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Ce qu'il y a de sympathique avec les professionnels de l'automobile, c'est qu'ils ne cessent jamais de travailler. Tandis que le car entre dans le complexe de Silverstone, à une centaine de kilomètres au nord de Londres, une commerciale française de Mini ne peut s'empêcher de lâcher ce commentaire : « Y a du Pepper White ! » Trois mots résumant très bien une situation qui s'explique en plusieurs lignes : lors du Mini United, organisé par BMW, il y avait beaucoup de Mini actuelles... et moins de Mini anciennes, les vraies. Et comme le blanc est en ce moment très à la mode dans l'automobile, et bien... la plupart des Mini arboraient la robe blanc cassé disponible au catalogue sous le nom de « Pepper White » !
Le Mini United, troisième du nom, est une concentration internationale ouverte à tous les aficionados du modèle. Cette année, la mère patrie de la Mini a vu 25 000 personnes défiler au cours du week-end, appartenant à quelque quarante nations différentes.

Une Mini venue du froid
Un simple tour sur le parking suffisait à s'en convaincre : les plaques d'immatriculation indiquaient une provenance massive d'Allemagne, mais aussi de pays tout à fait improbables ! Une Mini immatriculée en Turquie a ainsi été remarquée, de même que d'autres venant du Kazakhstan, d'Ukraine... Américains ou encore Sud-Africains ont, paraît-il, été aussi de la partie, mais la mention spéciale revient à un Russe originaire de Sibérie. Ce passionné aurait mis presque une semaine pour rejoindre l'Angleterre et traversé, entre autres, la Finlande, la Suède et la Norvège !
Tant de passion pour 3,05 m de tôle ? Oui, ou presque : « Nous sommes venus pour l'ambiance, les gens... et les Mini » expliquent Félix et Sabrina, jeune couple d'Allemands en train de tourner autour de leur voiture. Ils sont venus à trois autos, l'une étant une Mini de la génération Austin. 
Mais lorsque l'on fait remarquer à Félix que sa voiture n'est pas une Mini (mais une BMW), il hoche la tête en signe d'approbation : « Oui, mais elle lui ressemble quand même pas mal ! » Allemand lui aussi, Arn roule en Mini cabriolet nouvelle génération : « Je suis là pour la deuxième fois, c'est un événement toujours réjouissant. Celle-ci, c'est ma deuxième Mini, j'adore cette voiture. Toutes les personnes venues ici forment une véritable communauté, nous sommes tous du même milieu social, et c'est ça qui est sympathique » considère le jeune trentenaire. A l'instar de ses compatriotes, une vraie Mini, il n'en a jamais approché une : « J'ai quand même besoin d'un peu de confort » se justifie-t-il, avec l'air du gamin pris la main dans le panier.

















































