Voiture occasion
|
Camion occasion
|
Enchères
|
Emploi
|
Trophée L'argus
Espace Pro
Salon de Genève
Actualité > Essais > Voitures > Kia Rio 1.5 LS - Suzuki Liana 1.6 : faux break contre faux monospace    
Kia Rio

Kia Rio 1.5 LS - Suzuki Liana 1.6 : faux break contre faux monospace

Yves BEY-ROZET
Photos de Christian BEDEI 
Mercredi 12 décembre 2001
Article
Newsletter S'abonner à la newsletter Imprimer
 
Partagez Partager sur Facebook Envoyer RSS S'abonner au flux RSS
 
Elles arrivent toutes deux d'Extrême-Orient. L'une, japonaise, avec des airs de monospace et un début de gamme. L'autre, coréenne, avec une allure de coupé break et un modèle unique. Deux visions de la petite familiale économique.

La Liana sort de chez Suzuki qui, à force d'être petit dans l'imagerie populaire, devient un grand constructeur. Ainsi, en comptant les utilitaires légers, il approche - et ça surprend - la barre des deux millions de véhicules par an ! Des monospaces, la Liana n'a que les proportions : à l'intérieur, la modularité se limite à un réglage des dossiers arrière. Et sa banquette ne se replie qu'une fois les appuie-tête déposés...  Photo Christian BEDEID'une part, Suzuki installe depuis belle lurette des usines un peu partout dans le monde, d'autre part, il produit des automobiles pour d'autres marques ! Et pas seulement des petits 4 x 4 qui, à force d'être petits, eux aussi, n'en finissent pas de s'allonger et de se doter de six cylindres en V, comme en témoigne le (très) Grand Vitara XL7. Bref, après la très discrète Baleno et l'intéressante Ignis, voici la Liana. Une à qui l'on ne pourra pas reprocher de ne pas se faire remarquer, avec son allure très actuelle de berline à conduire avec un haut-de-forme et son arrière bien à elle.

Et qui à opposer ? Une Kia. Là aussi, de ce constructeur coréen on ne connaît pratiquement que son sympathique 4 x 4 Sportage. Et encore... les initiés. Le poste de conduite de la Rio reste classique. Il est accueillant et soigné, avec du cuir sur le volant et le levier de vitesse. La climatisation est de série.  Photo Christian BEDEIIl faut dire que, à l'image de sa marque, son importation en France a connu des hauts et, surtout, des bas. Aujourd'hui, après être passé dans le giron de Hyundai - lui-même contraint de rejoindre Mitsubishi sous la coupe de Daimler Chrysler -, Kia semble rassuré quant à son avenir. En France, sa distribution se réorganise autour d'une gamme qui encadre le Sportage de la berline Shuma, du grand monospace Carnival et du plus compact Carens. A nouvel importateur, nouveau modèle : la Rio, deux volumes à la silhouette élancée.

Mécanique

Pour ce qui nous concerne nous, Français, la Kia Rio ne représente pas un casse-tête : une carrosserie plus un moteur égale un modèle unique. A moins de pousser le vice jusqu'à opter pour une 1.3 à quatre portes - c'est-à-dire avec une malle en guise de sac à dos - disponible sur commande. En règle générale, la Rio c'est : cinq portes, dont un hayon, et un moteur à seize soupapes de 1,5 l. Un petit moteur enjoué dans les hauts régimes, qu'il ne faut pas hésiter à aller chercher. Il ne manque pas de souplesse, et fonctionne agréablement dès 2 500 tr/min, même si son couple dessine une pointe à 4 500. Mais il se voit calmer par le quatrième rapport, suffisamment long (trop) pour atteindre la vitesse de pointe. Une vraie boîte de Diesel... pour l'heure inconnu.

En attendant un éventuel Diesel - pourquoi pas le Peugeot Citroën HDi qui va si bien au Grand Vitara... -, la Suzuki Liana donne le choix entre deux quatre-cylindres à essence. Un petit de 1 300 cm3 qui développe 90 ch lorsqu'on le fouette. Et ce "gros" de 1 600 cm3 qui fournit 103 ch et, surtout, un couple plus intéressant par sa valeur maximale supérieure, et obtenue plus tôt, sur une courbe à l'apparence tout aussi plate. Si ces seize soupapes respirent à pleins poumons passés 6 000 tr/min, ils savent aussi s'adapter à une circulation urbaine chargée. Il existe une boîte automatique à quatre vitesses, qui s'adresse au 1.6 mais pas... aux Français. Au contraire, la Liana 1.6 s'intéresse à nos montagnards ou aux gens de nos plaines soucieux de sécurité, avec une version dont les roues arrière aussi deviennent motrices, grâce à un viscocoupleur.

Châssis

La Suzuki se fend de suspensions intéressantes : McPherson aux quatre coins. Les jambes de force s'avérant bien guidées par un triangle inférieur à l'avant, ou un bras longitudinal et deux barres parallèles transversales à l'arrière. Le tout, complété par des barres antiroulis et posé sur des pneus conséquents. Montés sur des jantes en alliage, les pneumatiques 195/55 R 15, larges, bas et de grand diamètre, paraissent de taille à affronter les 103 ch. Sans établir de nouveaux standards, et il s'en faut de beaucoup, la Liana 1.6 tient la route. Fidèlement, en gigotant un peu par la faute d'amortisseurs assurant un honnête service minimal. La direction assistée l'est dans une fourchette haute. Très légère, elle ne l'est cependant pas trop et permet d'aller où l'on veut sans devoir déployer des trésors d'anticipation. En revanche, un fort vent latéral peut amener à tirer des bords car la Liana est très haute.

Si l'on conduit la Kia Rio, et que l'on se fait doubler par la Suzuki Liana, on comprend tout de suite que l'on ne tire pas dans la même catégorie. Autant la Kia se tapit à la façon d'une Alfa Romeo 156 Sportwagon, autant la Suzuki se rapproche d'un Scénic. Sous sa robe plutôt sportive, la Rio recèle un châssis dépassé. Elle ne le cache pas vraiment, lorsque l'on jauge sa monte pneumatique : des 175/70 R 13, qui ne sont pas sans rappeler ceux de la Golf... de première génération ! La contenance des coffres est la même : raisonnable, sans plus...  Photo Christian BEDEIUne fois au volant, on se dit que ce choix n'est peut-être pas innocent et, finalement, pas plus mal. A la moindre accélération, la direction se durcit. Un coup d'oeil en dessous de la voiture, et l'on découvre à l'avant une suspension McPherson sommairement guidée par de simples tirants de chasse. Une fois lancé, et grâce aux pneumatiques pas trop larges - un euphémisme - on échappe aux réactions de direction.

La Rio se révèle en définitive honnête, elle aussi. D'autant qu'elle a, comme sa rivale, le bon goût de se doter en série de l'antiblocage de freins, mais la mauvaise idée de s'en tenir, de la même manière que la Suzuki, à d'archaïques tambours à l'arrière.

Equipements

La Liana 1.6 se paie des jantes en alliage léger (quatre, pas cinq), alors que, sur la Rio, celles-là constituent la seule option. Tout le reste fait donc partie de l'équipement de série. Et dans la Kia, « tout le reste » inclut la climatisation, qui demeure une option coûteuse dans la Suzuki.

Nos deux prétendantes ne commettent pas d'impasse sur les petites attentions qui agrémentent la vie de tous les jours. Sauf, toutefois, sur la télécommande de verrouillage des portes. Les quatre fenêtres sont commandées électriquement, ainsi que les rétroviseurs extérieurs. Côté sécurité passive, la Suzuki se distingue avec ses airbags latéraux à l'avant, quand la Kia se contente des frontaux, désormais universels.

Vie à bord

Si elle frise l'anormal par sa hauteur (même une Peugeot 307 dépasse à peine 1,5 m) la Suzuki Liana se tient dans les normes en largeur. Pour autant, on s'y installe plus confortablement à quatre qu'à cinq. D'ailleurs, s'il y a bien une ceinture centrale - et seulement ventrale - à l'arrière, il n'y a pas d'appui-tête au milieu. Quatre adultes bien développés pour leur âge trouvent facilement leur place. Il y a même relativement plus d'espace en longueur qu'en largeur. Tant mieux pour les grandes jambes, tant pis pour les gros coudes.

A l'arrière de la Kia, on commence par une bonne surprise : malgré le pavillon situé 10 cm plus bas, on ne se cogne pas la tête au plafond. A l'inverse, à longueur équivalente, mieux vaut ne pas s'être trop laissé pousser les jambes : adultes acceptés, mais taille standard. Cela, à cause des passagers avant qui, pour se croire à bord d'un coupé, sont assis plus bas, ou plus exactement moins haut que dans la Liana. Là encore, la place centrale arrière reste assez sommaire. Moins toutefois que dans la Suzuki, qui présente deux fauteuils, plutôt qu'une banquette plate comme dans la Kia.

Correctement efficaces et confortables, suffisamment motorisées et pas trop bruyantes, bien équipées, surtout la Kia climatisée, nos deux asiatiques rendent la vie agréable. Elles possèdent des rangements, en particulier la Suzuki avec son tiroir sous le siège du copilote.

Bilan

Bien calé sur le repose-pied gauche, bien installé grâce au volant que l'on peut relever et à l'assise qui se règle en assiette, le conducteur de nos deux belles sait immédiatement dans laquelle il se trouve. La sensation de piloter un coupé avec un volant en cuir, c'est dans la Kia. Le sentiment d'emporter sa petite famille en surplombant le paysage, c'est à bord de la Liana. Il en va donc comme pour le style de la carrosserie, et il paraît difficile d'hésiter entre l'une et l'autre, tant elles apparaissent différentes. La Rio sort en plus un joker qui peut se révéler décisif : son prix.

En définitive, c'est un match entre "Life in a new age" (vivre une nouvelle ère) - c'est Suzuki qui le dit - et "Really interesting object" - (un bien intéressant objet). C'est ce que nous pensons.

Les infos en plus

Article
Newsletter S'abonner à la newsletter Imprimer
 
Partagez Partager sur Facebook Envoyer RSS S'abonner au flux RSS
 

Commentaires(0)

Ecrire un commentaire

  

  

  

Si vous ne visualisez pas correctement le code, cliquez-ici   

* Champs obligatoires
 

L'Actualité auto


Volkswagen CC : copie conforme

Volkswagen CC : copie conforme
Changement d'appellation et design inspiré de la Phaeton ne doivent pas tromper l'acheteur : la nouvelle CC reste une Passat CC... peu remaniée. Ce qui ne l'empêche pas d'être recommandable.
Lire la suite

Offensive allemande

Offensive allemande
Cousine des Seat Mii et Skoda Citigo, la Volkswagen e-Up! inaugurera la propulsion électrique au sein du groupe allemand, à l'automne 2013.
Lire la suite
2 commentaires

Toyota GT 86 : retour aux sources

Toyota GT 86 : retour aux sources
Un quatre cylindres boxer de 200 ch, des roues arrière motrices et un poids contenu : le coupé Toyota GT 86 privilégie le plaisir de son conducteur. Premier contact.
Lire la suite
2 commentaires

RECHERCHE 
OK
Diaporama - Kia GT Concept
Rechercher un véhicule
et
Emploi & Carrières
Les dernières offres d'emploi
Directeur de Site (H/F) - SIPA - 31

Chef des ventes PDR - Renault - 02

Responsable de Site (H/F) - SIPA - 31

Secrétaire commercial(e) - Smart - 75

Conseillers Commerciaux VN / VO (H/F)...

Conseillers Commerciaux Société (H/F)...

Secrétaire commercial(e) - Neubauer - 78

Vendeur Hall - Multimarques - 17

Voir toutes les offres