HYUNDAI TUCSON 2.0 CRDi Pack Luxe
- Nouveau 4 x 4 compact
- Uniquement en version à cinq portes
- A partir de 25 700 € en quatre roues motrices
TOYOTA RAV4 115 D-4D VX 5 portes
- Best-seller des 4 x 4 compacts
- Disponible en version à trois et à cinq portes
- A partir de 26 750 €
Dopé par le succès du Santa Fe, Hyundai lui a donné un petit frère, baptisé Tucson et mesurant 18 cm de moins (4,32 m au lieu de 4,5 m). Le dernier-né doit s'attaquer aux références du marché, ces petits 4 x 4 chics et urbains qui séduisent une clientèle en constante augmentation. Au premier rang d'entre eux, le Toyota RAV4, best-seller absolu. Elégant et dynamique, ce 4 x 4 de loisirs japonais est la coqueluche des beaux quartiers. Au reste, le Hyundai Tucson affiche des prestations très proches sur le papier, à un détail près : un tarif moindre de plusieurs milliers d'euros ! Le coréen est-il pour autant un concurrent au rabais ? Pas vraiment.
MECANIQUE. Le Hyundai Tucson hérite du moteur 2.0 CRDi à rampe commune de la berline Elantra, modifié pour obtenir plus de couple. Il délivre ici 112 ch et 245 Nm à 2 000 tr/min et fait preuve de souplesse et de discrétion. Il accuse cependant une faiblesse de taille : son poids. Le Tucson dépasse en effet 1,7 t en charge ! Du coup, le Hyundai est un peu à la peine dans les rampes autoroutières. Au moment de rétrograder, on déplore la commande de boîte caoutchouteuse et imprécise.
En face, le moteur D-4D du Toyota RAV4 affiche des caractéristiques similaires, avec 116 ch et 250 Nm de 1 800 à 3 000 tr/min. Servi par un poids raisonnable (1 370 kg à vide), le RAV4 obtient de meilleures performances. Pour autant, le Toyota ne parvient pas à creuser l'écart avec son concurrent en matière de sobriété : malgré l'avantage du poids, il fait jeu égal avec le Tucson, à 7,1 l/100 km en moyenne. Le moteur japonais se montre en outre bruyant et, à froid, les claquements envahissent l'habitacle.
CHASSIS. Ces deux rivaux jouent les gros durs, avec leurs gros pneus, leurs passages de roues imposants et leurs allures de baroudeurs mais ils sont en fait des frimeurs. Si le Hyundai propose une garde au sol intéressante (19,5 cm), sa transmission intégrale donne priorité aux roues avant. Son différentiel envoie en temps normal 99 % du couple sur l'essieu avant. C'est seulement en cas de patinage des roues avant qu'il se verrouille et renvoie jusqu'à 50 % du couple aux roues arrière. Petit raffinement : un bouton au tableau de bord permet de bloquer le différentiel sur la répartition 50/50. Pratique en conditions d'adhérence précaires car le verrouillage automatique du différentiel s'effectue avec un certain délai.
En face, le RAV4 possède une garde au sol médiocre (18 cm), mais une transmission intégrale plus classique, avec un viscocoupleur comme différentiel central et une répartition à 50/50 en situation normale. Avantage de cette configuration : un temps de réaction quasiment immédiat en cas de perte d'adhérence.
Le Tucson comme le RAV4 n'iront toutefois pas s'aventurer dans les chemins creusés d'ornières : ils iront là où une simple berline ne passerait pas mais feront demi-tour à la première difficulté un peu sérieuse. Il se cantonneront donc essentiellement au bitume, où ils font tous deux preuve d'un comportement sain et rassurant. Le Tucson est cependant défavorisé par ses pneus Hankook, peu efficaces sur le bitume mouillé. Le RAV4 offre de meilleures sensations à la direction, mais se révèle plus fermement amorti que le Hyundai. Ce dernier profite en effet d'une suspension moelleuse à souhait.
VIE A BORD. Le Tucson bénéficie également de sièges plus confortables et mieux dessinés que ceux du RAV4, qui ménagent moins le dos sur les longues distances. Certes, les passagers avant seront un peu gênés par l'encombrante console centrale mais les occupants de la banquette arrière seront tout à fait à leur aise. Quatre adultes de grande taille s'installeront confortablement à bord. Ils jouiront en outre d'un équipement royal puisque la dotation de série inclut même la sellerie en cuir.
Le RAV4 se montre moins accueillant, du fait d'un empattement plus réduit qui handicape l'habitabilité arrière. Il bat en revanche son rival sur le plan de la modularité arrière : la banquette arrière fractionnée est amovible en deux parties. La manipulation reste cependant fastidieuse, vu le poids des sièges.
Le Tucson se contente d'une banquette rabattable classique, mais ingénieuse puisqu'elle se replie en un seul mouvement, l'assise s'escamotant pour dégager un plancher plat et un long espace de chargement. Le Hyundai pèche cependant par son coffre étroit et haut perché, en contradiction avec la philosophie familiale de l'engin.
Le Toyota possède une soute d'un volume plus confortable, mais à l'ouverture moins pratique : la porte s'ouvre en effet du coté du trottoir et réclame un minimum d'espace pour être manipulée. De ce point de vue, le hayon du Tucson (avec lunette ouvrante) est nettement plus commode.
BUDGET. Voilà un sujet de nature à fâcher le RAV4 ! Bien campé sur son piédestal, le 4 x 4 Toyota affiche à des tarifs arrogants : 29 550 € pour cette version VX contre 25 700 € pour le Tucson - qui fait certes l'impasse sur l'ESP, l'autoradio et le radar de recul mais offre la sellerie en cuir de série. En ajoutant cette dernière option sur le Toyota, on arrive alors à 30 900 €, soit 5 200 € de plus que le Hyundai ! Un vrai gouffre, d'autant qu'en matière de budget carburant, le coréen n' a rien à envier au japonais.






























































