Kia Picanto 1.1 Active
- Essence
- 65 ch
- 4 CV
- disponible
- 8 990 euros
Citroën C1 1.0 Pack 5 portes
- Essence
- 68 ch
- 4 CV
- disponible
- 9 950 euros
Zut alors, je vois double ! » pourrait s'étonner un piéton passant devant nos deux puces rouges au feu tricolore. C'est vrai que depuis le tout récent restylage de la Picanto, la confusion avec la C1 apparaît aisée : même gabarit riquiqui, même phares qui empiètent sur les ailes et le capot... et même couleur coquelicot. Alors, pour éclairer notre piéton qui ne fait plus la différence entre une asiatique à la sauce européenne et une européenne à la sauce asiatique, voyons laquelle des deux distancera sa rivale au feu vert... En ville, la Picanto prend l'avantage. S
on moteur de 65 ch se montre doux et docile à bas régime, et les diverses commandes (direction, boîte, embrayage) ne se font pas remarquer. La C1, elle, est mue par une mécanique à trois cylindres de 68 ch, à la sonorité rauque et amusante. Vive à monter dans les tours, elle apprécie un peu moins les bas régimes.
Elle oblige à rétrograder pour suivre le rythme de la Picanto en milieu urbain, chose que la commande de boîte, plus accrocheuse, ne rend pas particulièrement agréable.
Sur route, la tendance s'inverse. Le petit bloc de la Citroën arrive dans une plage où il se sent plus à l'aise, quand la Kia s'essouffle davantage sur les derniers rapports. La française affiche aussi une tenue de route plus agile et efficace... au prix, hélas, d'un confort trop ferme.
Là encore, le compromis de la Picanto s'avère plus logique : il est rare de courir des spéciales de rallye en citadine, beaucoup moins de rouler sur une chaussée déformée !
Sauce piquante
À bord, la Kia garde les rênes. L'ergonomie reste bien pensée, le niveau de finition ne souffre pas la critique, et des équipements modernes sont présents de série (radio CD MP3 et prise auxiliaire USB).
Enfin, l'insonorisation se révèle un peu plus soignée, même si ce n'est toujours pas le point fort des petites voitures. En face, la C1 semble plus frêle : tôle visible sur les contre-portes, plastiques bas de gamme et instrumentation assez pauvre (le compte-tours est en option).
En outre, les sièges apparaissent fermes et l'habitabilité en retrait. À l'arrière, par exemple, seuls deux passagers peuvent s'installer dans la C1, quand la Picanto offre une place supplémentaire, même si, à trois occupants, la largeur reste limitée. Ils apprécieront toutefois de pouvoir ouvrir totalement leur fenêtre : dans la Citroën, il faut se contenter de simples vitres entrebaillables.
Enfin, si la coréenne n'a pas le record du volume de coffre le plus important de la catégorie, il se montre tout de même plus spacieux et accessible que celui de la C1.
Il offre en outre des rangements compartimentés sous son plancher, grâce à l'absence de roue de secours. S'il peine toujours à les différencier, notre piéton a désormais les idées plus claires...
Bilan
Plus confortable, plus habitable et mieux équipée, la Picanto domine sans mal la C1, qui fait le minimum. Pour enfoncer le clou, la Kia profite d'une garantie de 3 ans et s'affiche 1 000 € moins chère que la Citroën, même si cette différence s'effondre de moitié en tenant compte de l'éco pastille. La française profite de 700 € de bonus, contre 200 € pour sa rivale, grâce à ses émissions en C02 plus mesurées.
































































