Jaguar XK coupé
- Lancement le 30 mars
- Nouveau coupé 2+2
- Moteur V8 de 304 ch
- Surtaxe carte grise : 176 € (à partir du 01/07/2006)
- 21 CV
- 82 700 €
Le bouton rouge start/stop à peine actionné, le grondement du V8 résonne gentiment dans l'habitacle. Trois clics vers l'arrière pour positionner le levier de vitesses sur Drive, une caresse sur l'accélérateur et voilà le XK qui s'ébroue avec grâce et distinction. Tout comme savait le faire son prédécesseur depuis 1996.
Mais, dès les premiers lacets, défaits d'un coup de museau précis, et après quelques lignes droites, avalées avec férocité, le XK prend ses distances avec son aîné. Plus réactif dans ses changements d'appui, terriblement stable et équilibré à toutes les allures grâce à sa suspension active (1 700 € en option), le nouvel étendard de Jaguar confirme ses ambitions : de la classe toujours, de la distinction bien sûr, mais le tout est désormais saupoudré d'une bonne dose de sportivité.
Prince de sang. Le V8 de 4,2 l répond d'ailleurs avec force et musicalité au moment de donner la charge, même si les relances sur les rapports supérieurs ne laissent pas toujours deviner que l'on dispose de 304 ch. Pour se consoler, le boîte automatique ravit par son fonctionnement et par sa commande séquentielle. Calée sur Drive, elle distille une conduite coulée et douce permettant de profiter de l'excellent confort de roulement. Basculée sur Sport et en mode séquentiel activable depuis les palettes situées derrière le volant, elle expédie les changements de rapports avec dextérité. Au rétrogradage, elle actionne même un petit coup de gaz imitant le « talon-pointe » ! On vous l'a dit, le XK veut bousculer ceux qui le prenaient pour un gros chat sympathique mais peu dynamique.
Hanches généreuses et allure plus athlétique traduisent des dimensions en légère hausse (+ 1,5 cm en longueur, + 6 cm en largeur et + 2,5 cm en hauteur) et confirment cette quête de sportivité. Cet ensemble repose sur une caisse en aluminium, rivetée et collée, qui affiche ainsi un poids total en baisse (90 kg) et une meilleure rigidité de torsion.
Trop d'options.
Le cockpit se caractérise par une plus grande aisance à l'avant que sur le précédent modèle, mais les deux places arrière demeurent inutilisables. La planche de bord massive et profonde est sans réelle originalité. Heureusement, le raffinement de l'endroit demeure, même si le choix de certains plastiques laisse perplexe.
Mis à la page en terme d'équipements technologiques - régulateur de vitesse actif, projecteurs pivotants, suspension pilotée et ouverture mains libres -, le XK ne les délivre (hélas !) qu'en option. Idem pour le raffinement.
A 82 700 €, l'attitude Jaguar pourrait choquer. Elle correspond aux moeurs souvent en vigueur dans ce segment du luxe où, au final, le choix ne se fait pas sur un écart de prix de quelques milliers d'euros avec le concurrent mais sur le tempérament, le pedigree et le charisme de l'objet désiré. Le XK ne manque d'aucun de ces qualificatifs pour convaincre.



















































