Jeep Commander 3.0 CRD
- Lancement en avril
- Nouveau modèle
- 7 places
- Diesel de 218 ch
- Transmission intégrale
- 16 CV
- A partir de 42 400 €

Un quatrième modèle dans la gamme Jeep ? Oui, et non. Car le Commander est un Grand Cherokee recarrossé et doté de deux sièges supplémentaires. Rien de plus, sinon quelques centimètres gagnés çà et là : 4 en longueur (4,79 m) et en hauteur (1,83 m), 3 en largeur (1,9 m). A priori, la démarche peut surprendre : les constructeurs n'aiment guère semer la confusion dans l'esprit du public en proposant deux véhicules aussi proches. Surtout avec un Commander qui mérite attention.
Déjà, un SUV à sept places, l'idée n'est pas sotte. Le Volvo XC90 réalise 70 % de ses ventes dans cette définition, le Land Rover Discovery, 50 %. Mais l'utilité des sièges supplémentaires du Commander reste largement théorique. Il faut des talents de contorsionniste pour se glisser au troisième rang. Et surtout pour y rester : quinze centimètres séparent assises des sièges et plancher ! Un adulte normalement constitué se retrouve assis le nez entre les genoux. Il ne s'agit donc plus de places d'appoint mais de secours, à réserver à des enfants.
Pas les mêmes valeurs.
Quant au coffre, n'en parlons pas. Lorsque les sièges de troisième rang sont dépliés, leur dossier frôle le hayon. Le volume de chargement s'en trouve réduit à 170 dm3,
soit... sept trousses de toilette ! Dans cette configuration, les Toyota Land Cruiser (4,89 m) et Land Rover Discovery (4,83 m) préservent un semblant de coffre. Le Commander, plus court, n'y parvient pas.
Son véritable intérêt est d'ordre esthétique. Car il annonce un nouveau positionnement de Jeep, avec une double offre : une gamme classique (Wrangler, Commander) qui puise ses lignes dans le passé de la marque, et une gamme moderne (Cherokee, Grand Cherokee, puis Compass en octobre) inscrite dans l'humeur du temps. Pour le Commander, les designers n'ont pas fait dans la dentelle : il semble tracé au fil à plomb. Pare-brise quasi droit, hayon et flancs verticaux, une sorte de Hummer H2 en moins martial. Le Commander n'est pas frivole, pas séducteur. Il joue sur d'autres valeurs, sympathie, robustesse, simplicité, pour devenir à l'automobile ce que Timberland est à la mode vestimentaire. Il ne plaira donc pas à tous. Mais au moins à ceux qui aimaient les formes carrées du premier Grand Cherokee ou du Wagoneer des années soixante.
Polyvalent.
Au volant, pas de surprises, le Commander affiche les mêmes vertus que le Grand Cherokee, dont il reprend la plate-forme et l'excellent diesel 3.0 C
RD d'origine Mercedes. Conformément à l'histoire de Jeep, ses capacités en tout-terrain sont réelles avec son essieu arrière rigide, le réducteur de sa boîte automatique à cinq rapports, son différentiel à blocage électronique qui transfère dans les situations périlleuses 100 % du couple sur une roue. Et, sur route, il n'est pas en reste : pas de roulis, direction précise, freinage puissant. Le Grand Cherokee est un 4 x 4 très polyvalent. Le Commander ne lui cède en rien.
Les ambitions de Jeep France pour ce modèle sont raisonnables : 500 ventes par an, pour environ 2 000 Grand Cherokee. Dès lors, le Commander a simplifié son offre : un moteur, deux finitions. Plus étonnant, il a serré ses tarifs : 1 500 € de moins que le Grand Cherokee, alors qu'il offre davantage !



















































































