- Lancement en avril
- Nouveau modèle
- Diesel de 140 ch
- Boîte à six rapports
- Filtre à particules
- 8 CV
- A partir de 24 990 €
Délaissant une ligne qui accusait le poids des ans, la Magentis revêt un style plus en phase avec les standards contemporains de la berline cossue. Si sa longueur évolue de 1 cm seulement (soit 4,73 m) ce nouveau modèle grandit du chapeau(+ 7 cm, soit 1,48 m).
Toutefois, le changement le plus notable est niché sous le capot. Le constructeur sud-coréen équipe enfin sa familiale d'un diesel pour lui offrir l'opportunité de s'épanouir sur un marché européen voué à la cause du moteur à l'huile lourde.
C'est le 2.0 CRDi découvert il y a peu sur le 4 x 4 Sportage qui lui sert de sésame. Ce quatre-cylindres 16 soupapes turbocompressé, doté d'un filtre à particules, délivre une puissance confortable et un couple généreux. Sans établir de record de consommation, ce bloc à rampe commune d'injection moderne s'illustre par une indéniable souplesse d'utilisation. Exempts de vibrations parasites, et malgré une isolation acoustique sommaire, les bruits mécaniques ne perturbent pas la quiétude qui règne dans l'habitacle. Secondé par une boîte de vitesses à six rapports, dont l'étagement contraint à descendre trop fréquemment un voire deux rapports pour autoriser la moindre relance, on lui préférera la version automatique à quatre rapports (option à 1 200 €). Celle-ci, sans prendre l'initiative de rétrograder en phase de freinage, renforce l'onctuosité de fonctionnement du moteur et délivre d'une commande de boîte mécanique inconsistante.
Séduisante.
Au volant, le confort général est appréciable même si l'on regrette le manque de rigueur de l'amortissement, nuisible au comportement. Pour peu que le profil de la route soit vallonné, la voiture peine à maintenir une assiette constante. Dans les mêmes circonstances, une Ford Mondeo ou une Peugeot 407 témoignent de beaucoup plus d'efficacité. Le conducteur, assis un peu haut en dépit des réglages volant/siège, est perturbé par des variations d'assistance de direction. Si la précision de conduite en pâtit, la sécurité n'est en aucun cas affectée.
A bord, aucun passager n'est pénalisé par sa morphologie. La garde au toit profite de la toise plus généreuse, et l'espace dévolu aux jambes permet de voyager en totale décontraction. Même satisfaction en ce qui concerne l'aspect des matériaux de la planche de bord. Le revêtement moussé inspire confiance et s'inscrit au niveau des références du segment. En revanche, le choix de plastiques durs pour la console centrale loin de flatter le toucher répond clairement à des impératifs de coûts.
Au chapitre fonctionnalités, on pointe un accoudoir avant permettant de dissimuler de menus objets et un coffre qui affiche, pour la catégorie, une valeur moyenne. Enfin, dès le premier niveau de finition, cette coréenne est à même de séduire ceux qui recherchent une berline à quatre portes bien équipée.

























