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Essai de la Kia Rio
Décidément, Peter Schreyer, designer en chef de Kia, apprécie sa fameuse calandre. Après l'avoir initiée sur le séduisant Soul, transposée à la brillante Cee'd restylée, il l'adapte sur la discrète Rio.
- Diesel
- 110 ch
- Bonus de 100 €
- 14 190 €
Cette rivale de la Renault Clio, apparue en 2004, vivait une carrière sans éclat. Pour son restylage, la coréenne adopte aussi des boucliers avant et arrière plus sportifs, revoit quelques détails d'aménagement intérieur (volant et pommeau de levier de vitesse redessinés), et se dote d'équipements plus modernes, comme un système de connexion audio USB et jack dès le premier niveau de finition (Rio Motion à 13 490€).
Trop puissante ?
Pour le reste, et puisque la Rio n'a rien changé d'autre, on retrouve ses qualités... et ses défauts. Côté pile, une habitabilité arrière parmi les meilleures de la catégorie, des reprises solides grâce à un puissant diesel de 110 ch et un rapport entre prix et équipement séduisant. Côté face, une finition dépassée (plastiques durs), une position de conduite perfectible (volant non réglable en profondeur) et un diesel bruyant en ville et à froid. La direction manque aussi d'agrément, alors que les pneus Kumho dégradent l'efficacité d'un châssis pourtant sain. De légères faiblesses compensées par le prix d'achat : la Rio s'affiche 4 000 € moins chers que la Clio équivalente. Et pourrait encore abaisser son tarif d'attaque à l'aide d'un diesel moins puissant (90 ch voire 70 ch), plus prisé par les acheteurs de polyvalentes...
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