HYUNDAI TUCSON
- Lancement : septembre
- Moteur : diesel 2.0 CRDi de 112 ch
- Transmission : 4 x 4 ou 4 x 2
- Prix : 22 900 € (2WD Pack Confort) et 25 700 € (4 WD Pack Luxe)
En peu de temps, Hyundai a pris place sur le marché des tout-terrain avec ses Terracan et Santa Fe. Aujourd'hui, le coréen lance sa nouvelle étoile, le Tucson, une version compacte à la vocation urbaine qui devrait séduire la gent féminine. D'une ligne plus apaisée que celle du Santa Fe, sa bouille sympathique fait partie de son jeu de séduction. Le Tucson pourrait d'ailleurs cannibaliser quelque peu le Santa Fe tant l'offre paraît proche. Toutefois, c'est bien le Toyota RAV4 qu'il vise bille en tête avec un gabarit de 4,32 m, soit huit centimètres de plus que son concurrent japonais.
Sa déclinaison se compose de deux modèles bien distincts : le 4 x 2 Pack Confort qui constitue une entrée gamme alléchante à 22 900 € et le 4 x 4 Pack Luxe suréquipé à 25 700 €. C'est cette version que nous avons essayée avec pour seule motorisation disponible le turbo-diesel 2.0 CRDi de 112 ch et, sur laquelle, la transmission intégrale est gérée électroniquement. Sur route, 95 % de la puissance passe par les roues avant et 50 % de la puissance peut être envoyée à l'arrière en cas d'adhérence précaire. Le système bénéfice d'un verrouillage 50/50 jusqu'à 40 km/h pour les évolutions en tout-terrain, mais point de boîte de transfert.
A l'économie. A l'image de l'extérieur, l'habitacle est empreint d'une sobriété bienvenue. L'ergonomie évite les écueils, mais les plastiques durs d'aspect peu avenants laissent deviner une source d'économie certaine. La finition perfectible par endroits et la non intégration de la radio dans la console centrale finissent de positionner cet habitacle un ton en dessous de la concurrence.
Hyundai se rattrape sur l'habitabilité. Profitant d'un empattement équivalent à celui du Santa Fe (2,63 m), le Tucson offre une belle aisance à ses passagers. En faisant les frais du porte-à-faux court, le coffre propose un volume trop limité pour les départs en vacances. Cependant, les possibilités d'aménagement de la soute arrière laissent entrevoir de belles facultés de chargement. La banquette s'escamote dans le plancher pour découvrir un coffre parfaitement plat jusqu'aux sièges avant. La possibilité de plier le siège passager autorise le transport d'objets de 2,5 m de long.
Manque de ressources. Le châssis et les principaux composants mécaniques sont ceux de l'Elantra. Un ensemble qui permet au Tucson de proposer un comportement proche de celui d'une berline. En dépit de son centre de gravité plus élevé, le coréen résiste au roulis et s'accroche à la route. La direction se montre précise, ce qui n'est pas le cas de la commande de boîte. Bien trop rétive, celle-ci altère l'agrément de conduite. Autre grief : le moteur manque de ressources dans les bas régimes en dépit de son couple de 245 Nm à 2 000 tr/min. Il faut dire que le CRDi souffre du poids de l'engin (1 652 kg). 
Maniable, polyvalent et bon marché, le Tucson séduira ceux qui veulent rouler différent et s'offrir quelques escapades sur les chemins cahoteux. La concurrence devra compter sur ses positions établies et une finition de meilleure facture pour garder ses adeptes, mais à un prix bien supérieur. La véritable offensive viendra de son frère de sang, le Kia Sportage, disponible dès cet automne.

























