique, pardi ! Capable de fonctionner de manière autonome, il fait régner dans l'habitacle un silence de cathédrale. Si l'on souhaite davantage de puissance, le moteur thermique se réveille, sans à-coups, et prend le relais. A l'usage, on se surprend à accélérer le moins possible pour ne pas risquer de le réveiller, et garder ainsi la quiétude du fonctionnement 100 % électrique.
Malheureusement, dans la Civic, tout n'est pas si... vert. Bien sûr, le moteur se coupe à l'arrêt. Mais il se remet en route dès que l'on enlève le pied du frein. Il n'y a guère qu'une seule situation où il fonctionne seul : sous 50 km/h, une très douce pression sur l'accélérateur suffira à maintenir la voiture sur son élan. Inutile de pré
ciser que ce cas reste plutôt rare. En ville donc, la Prius l'emporte haut la main, tant en agrément qu'en consommation. Sur la route en revanche, les écarts se resserrent nettement. Le fonctionnement des deux véhicules reste très similaire, et ressemble à n'importe quel véhicule à boîte automatique. Le moteur électrique ne vient en renfort que lors d'une forte sollicitation de la mécanique, un dépassement par exemple. Le reste du temps, il est « en veille », ou en profite pour recharger ses batteries.
Châssis.
Au volant de ces douces berlines, rien n'incite à adopter une conduite dynamique. De plus, leur utilisation se justifiant principalement en milieu urbain, nous ne nous attarderons pas sur ce chapitre. Le comportement des deux voitures se montre sécurisant en toutes circonstances. Un bémol toutefois : le freinage de la Civic, aussi efficace soit-il, présente un ressenti étrange, dû à l'absence de liaison mécanique entre la pédale et le circuit de frein. Sachez enfin que le confort n'est pas le point fort des deux aut
os. Les suspensions, plutôt sèches, tranchent avec le bien-être qui règne dans l'habitacle.
Vie à bord.
Dans l'habitacle justement, la Civic retrouve un peu de « gènes » européens. Son tableau de bord à deux étages est toujours aussi surprenant, avec un zeste de gaieté supplémentaire. Il abandonne les teintes sombres au profit de plastiques plus clairs, toujours de bonne facture. C'est sur ce point que la Prius mériterait de progresser. La qualité des matériaux utilisés demeure moyenne, chose difficile à accepter pour une familiale dont le prix de base dépasse tout de même les 25 000 €. Elle se rattrape au niveau de l'habitabilité : à l'arrière, on se croirait dans une petite limousine tant la place pour les jambes est importante ! Même constat pour la largeur aux coudes, devant comme derrière. La Civic, un peu moins bien lotie, n'a pourtant pas à rougir. Elle offre des sièges mieux dessinés, et une habitabilité satisfaisante.
Terminons avec le point noir des deux habitacles : le volume du coffre, qui fait les frais de la présence des batteries. La Toyota se sort mieux de cette situation, puisqu'elle loge ces dernières sous le plancher du coffre, rendant alors possible le rabat des sièges arrière si l'on souhaite charger des objets encombrants. La Honda, elle, ne vous le permettra pas : placées derrière le dossier de la banquette, les batteries empêchent toute notion de modularité. C'est le prix à payer pour disposer d'une telle technologie.
Budget.
Puisqu'on parle de prix, attardons-nous sur les tarifs. En finition
de base, la différence s'élève à 1 150 € en faveur de la Civic, qui s'affiche à 23 900 €. Pour cette somme, l'équipement s'avère très complet. Rien ne manque à son bord, à part peut-être les phares et les essuie-glaces automatiques, indisponibles. C'est aussi le cas de la Prius, dont l'équipement est similaire, à quelques détails près. L'écart de prix par rapport à la Honda est justifié par un agrément bien supérieur en ville, une consommation moindre (toujours en ville), et une meilleure habitabilité. Si toutefois vous habitez dans une région peu urbanisée, la différence sera beaucoup moins flagrante... Pour finir, sachez que toutes deux bénéficient du crédit d'impôt de 2000 € prévu pour les voitures « propres ». Une économie non négligeable.

















































































