Un sac à dos pour la rentrée
Les vacances sont terminées, pas le besoin d'espace dans la voiture d'une petite famille. Aujourd'hui, Ford nous présente la version break de sa récente Focus. Reste à l'étalonner face à la star du segment, la Renault Mégane Estate.
Ford Focus SW 1.6 TDCi 115 Titanium
Renault Mégane Estate 1.5 dCi 110 Dynamique
Il y a différentes manières de concevoir un break. Chez Ford, on a étiré le porte-à-faux arrière de la Focus berline pour lui greffer un « sac à dos ». Chez Renault aussi, mais on a également reculé les roues arrière de 6 cm, histoire d'équilibrer la ligne et d'améliorer l'espace aux places arrière. Deux techniques distinctes... pour un résultat équivalent.

Curieux mimétisme
Dans la soute, les volumes de nos deux protagonistes sont identiques à 4 litres près (486 l pour la Mégane, 490 l pour la Focus). Même constat à bord. Les passagers profitent de banquettes confortables, même en place centrale, et d'une habitabilité similaire : la Focus ne rend qu'un petit centimètre en espace aux jambes et en largeur aux coudes à la Mégane.
Enfin, les équipements pratiques brillent par leur absence : banquette à replier en deux fois (assise puis dossier), aucune poignée pour la coucher depuis le coffre, pas de lunette arrière ouvrante. Seules astuces ? Un cache-bagages qui s'efface d'une pression sur son extrémité en Focus, un siège avant passager rabattable en Mégane. Cela dit, les fans de modularité peuvent s'orienter vers les monospaces compacts Scénic et C-Max...
Prix proches
Côté budget, l'arbitrage semble tout aussi compliqué. Nos deux breaks sont affichés à un tarif proche, offrent chacun leur petit plus d'équipement (clef mains libres et jantes de 17 pouces pour la Mégane, prise USB et radar de recul pour la Focus), et se retrouvent affichés au même prix lorsque leur dotation est égalisée !
Inutile de chercher à les départager sur le plan de la consommation (annoncée à 4,1 l/100 km chez Renault, et 4,2 l chez Ford), ni celui du bonus, fixé à 400 € sur les deux modèles. Mais cette ennuyeuse ressemblance s'écroule tout net lors de l'épreuve suivante : celle de la route.
Début de discorde
Si le mimétisme se poursuit en matière de confort ou d'insonorisation, très corrects dans les deux cas, la différence devient criante en matière d'agrément moteur. Sur ce point, la Mégane souffre : son 1.5 dCi 110 a perdu tout son talent, en début d'année, pour décrocher un généreux bonus sans l'aide de système Stop&Start (présent sur la Focus) ou de récupération d'énergie au freinage.

La Mégane s'essouffle
La reprogrammation du calculateur rend le dCi anémique sous 1 500 tr/min, au détriment de la souplesse en ville. Sur route, les reprises souffrent des rapports de boîte allongés, qui entraînent des relances faiblardes dès le quatrième rapport. Sur autoroute, la française est devenue incapable, en sixième vitesse, de maintenir les 130 km/h dans les longues rampes. Des défauts gênants sur un véhicule à vocation familiale, car ils s'amplifient encore une fois le véhicule chargé.
Sans être très vivant sous 1 700 tr/min et souffrant de légers à-coups peu après le ralenti, le TDCi de la Focus, efficace en toutes circonstances, ignore ces imperfections. Et lui permet de décrocher la victoire.
Bilan
Un habitacle plus facile à moduler, une meilleure valeur de revente, des équipements sécuritaires modernes disponibles en supplément : la Focus SW présente quelques avantages par rapport à la Mégane Estate. Mais la défaite de cette dernière s'explique autrement. Malgré une ergonomie mieux pensée, une belle dotation de série et un châssis plus précis, la Renault souffre d'un diesel peu adapté à sa vocation familiale.
- Diesel
- 115 ch
- 25 050 €
Renault Mégane Estate 1.5 dCi 110 Dynamique
- Diesel
- 110 ch
- 25 300 €
Il y a différentes manières de concevoir un break. Chez Ford, on a étiré le porte-à-faux arrière de la Focus berline pour lui greffer un « sac à dos ». Chez Renault aussi, mais on a également reculé les roues arrière de 6 cm, histoire d'équilibrer la ligne et d'améliorer l'espace aux places arrière. Deux techniques distinctes... pour un résultat équivalent.

Curieux mimétisme
Dans la soute, les volumes de nos deux protagonistes sont identiques à 4 litres près (486 l pour la Mégane, 490 l pour la Focus). Même constat à bord. Les passagers profitent de banquettes confortables, même en place centrale, et d'une habitabilité similaire : la Focus ne rend qu'un petit centimètre en espace aux jambes et en largeur aux coudes à la Mégane.
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Enfin, les équipements pratiques brillent par leur absence : banquette à replier en deux fois (assise puis dossier), aucune poignée pour la coucher depuis le coffre, pas de lunette arrière ouvrante. Seules astuces ? Un cache-bagages qui s'efface d'une pression sur son extrémité en Focus, un siège avant passager rabattable en Mégane. Cela dit, les fans de modularité peuvent s'orienter vers les monospaces compacts Scénic et C-Max...
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Prix proches
Côté budget, l'arbitrage semble tout aussi compliqué. Nos deux breaks sont affichés à un tarif proche, offrent chacun leur petit plus d'équipement (clef mains libres et jantes de 17 pouces pour la Mégane, prise USB et radar de recul pour la Focus), et se retrouvent affichés au même prix lorsque leur dotation est égalisée !
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Inutile de chercher à les départager sur le plan de la consommation (annoncée à 4,1 l/100 km chez Renault, et 4,2 l chez Ford), ni celui du bonus, fixé à 400 € sur les deux modèles. Mais cette ennuyeuse ressemblance s'écroule tout net lors de l'épreuve suivante : celle de la route.
Début de discorde
Si le mimétisme se poursuit en matière de confort ou d'insonorisation, très corrects dans les deux cas, la différence devient criante en matière d'agrément moteur. Sur ce point, la Mégane souffre : son 1.5 dCi 110 a perdu tout son talent, en début d'année, pour décrocher un généreux bonus sans l'aide de système Stop&Start (présent sur la Focus) ou de récupération d'énergie au freinage.

La Mégane s'essouffle
La reprogrammation du calculateur rend le dCi anémique sous 1 500 tr/min, au détriment de la souplesse en ville. Sur route, les reprises souffrent des rapports de boîte allongés, qui entraînent des relances faiblardes dès le quatrième rapport. Sur autoroute, la française est devenue incapable, en sixième vitesse, de maintenir les 130 km/h dans les longues rampes. Des défauts gênants sur un véhicule à vocation familiale, car ils s'amplifient encore une fois le véhicule chargé.
Sans être très vivant sous 1 700 tr/min et souffrant de légers à-coups peu après le ralenti, le TDCi de la Focus, efficace en toutes circonstances, ignore ces imperfections. Et lui permet de décrocher la victoire.

Bilan
Un habitacle plus facile à moduler, une meilleure valeur de revente, des équipements sécuritaires modernes disponibles en supplément : la Focus SW présente quelques avantages par rapport à la Mégane Estate. Mais la défaite de cette dernière s'explique autrement. Malgré une ergonomie mieux pensée, une belle dotation de série et un châssis plus précis, la Renault souffre d'un diesel peu adapté à sa vocation familiale.
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Philosphie
La Focus est une voiture mondiale et a un succès planétaire. On comprend pourquoi... Quant à la mégane, elle se vend effectivement. En France. Entre les 2 mon choix est vite fait : c'est la Focus. Élégante, racée, soignée, équilibrée et avec un moteur remanié par leurs ingénieurs (sur base de moteur Peugeot) et une boite de vitesses au top. Bref, elle ce juge tous les talents.
Signaler un abusLe 1.5 dci est en sursis de toutes façon. Mais il reste l'un des meilleurs avec l'EDC. Toutes les marques cherche à gagner en Co2. A l'image du bluemotion de chez VW, avec des pneus vert en plus. Les chiffres de freinage et le bruit de roulement sont d'ailleurs pénible. Les perfs terne. Un duel avec la Powershift de la Focus serait pas mal ! La Mégane reste devant pour moi, grâce à son intérieur plus jolie.
Signaler un abusAussi longtemps que Goshn sera DG de Renault à 8ME/an hors prime, Renault n'existera pas à mes yeux. Il ne reste qu'un constructeur en France et son diesel va très bien à la Ford. Bravo à l'alliance Peugeot Ford.
Signaler un abusLa Mégane, mais avec un autre, comme le Tce 130ch ! J'ai vraiment du mal avec l'intérieur de la Ford. Trop clinquant, avec une finition juste correct. Le plastique couleur bleu gris sur certaine version fait vraiment année 80.. Et j'aurrais vraiment du mal à me passer de la carte main libre de chez Renault.
Signaler un abusLe 1.6 dci 130 arrive sur la mégane, avec le restylage de la fin d'année (LED etc.. ) elle vaudra le coup... donc patience...
Signaler un abuspourquoi les marques cherche t elles tant à gratter un bonus pour qu après le client soit agacé par me moteur au quotidien on paye un peut plus à l'achat et point barre a moins que la diéselisation sans limites commence à trouver ces limites technique
Signaler un abusune focuscontre une logan . Il y en a qui vraiment ne connaissent rien à l'automobile. Cette voiture est une réel réussite avec des équipement s dignes de voitures de luxe
Signaler un abusDécidément, c'est loin d'être le premier article où je lis que le moteur DCi 110 a très nettement perdu en agrément ! Dommage, il était un très bon choix dans la gamme auparavant.
Signaler un abusKarl, une once d'explication serait la bienvenue... :o)
Signaler un abusIl ne manque pas d'air chez Ford. Cette SW ferait sans doute mieux de s'attaquer à la Logan MCV.
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