La suspension Hydractive de la troisième génération vient d'être présentée au Salon de Genève. L'évolution majeure de cette suspension, qui reste par ailleurs fidèle aux six sphères hydropneumatiques de l'Hydractive II, réside dans l'électronique et dans les capteurs qui font une arrivée en force. Cette Hydractive III mesure ainsi les variations de hauteur de la caisse par mesure du mouvement des barres antidévers avant et arrière. Couplée à une indicateur de vitesse du véhicule et à la position du volant, cette information est envoyée à ce que Citroën appelle le bloc hydroélectronique intégré (BHI). Il s'agit d'un ensemble intégrant une pompe hydraulique entraînée par un moteur électrique, un accumulateur de pression et un boîtier électronique.
La pompe à cinq pistons alimente le circuit hydraulique sous une pression variable de 80 bars à 140 bars selon la demande. Le liquide hydraulique passe par un accumulateur hydropneumatique chargé de maintenir une pression régulière et de gommer les pics qui pourraient être engendrés par la mise en marche ou l'arrêt de la pompe.
Le BHI reçoit également des informations en provenance de capteurs placés sur la pédale de frein (vitesse d'enfoncement et pression sur la pédale), du régime moteur et de la position de la pédale d'accélérateur.
Toutes ces données sont digérées par l'électronique du BHI qui se charge de fournir la meilleure configuration de suspension possible. Ferme pour une conduite sportive - quand la pédale d'accélérateur est enfoncée rapidement et souvent -, elle devient souple pour une conduite plus tranquille.
Nouveauté, sur l'Hydractive III, la hauteur de caisse varie automatiquement, selon que la voiture évolue sur autoroute ou sur route accidentée. Lors d'un parcours autoroutier - volant au neutre et vitesse supérieure à 110 km/h -, la suspension abaisse la hauteur de caisse de 15 mm afin d'améliorer la stabilité du véhicule en abaissant le centre de gravité. A l'inverse, si les capteurs placés sur les barres antidévers détectent une fréquence de déplacement rapide et un débattement important, le BHI en déduit que la voiture circule sur une route accidentée et il élève la hauteur de caisse de 20 mm, sous réserve que la vitesse soit inférieure à 60 km/h.
Tous ces changements se font bien entendu de façon complètement automatique. Le conducteur conservera cependant la possibilité de choisir manuellement entre plusieurs modes : conventionnel H (la position haute pour le franchissement d'obstacles), P pour le franchissement d'obstacles ponctuels à faible vitesse (ralentisseurs), N (la position normale), ou B (la position basse qui permet de charger le véhicule ou d'atteler une caravane ou une remorque).
La nouvelle suspension conserve une hauteur de caisse constante quelle que soit la charge, une des grandes innovations de Citroën. On notera l'arrivée d'un nouveau fluide hydraulique entièrement synthétique qui permet à Citroën d'annoncer une période de cinq ans ou 200 000 km avant le premier entretien du circuit.
Bien que présentée seule, la suspension Hydractive III ne laisse que peu de doute sur le véhicule auquel elle est destinée : il s'agit de la C6 Lignage dont la décision de lancement devrait intervenir dans les prochaines semaines.













