En octobre 2000, la Hyundai Elantra remplacera la berline Lantra. Le break continuera sa carrière quelques mois, en attendant son remplaçant qui fera son apparition au début de 2001. A cette date, s
era également introduit un moteur Diesel à injection directe Com-mon Rail. Pour l’heure, l’Elantra est commercialisée en deux carrosseries à quatre ou à cinq portes et dans une seule finition GLS. L’importateur français n’a retenu que le moteur de 1,6 l et 107 ch, qui permet d’obtenir un classement fiscal en 7 CV et une consommation moyenne raisonnable, de 7,4 l aux 100 km.
Vite, un diesel !
Sur un empattement allongé de 6 cm, l’Elantra grandit modérément pour s’approcher des dimensions intérieures et extérieu-res de la catégorie des moyennes supérieures. Cela dit, son empattement de 2,61 m est identique à celui d’une Ford Focus alors qu’une Peugeot 406 pointe à 2,70 m. L’Elantra doit donc plutôt être comparée à une Peugeot 306 ou à une Fiat Marea qu’à une Peugeot 406 ou à une Toyota Avensis. Dans l’opération, le coffre de l’Elantra présente u
ne capacité accrue d’une cinquantaine de litres. Quant au moteur de 1,6 l et 107 ch, il fera vite oublier le 1,5 l et 88 ch de la Lantra. Cette montée en puissance ne fait cependant que compenser l’augmentation importante du poids due au renforcement spectaculaire du niveau d’équipement. Les performances sont en progrès et la consommation reste stable, mais les valeurs obtenues en ville semblent peu compatibles avec un supercarburant à plus de 8 francs.
Diesel urgent ! Pour accueillir cet équipement de berline, l’Elantra adopte une robe digne de son rang. Au premier regard, ses lignes paraissent un peu tourmentées et sa calandre boudeuse – au point, dans une couleur sombre, de passer presque pour démodée. Une teinte claire améliore les choses, galbes des flancs et reliefs des capots avant et arrière formant un ensemble de caractère. Seule la calandre conserve un air chagrin. L’aménagement intérieur n’apporte aucune gaieté mais l’ergonomie est satisfaisante, les rangements sont suffisants et les sièges, bien dessinés (même si trop fermes). La position de conduite est donc agréable. La version à cinq portes présente les commodités du hayon et l’aménagement de l’arrière permet de pousser la capacité du compartiment à bagages jusqu’à 1 400 l.
Elégante, offrant des prestations conformes aux standards européens et très bien équipée, la Hyundai Elantra quitte le créneau des voitures économiques et exotiques pour plonger dans le grand bain de la concurrence. IL lui reste quelques efforts à faire en matière d'insonorisation mais, globalement, elle tient bien son rang.




















