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Lancia Delta 1.6 Multijet 120 Platino
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Diesel
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120 ch
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Bonus de 200 €
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Disponible
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26 500 €
Peugeot 308 1.6 Hdi 110 Premium Pack
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Diesel
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110 ch
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Bonus de 200 €
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Disponible
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24 750 €
Étranges, ces journalistes : ils aiment parfois comparer ce qui ne peut l'être. Prenez l'exemple de ce duel entre la Peugeot 308 et la Lancia Delta. La première est leader de sa catégorie. Comme son nom l'indique, elle succède aux bien élevées 304, 305, 306 et 307 : ça ne s'invente pas. Tout le monde la connaît, même sans le savoir, et son minois agressif fait désormais partie du paysage.
La deuxième ne peut en dire autant. D'abord, parce qu'elle a laissé la case « compacte » vide chez Lancia durant des années : la version précedente de la Delta a disparu en... 2000. Et pour percer, elle n'use absolument pas des mêmes arguments : robe surprenante, parfois bicolore, gabarit inhabituel pour le segment, et la promesse séduisante de pouvoir s'offrir une quasi-étude de style.
Mais il y a une réalité incontournable : la loi du marché. Dès lors, la nouvelle Delta devra séduire sur d'autres points, plus rationnels. Aujourd'hui, c'est en s'étalonnant face à la référence du segment qu'elle tente d'y parvenir.
À conduire
L'impression de s'installer dans un concept-car s'écroule en actionnant le démarreur de l'italienne : des claquements de diesel s'échappent du compartiment moteur. Le 1.6 Multijet, apparu récemment dans la galaxie Fiat, maîtrise correctement ses vibrations mais reste en retrait par rapport au brillant HDi Peugeot. Lui est très silencieux, souple et, « naturellement », sobre . Pour consommer moins, la Lancia a fait le choix d'allonger la démultiplication de sa boîte. Du coup, si le couple supérieur du bloc italien se ressent nettement sur les premiers rapports, il tend à s'estomper sur les vitesses supérieures. Dernier reproche pour le Multijet, il souffre d'un léger creux à très bas régime. Il est donc plus facile de caler au démarrage, tandis que la puissance arrive plus brutalement vers 2 000 tr/min. Paradoxalement, la 308, plus douce à conduire, est aussi la plus dynamique en virages. Elle efface les sinuosités avec une étonnante facilité, au travers d'un châssis efficace et empreint d'agilité. La direction procure un excellent ressenti de la route, même si elle s'avère, en manoeuvre, plus ferme que celle de la Delta. Cette dernière, qui repose sur une plate-forme de Fiat Bravo (et donc, d'ancienne Stilo), n'a ni le même mordant en entrée de virages, ni la même précision de direction, ni la même maîtrise du roulis que la Peugeot. Mais elle offre une qualité plus actuelle : davantage de confort pour les occupants...































































































