Visiblement très bien construit, le Trajet profite de l'expérience accumulée par ses concurrents, depuis l'avènement des monospaces en 1982. Avec son style policé, ses portes battantes et son vaste hayon, il reprend l'aspect typique de ces véhicules. Il se distingue toutefois par une amorce de capot avant, à la manière du Mazda MPV, ce qui redresse un peu le pare-brise avec un effet bénéfique pour la visibilité et la climatisation.
Long de 4,7 m sur un empattement généreux de 2,83 m, fort de ses sept places, d'une modularité maximale, le Hyundai Trajet opte pour un puissant moteur à essence de 2 l en attendant l'arrivée d'un Diesel à injection directe à rampe commune réalisé par l'italien VM et programmé pour le début de l'année prochaine.
Hyundai est passé maître dans l'art de remplir un cahier des charges. Des rétroviseurs dégivrants aux phares antibrouillard en passant par les boucliers peints dans la couleur de la caisse et de solides poignées de porte, tout y est !
A l'intérieur, le coréen a opté pour les sièges individuels les plus demandés et pour une modularité maximale, ce qui constitue toujours un argument de vente imparable, même si, finalement, les clients utilisent très peu les possibilités qui leur sont offertes. Avec une largeur aux coudes de 1,5 m et une hauteur sous pavillon supérieure à 90 cm, le Trajet est spacieux, et sa surface vitrée, à première vue un peu juste, n'est pas un inconvénient une fois installé à bord.
Détaillée dans notre encadré, la revue des commodités montre que Hyundai n'a pas lésiné sur l'abondance et la qualité de l'équipement. Aucune lacune importante à signaler, si on admet que le cache-bagages est souvent plus encombrant qu'utile sur un véhicule appelé à changer souvent de configuration.
Sous le capot, le Trajet utilise un vigoureux moteur de 2 l et 140 ch mis au point pour la berline haut de gamme XG. Puissant, il est malheureusement affublé d'une gestion électronique fantaisiste de la phase accélération et accouplé à une boîte de vitesses mécanique aux rapports mal étagés, sans parler d'un bruit de pignonnerie comme on en avait plus entendu depuis des années. A ce niveau, le Trajet rate la zone du sans-faute, même si ces défauts n'apparaissent criants qu'en conduite sportive, ce qui n'est pas la première destination de l'engin.
Des suspensions avec système McPherson à l'avant et bras multiples à l'arrière, un freinage avec ABS et répartition avant et arrière électronique, une classique direction assistée, complètent une définition technique conventionnelle.
Sous un air débonnaire, le Hyundai Trajet calque sa définition sur les grandes lignes de la demande en offrant un rapport entre prix et prestation imbattable. Un amortissement médiocre et une boîte de vitesses mal étagée pénalisent l'agrément de ce véhicule spacieux et performant qui risque de réveiller un marché endormi. Il présente, en effet, le gabarit d'un Volkswagen Sharan ce qui le place idéalement entre Renault Espace et Grand Espace avec un différentiel de tarif d'environ 30 000 F, et encore, sans prendre en compte un niveau d'équipement exceptionnel.
















