Dès le mois de décembre, la remplaçante de la Pony changera du tout au tout. Notamment, quant à sa dénomination. La nouvelle « Pony française » s'aligne en effet sur les autres marchés et prend le nom d'Accent. Elle abandonne également les courbes biodesign, effectue même un retour en arrière en arborant une ligne « ultraclassique », à mille lieues de celle du dernier coupé Hyundai ou du prochain tout terrain Santa Fe.
Une régression esthétique liée aux visions commerciales du groupe coréen. L'objectif est de proposer un véhicule bon marché et passe-partout aux pays émergents.
Ainsi, à moins de 70 000 F dans sa version de base, l'Accent propose autant d'espace habitable qu'une Renault Mégane, et donne accès à un niveau d'équipement très satisfaisant.
Par rapport à une Pony, mis à part la refonte du moteur de 1,3 l, l'Accent n'évolue pas mécaniquement parlant. Avec 86 ch, elle propose des performances acceptables, malgré un cinquième rapport bien trop long. Il faudra attendre le mois de juin pour voir apparaître une version 1.5i plus convaincante d'environ 100 ch.
Dynamiquement, l'Accent n'est pas d'une extrême rigueur. Suspension souple, direction caoutchouteuse, le comportement routier est imprécis, sans être dangereux. Combiné à une filtration très moyenne, l'agrément de conduite n'y trouve pas son compte.
La remplaçante de la Hyundai Pony se montre donc habitable, bien équipée, bon marché, mais banale et pas très efficace. Bref, le coréen refait du... coréen.






















