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La Golf GTI "Performance" à l'essai

La Golf GTI "Performance" à l'essai

Pour sa septième génération, la Golf GTI ne propose plus une mais deux versions : classique à 220 ch, ou Performance à 230 ch pour 1 050 € de plus. Devinez quelle déclinaison nous avons choisi d'essayer...

Volkswagen Golf GTI Performance DSG 5p.

Essence
230 ch
35 400 €




Les responsables marketing Volkswagen, qui ont sévi en 1999 avec la Golf IV GTI diesel, ont déserté les lieux (peut-être réfugiés chez Renault, pour l’incroyable idée des dCi Gordini !).

Depuis deux générations, cet icône a donc recouvré son tempérament originel : sur la Golf V GTI, le bouillant 2.0 TFSi développait 200 ch. Puis 210 ch sur la Golf VI GTI, et enfin 220 ch sur cette nouvelle cuvée. Et comme désormais, le marketing sert la sportivité plutôt que l’absurdité, il existe une seconde version, forte de 230 ch, baptisée GTI Performance. Cela sonne mieux que GTI TDI, non ?


 
Par rapport à la GTI classique (220 ch), cette attrayante « Performance » multiplie les distinctions : puissance accrue de 10 ch, disques de freins majorés à l’avant (340 mm de diamètre contre 314 mm) et ventilés à l’arrière, et, pour la première fois de son histoire, apparition d’un différentiel autobloquant à embrayage multidisque piloté électroniquement. Différent, donc, des autobloquants mécaniques des Renault Mégane RS ou Opel Astra OPC : quand ceux-ci adoptent un taux de blocage fixe, celui de la Golf est variable et renvoie la puissance sur la roue opposée uniquement quand la roue intérieure patine. Reste à savoir si son action demeure aussi efficace que les systèmes concurrents.

 

Un autobloquant magique ?

Un enchaînement d’épingles, recouvertes d’un bitume dégradé : idéal pour mettre à mal la motricité d’une traction avant, dont le 2.0 turbocompressé déborde de couple (passé de 280 Nm à 350 Nm par rapport à l’ancienne génération). Antipatinage débranché, second rapport enclenché, nous accélérons joyeusement, la roue intérieure patine de même manière et l’auto élargit la trajectoire, sans que nous ressentions d’action particulière du différentiel. Seconde tentative sur le troisième rapport, pour voir. Là, la roue feint de cirer puis motrice, le moteur calme son emballement et la Golf s’extirpe du virage correctement, dans une légère dérive du train avant.


 
Dans cet exercice, nous atteignons en fait les limites du système : pour contourner les inconvénients d’un autobloquant classique (effets de couple dans la direction, voire patinage simultané des deux roues avant qui peut entraîner un violent "tout-droit"), la gestion électronique limite l’action du différentiel en cas de trop forte sollicitation… et explique notre première tentative loupée. Il faut donc s’appliquer sur la pédale de droite pour profiter des bienfaits du système qui, même en conduite « soignée », ne tire pas le nez de la voiture vers l'intérieur du virage à l'accélération, comme avec un véritable autobloquant mécanique.


 
Pour "achever" les plus radicaux, nous pouvons citer d’autres griefs en conduite très sportive : l’antidérapage non-débrayable, dont le nouveau mode Sport intervient tôt et violemment en cas de dérive. La direction à pas variable, très directe à basse vitesse mais légèrement imprécise dans les virages plus ouverts. Ou la longueur des derniers rapports, qui tempèrent le caractère du moteur lors des relances à haute vitesse. Pour les autres, qui envisagent leur voiture sportive ailleurs que sur un circuit, la Golf VII GTI redevient pourtant très recommandable…

 

Délicieuse au quotidien

En ville, la Golf GTI Performance dotée de la boîte DSG optionnelle (1 960 € malus inclus) n’a rien à envier à une citadine aguerrie. La boîte gère les changements de rapports seule et sans à-coups, la direction directe sert la maniabilité et son assistance varie en fonction des modes de conduite : Confort, Normal, Sport, Eco, tout d’adapte selon le profil de route ou l’humeur du conducteur, de la gestion de boîte à la sonorité du moteur, en passant par la raideur des suspensions si l’option pilotée a été cochée (1 010 €).


 
En mode confort, la Golf GTI sait donc ronronner à 1 500 tr/min en absorbant toutes les plaques d’égout, avant de japper à l’accélération en mode Sport où chaque montée de rapport entraîne un petit claquement sympathique à l'échappement.
Cette polyvalence, ajoutée aux qualités intrinsèques du modèle (bel espace intérieur, présentation et ergonomie impeccables, rangements nombreux), rend la GTI délicieuse au quotidien. Et jamais fatigante, à l’inverse de rivales plus généreuses en matière de sensation mais qui finissent pas lasser sur revêtement dégradé ou long trajet autoroutier.

Alors, si le tarif peut paraître salé (35 400 € en Performance, cinq portes, avec boîte DSG), il est à relativiser car, douce la semaine puis enjouée le week-end, la Golf GTI fait à elle seule le boulot de deux voitures distinctes.


 

Bilan
Une Mégane RS est plus efficace, une Focus ST plus ludique, une Astra OPC plus performante. Mais aucune ne se montre aussi plaisante au quotidien : confort, silence, douceur, souplesse, la Golf GTI culmine dans tous les domaines et ignore les inconvénients d’une sportive. Elle en a pourtant les qualités, attendues par 95 % des acheteurs : moteur vivant, châssis efficace et boîte robotisée réactive font oublier qu’à l’extrême, une Golf GTI, même badgée Performance, n’offre pas la rigueur des références.
 
 
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Commentaires
Voir tous les commentaires (10)
dirmag.argentan395

Je pense que pour avoir un avis, il faut l'avoir conduite (ou pilotée) cette Golf GTI, ce qui n'est pas apparemment pas toujours le cas... Pour ma part, j'ai une Performance depuis 4 mois et c'est que du bonheur. Comme le dit l'article elle est polyvalente et douce, facile pour un usage au quotidien quoi qu'un peu raide de suspension. Mais passez donc la boite DSG en mode sport et là, tout change, c'est une autre auto. Le son du moteur 2 litres devient rauque, on entend un "plop" a l'échappement au changement de rapport et ça pousse fort. Pour revenir à la boite DSG 6, moi je la trouve quasiment parfaite à tel pont que je n'utilise que très peu le mode manuel. Et la GTI reste mythique, il n'est pas rare qu'elle attire le regard et les commentaires des passants, alors que ce n'est jamais qu'une Golf.

sergedepontbriand256

Possedant une golf 7 gti performance,je trouve certains commentaires manquant de réalisme en effet,a mon avis, et ayant possède plus d'une centaine de voitures,je n'ai pas trouve plus équilibre, plus facile a conduire et plus sûre au quotidien que cette gti 230. Cette auto est extrêmement polyvalente et même après un trajet de 1000 kms vous regrettez d'abandonner votre guidon pour aller dormir !!!!!!!! J'en rachèterai une......

sergedepontbriand256

Possedant une golf 7 gti performance,je trouve certains commentaires manquant de réalisme en effet,a mon avis, et ayant possède plus d'une centaine de voitures,je n'ai pas trouve plus équilibre, plus facile a conduire et plus sûre au quotidien que cette gti 230. Cette auto est extrêmement polyvalente et même après un trajet de 1000 kms vous regrettez d'abandonner votre guidon pour aller dormir !!!!!!!! J'en rachèterai une......

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