- Lancement le 10 mars
- Moteur à essence de 201 ch
- 13 CV
- A partir de 25 300 euros
La sportivité affichée, la mécanique hurlante et l'envie de tester quelques sorties sur circuit sont, pour vous, le cahier des charges à remplir pour votre prochaine acquisition. La nouvelle Type R pourrait se retrouver en tête de liste. Pourtant, avec un seul petit cheval gagné en puissance par rapport à l'ancien modèle (et 100 kg de plus !), où se trouve le progrès ? Il suffit de s'installer dans les profonds baquets, d'appuyer sur le bouton rouge Start et d'actionner le délicieux petit levier de vitesses pour que les doutes se dissipent.
Hargneuse.Avec une boîte à six vitesses à la démultiplication raccourcie, les performances sont restées identiques... et le moteur n'a rien perdu de sa hargne. Souple à bas et moyen régimes, il se réveille sérieusement vers 5 400 tr/min, régime auquel le fameux système V-Tec entre en action (contre 5 800 tr/min auparavant). Il gagne ensuite du coffre - et un joli bruit métallique - au fil des tours minutes, pour atteindre sa puissance maximale à 7 800 tr/min. A ce stade, sachez qu'il reste encore 500 tours de marge pour passer le rapport supérieur ! Bien sûr, ses reprises se montrent moins percutantes que celles de ses rivales turbocompressées. Mais on ne se lasse pas de rétrograder pour profiter des envolées du moteur 2.0, d'autant que la commande de boîte s'avère plutôt complaisante : manipulation rapide, débattement court, guidage précis... tout y est !
Au fil des kilomètres, la confiance aidant, on découvre à quel point la Type R révèle un grip admirable. Direction directe, train avant incisif, les sinuosités s'enchaînent sourire aux lèvres. Sa belle efficacité s'acquiert toutefois au détriment du confort de suspension. Très ferme, ce dernier préfère les revêtements lisses d'un circuit aux bitumes dégradés des petites départementales.
Vissée à la route. Poussée dans ses derniers retranchements, la japonaise avoue un comportement assagi par rapport à l'ancienne Type R : le train arrière a perdu en mobilité au profit d'une stabilité accrue. Plus sécurisant, mais également moins amusant ! Au chapitre des défauts, on note une motricité perfectible en sortie de virage et une direction qui informe peu de l'état d'adhérence de la chaussée.
Côté tarif, la nouvelle Civic apparaît bien placée... de prime abord. Le premier prix débute à 25 300 €, mais n'espérez pas profiter de la climatisation ou de la radio CD. Pour cela, il existe deux finitions supérieures (lire l'encadré). A l'inverse, les puristes peuvent opter pour une version allégée, baptisée « Race ». Moins lourde de 40 kg, elle se prive des isolants moteur et du double plancher de coffre, mais s'affiche au même prix que la version de base.
Dans une catégorie envahie de mécaniques turbocompressées, la Civic Type R continue de hurler sa rage grâce à un moteur atmosphérique déluré. Puissance haut perchée, suspensions fermes, cette sportive-là se mérite... Mais quel plaisir !















































