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La future Citroën C5 se fera attendre jusqu'en 2016

La future Citroën C5 se fera attendre jusqu'en 2016

L'alliance avec General Motors brouille les cartes chez Citroën, au point que l'entrée en scène de la future C5 est retardée de deux ans. Voici néanmoins les lignes de la future familiale.


Le projet C5 III a changé de cap. Lancée en avril 2008, l’actuelle berline familiale aurait dû initialement céder sa place au printemps 2014.

Elle jouera les prolongations : sa remplaçante n’arrivera pas en concession avant fin 2016. Et ce principalement en raison des accords signés entre PSA (Peugeot-Citroën) et General Motors (Opel, Buick) en mars 2012. 

Ces derniers permettront de partager les plateformes techniques et de nombreux composants mécaniques entre les futures C5 III, Peugeot 508 II et Opel Insignia II. 

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Cette alliance inédite réduit les coûts de développement et d’industrialisation sur un segment en perte de vitesse (– 16,5 % entre 2011 et 2012 sur le marché français).

Mais en contrepartie elle allonge les délais de conception, le temps que les constructeurs harmonisent leurs efforts. 
 

En duo avec l’Insignia

Car cette synergie est intervenue alors que Citroën avait déjà bien avancé son propre projet de remplacement de l’actuelle C5. Les ingénieurs de la marque tricolore ont dû revoir en profondeur le cahier des charges et se « caler » sur l’avancement de leurs homologues de chez Opel, dont l’Insignia n’est aujourd’hui qu’à la case restylage et ne cédera sa place qu’en 2016.

Autre conséquence de cette alliance, la mise en concurrence des sites de production afin de déterminer lequel sera le plus rentable.

Entre l’usine allemande de Rüsselsheim où sont assemblées les Insignia, et celle de Rennes-la-Janais (35) qui produit l’actuelle C5 (et la Peugeot 508), le match a été remporté par la seconde. Les adeptes du made in France apprécieront. 
 

Design audacieux

Le design restera un élément fort chez Citroën et différenciant des futures Opel et Peugeot. Expressif, l’avant de la future C5 s’illustrera par des projecteurs intégralement constitués de LED. Le format restera proche de l’actuelle (4,78 m). 

Néanmoins, la nouvelle plateforme permettra de rééquilibrer les proportions. Ainsi l’empattement allongé réduira les porte-à-faux, ce qui dynamisera le profil tout en améliorant l’habitabilité aux places arrière.

Il est vrai que sur l’actuelle C5 le long capot n’a jamais profité à l’habitabilité. En outre, la future pourrait saisir l’opportunité de cette coopération pour revenir au hayon, à l’image de l’Insignia qui se décline à la fois en quatre et en cinq portes. 
 

Adieu Hydractive

PSA réorganise son offre avec trois niveaux distincts. En bas, la gamme « C » de Citroën (C1, C3, C4 et C5), au sommet la ligne DS et, entre les deux, se glisseront les futures Peugeot qui monteront en gamme sans recourir à une griffe spécifique.

L’idée étant d’éviter toute cannibalisation entre les trois labels. En conséquence, la future C5 devra se défaire d’un grand nombre de ses particularités. Finis le volant à moyeu fixe et la suspension hydractive qui résistaient sur le milieu et le haut de gamme de l’actuelle C5.

Mais la rentabilité vaut-elle une perte d’identité ? 

 

Éco Hybride

Tout comme l’actuelle, la nouvelle C5 sera privée d’HYbrid4 (moteur thermique pour les roues avant et électrique pour le train arrière), qu’elle laissera à ces cousines DS5 et Peugeot (3008 et 508). Une technologie coûteuse que PSA peine à amortir malgré les incitations fiscales.

Elle misera plutôt sur un dispositif « Éco Hybride » associant un alterno-démarreur réversible et une batterie de petite taille. L’idée étant de démocratiser l’hybride avec pour finalité l’abaissement des émissions de CO2 associé à un surcoût maîtrisé


Moteurs à trois cylindres

Un argument auquel sont sensibles les gestionnaires des flottes d’entreprise prescripteurs d’une très grande partie des ventes du segment. Enfin, une dernière spécificité viendra la différencier : l’arrivée de moteurs à essence trois cylindres 1.2 e-THP de 110 et 130 ch, qui composeront l’entrée de gamme.

On retrouvera au-dessus l’actuel quatre-cylindres 1.6 THP de 156 ch. En diesel, l’offre sera aussi recentrée (exit le V6 de 240 ch et le 2.2 de 204 ch). La C5 tablera sur un inédit 1.5 HDi de 115 ch et sur un 2.0 BlueHdi de 150 ch avec traitement de 90 % des Nox. Une déclinaison de 180 ch est aussi envisageable. 

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Commentaires
Voir tous les commentaires (176)
pierre.longueville028

J'attend la nouvelle c5 avec hayon et hydractive Sinon c'est terminé citroen

fleetr2984

Je dois changer ma C5 Exclusive Tourer de 2013 dans les 8 mois et espère encore trouver le même modèle neuf encore disponible car il n'est pas question de me passer de l'hydractive.

jonvaux.jean842

adieu citroen

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