Page 1
JEEP CHEROKEE 2.8 CRD BVA Limited
- Diesel
- 177 ch
- Malus de 1 600 euros
- Disponible
- 36 500 euros
LAND ROVER FREELANDER Td4 BVA SE
- Diesel
- 160 ch
- Malus de 1 600 euros
- Disponible
- 39 370 euros
Pour vendre un 4 x 4, il faut qu'il ressemble de moins en moins à un 4 x 4. Contradictoire ? Pas vraiment quand on voit le succès du sage Nissan Qashqai (surtout vendu en 4 x 2) ou du Volkswagen Tiguan aussi poli qu'un gendre idéal. Mais, pour des marques qui ont bâti toute leur réputation en tout terrain, il est hors de question de lisser l'image de leur 4 x 4. En ce sens, le nouveau Cherokee correspond à ce que l'on attend de Jeep après la déception de la dernière génération : un retour à un style qui reprend les codes stylistiques d'autrefois, un tarif bien placé et une ambiance spécifique. Mais est-ce suffisant pour se remettre dans la course ? Car, pendant les errements de Jeep, la concurrence a avancé à grands pas vers plus de polyvalence, à l'image du cher mais diabolique Freelander. Les deux modèles sont ici confrontés dans leur version diesel à boîte automatique.
À conduire
Proposé uniquement avec ce quatre-cylindres diesel de 177 ch (un V6 à essence est disponible sur commande), le Cherokee est plutôt bien servi côté puissance. Si de prime abord, le diesel peut paraître bruyant, il n'est jamais réellement envahissant. La boîte automatique à cinq rapports propose un fonctionnement classique, mais elle manque de rapidité.
Le moteur d'origine PSA Ford sous le capot du Freelander est un peu moins percutant en puissance (160 ch), mais l'agrément est supérieur : moins rugueux, plus souple à bas régimes et très bien secondé par la boîte automatique, le Td4 est un allié de choix pour la conduite. Le Land poursuit sa domination en termes de liaisons au sol avec un toucher de route plus rigoureux induit par ses quatre roues indépendantes. Sans oublier que la transmission intégrale est permanente au profit de la sécurité par tous types de temps.
Avec son pont arrière rigide et son mode propulsion en deux roues motrices, le Cherokee reste à l'ancienne à l'école. Il faut donc accepter un confort sautillant à l'arrière et un comportement plus approximatif. Mais, gros progrès par rapport à l'ancien, le Jeep peut désormais rouler à toutes les allures en 4 x 4 permanent grâce à un embrayage multidisque piloté électroniquement. Sous la pluie, le Cherokee a donc gagné en sécurité.
En tout terrain
On touche là à la raison d'être de ces deux 4 x 4 par rapport aux SUV qui concentrent leur effort sur l'accueil familial. Avec sa gamme de vitesses courtes (qui bloque automatiquement le différentiel central), le Cherokee reste un crapahuteur qui n'a pas peur des passages défoncés. Surtout que le débattement de la suspension est généreux. Quant au contrôle de vitesse en descente, il autorise de dévaler de vertigineuses cotes en toute sérénité.
Le Freelander partage cette dernière technologie avec le Jeep, mais, pour le reste il remet l'adhérence de ses roues au programme Terrain Response. C'est également terriblement efficace et le Land a l'avantage de proposer des angles plus ouvert pour attaquer les obstacles et une meilleure garde au sol.
Enfin, sur les pistes en terre avalées à bonne allure le Freelander creuse l'écart. Il y maîtrise parfaitement ses mouvements de caisse et absorbe les chocs avec assurance. Plus rebondissant - surtout à l'arrière - et moins stable, le Cherokee est moins à son aise à vitesse équivalente.








































